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La Première Nation Birch Narrows en Saskatchewan bloque une route

Un barrage routier.

Le territoire de la Première Nation Birch Narrows se trouve près du bassin de l'Athabasca.

Photo : Soumise par Ron Desjardin

Radio-Canada

La Première Nation Birch Narrows dans le nord de la Saskatchewan a bloqué une route temporairement et déposé une ordonnance de cessation et d'abstention contre l'entreprise Baselode Energy.

La nation dénée indique qu'elle a pris cette démarche après que des travailleurs de la société d'uranium ont commencé à arpenter le territoire traditionnel de la réserve sans leur consentement.

C'était très irrespectueux. Cela ne se fait pas correctement, indique le chef de la nation Jonathon Sylvester.

Le territoire est situé près du bassin de l'Athabasca où se trouvent parmi les plus riches gisements d'uranium au monde.

Le chef affirme que la situation est d'autant plus frustrante puisqu'une rencontre entre les deux parties a eu lieu la semaine dernière et l'entreprise s'était engagée à poursuivre les discussions avant d'entreprendre des travaux.

Le président du conseil d'administration de Baseload Energy, Stephen Stewart, dit que la compagnie a obtenu les permis nécessaires pour entamer le projet.

Les employés de l'entreprise se sont rendus dans la Première Nation parce que le travail devait être fait alors que le sol était encore gelé.

M. Stewart ajoute que les travaux initiaux ne sont pas un signe de manque de respect envers la nation dénée.

Nous sommes autorisés à aller de l'avant avec le projet, mais il faut faire la différence entre avoir un permis et avoir le consentement de la communauté.

Stephen Stewart affirme que Baseload Energy travaillera de concert avec la nation denée et que les prochaines démarches ne se feront qu'avec le consentement de la communauté.

L'avocat et professeur de droit à l'Université de la Saskatchewan, Benjamin Ralston, dit que cette impasse soulève des questions constitutionnelles et de jurisprudence.

Les préoccupations des Premières Nations doivent se trouver au centre de tout développement qui les concerne, dit-il.

M. Ralston ajoute que la Constitution est claire : il y a une obligation de consulter les titulaires des droits autochtones.

La Première Nation a retiré le barrage routier, mais continue de patrouiller dans le secteur.

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