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Les radios de la police de Québec ont encore flanché

Les systèmes de radiocommunication ont été indisponibles pendant 45 minutes en raison d'une panne informatique.

Un écran véhiculaire dans une autopatrouille du SPVQ

La répartition assistée par ordinateur (RAO) a été implantée au Service de police de la Ville de Québec en mai 2019

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Les outils de communication d'urgence de la police de Québec ont à nouveau flanché cette fin de semaine, cette fois en lien avec la panne informatique majeure qui a affecté de nombreux services en ligne de la Ville.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé à Radio-Canada avoir subi des problèmes avec ses systèmes de radiocommunication, tôt samedi matin, sans donner plus de détails. On a aussi confirmé le lien entre cet événement et la panne informatique majeure survenue à la suite d'une maintenance électrique planifiée par la Ville.

Les radiocommunications d'urgence des policiers ont été mises hors d'usage durant au moins 45 minutes en raison de cette panne. Tant le Système évolué de radiocommunication de l'agglomération de Québec (SERAQ), soit les radios portatives, que la répartition assistée par ordinateur (RAO), un outil installé dans les autopatrouilles, n'étaient plus fonctionnels.

Les ponts ont ainsi été coupés entre eux et la centrale 911.

Un terminal radio portatif du Service de police de la Ville de Québec

Un terminal radio portatif du Service de police de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

La Ville et le SPVQ ont assuré, dimanche, que les deux outils n'ont pas subi d'autres coupures de service à la suite de la panne de samedi matin. On mentionne que des moyens alternatifs, dont les téléphones cellulaires des policiers, ont permis de maintenir des communications fonctionnelles durant la panne de samedi matin.

Aucun événement majeur ne s'est produit durant l'interruption. La Ville prévoit faire le point sur la situation lundi.

Inquiétude

La police de Québec, qui n'a pas accordé d'entrevue sur l'incident, a insisté à l'effet que la sécurité de la population n'a jamais été compromise malgré la panne. Mais la Fraternité des policiers et des policières de la ville de Québec n'est pas rassurée.

Je ne vous cacherai pas que, lorsque les policiers n'ont plus accès à des ondes radio pour communiquer avec la centrale 911, ça devient difficile de travailler sécuritairement, a déclaré sa présidente Martine Fortier en entrevue à Radio-Canada.

Cet événement suscite une grande inquiétude auprès de nos membres, raison pour laquelle nous solliciterons un suivi rapidement en début de semaine auprès de la direction du Service de police de la ville de Québec, avait indiqué le syndicat par communiqué un peu plus tôt.

Martine Fortier, présidente de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec

Martine Fortier, présidente de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Mme Fortier exige maintenant des explications de la part de la direction des technologies de l'information de la Ville. Des réponses seront exigées quant aux causes de cette panne et nous verrons à nous assurer que ce type d'incident ne se produise plus.

D'autres ratés

La Fraternité est d'autant plus inquiète puisque la RAO et le SERAQ ont connu d'autres problèmes depuis leurs implantations respectives, en 2019.

Les deux systèmes, pourtant neufs et acquis au coût combiné de plus de 37 millions de dollars, ont fait les manchettes l'automne dernier, après avoir connu des ratés le soir de l'attaque du Vieux-Québec, le 31 octobre. Radio-Canada a par la suite révélé plusieurs autres événements durant lesquels les systèmes de radiocommunications d'urgence ont manqué d'efficacité.

Des véhicules de police bloquent une rue à Québec.

Des véhicules de police bloquent la rue Saint-Louis près du Château Frontenac, le 31 octobre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Des problèmes de pénétration des ondes radio dans certains bâtiments, dont les hôpitaux, ont notamment été rapportées dans le cas du SERAQ.

La FPPVQ avait dénoncé ces situations et révélés certains événements liés aux ratés. Dans le cas du SERAQ et dans la foulée de ces révélations, la Ville a toujours défendu un système robuste et fiable, se targuant de n'avoir jamais connu de panne. Les qualificatifs vont nécessairement être revus, selon Martine Fortier.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a d'ailleurs reconnu certains problèmes dans une lettre adressée au gouvernement, en janvier, dans laquelle il réclamait un règlement encadrant les amplificateurs d'ondes dans les bâtiments.

Quant à la RAO, la Ville a confirmé, lors d'un comité plénier tenu en novembre, qu'elle était particulièrement sujette à des instabilités lors de grands déploiements policiers (Nouvelle fenêtre). La direction des technologies de l'information a confirmé qu'elle devra débourser des sommes supplémentaires afin de régler les problèmes.

Les interrogations sont nombreuses, si bien que le vérificateur général de la Ville, Michel Samson, a ouvert une enquête à leur sujet.

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