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7 documentaires portés par le regard de personnes noires à voir en ligne

Le visage d'une femme noire en gros plan

Le documentaire « Ouvrir la voix », d'Amandine Gay

Photo : Gracieuseté des RIDM

Fanny Bourel

À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, voici 7 films à regarder en ligne pour découvrir des histoires racontées par des personnes noires et filmées par des cinéastes du Québec ou d’ailleurs venant de ces communautés.

Pour concocter ce florilège de courts et longs métrages, nous avons demandé à l’artiste montréalaise Valérie Bah de nous faire part de ses coups de cœur, qui reflètent la production documentaire foisonnante des réalisatrices et réalisateurs issus des communautés noires. 

Cette scénariste, autrice et réalisatrice est également programmatrice pour le Toronto Queer Film Festival (TQFF), par exemple. 

L'an dernier, elle a remporté, en duo avec la cinéaste Myriam Charles, le premier concours La Forge Québec Cinéma, un programme de mentorat lancé en collaboration avec Netflix.

Une femme aux longs cheveux noirs porte une chemise verte.

L'artiste Valérie Bah

Photo : Soko Negash


La cité des autres, de Justice Rutikara

Originaire du Rwanda, le réalisateur Justice Rutikara a fui ce pays quand il n'était qu'un bébé avec sa famille. Il a grandi à Saint-Pie X, plus important complexe d'habitations à loyer modique (HLM) de Québec.

Dans son documentaire d’une cinquantaine de minutes, il revient dans ce quartier pour donner la parole à d’autres personnes issues de l’immigration ayant elles aussi passé leur enfance au milieu de ces tours. 

La cité des autres montre un autre visage de ce quartier-village et déconstruit l’image de ghetto qui lui est associée. 

L’avis de Valérie Bah : Avec La cité des autres, on plonge dans la réalité des jeunes de ce quartier. C’est comme un long hangout [rassemblement] avec eux. On sent un rapport de respect entre le cinéaste et les gens qui sont à l’écran.

➤ À voir sur ICI Tou.tv ou sur ICI Télé le 27 février à 22 h 30


Trait d’union, de Laura Kamugisha

Dans ce court métrage sélectionné lors des dernières Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), la jeune Laura Kamugisha filme sa mère, Marie-Chantal, qui a passé la moitié de sa vie au Rwanda et l’autre au Canada.

Marie-Chantal se confie entre autres sur la difficulté de retrouver un lieu où l’on se sent à la maison quand on a été dans l'obligation de quitter son chez-soi à cause de la guerre.

Une femme noire regarde sur le côté.

Marie-Chantal dans le film « Trait d'union »

Photo : Courtoisie de Laura Kamugisha

L’avis de Valérie Bah : Avec ce film au côté éthéré et qui emprunte au cinéma expérimental, Laura Kamugisha dessine un portrait beau, digne et poétique de sa mère.

➤ À voir du 22 février au 8 mars à l'occasion d’une exposition virtuelle organisée par la galerie V.A.V. de l’Université Concordia (Nouvelle fenêtre)


Ouvrir la voix, d’Amandine Gay 

Sorti en 2018, ce film de la réalisatrice afroféministe française Amandine Gay tend le micro à 24 femmes afrodescendantes vivant en France et Belgique.

Elles y parlent de racisme, de représentations stéréotypées concernant leur sexualité ou encore de leur corps soumis à des normes de beauté blanches. 

L’avis de Valérie Bah : C’est déjà un classique qui, même s’il a été filmé en Europe, a une résonance au Québec. Malgré le contexte politique distinct, il continue à être souligné dans les débats entre les femmes noires ici. 

➤ À voir sur Vimeo  (Nouvelle fenêtre)


Our Dance of Revolution, de Philip Pike

Présenté au Festival international canadien du documentaire Hot Docs en 2019, ce documentaire raconte 35 ans d’histoire de la communauté noire queer de Toronto, entre conquête d’une visibilité, violences policières, épidémie de sida et lutte contre les discriminations.

L’avis de Valérie Bah : Ce magnifique long métrage au ton puissant est une célébration, un hommage à ceux et celles qui ont fait – et font encore – un important travail de libération dans cette communauté.

➤ À voir en version sous-titrée en français sur la plateforme Cinema Politica (Nouvelle fenêtre)


Notes d’espoir (Unarmed Verses), de Charles Officer

Ce documentaire s’intéresse à la revitalisation et à l'embourgeoisement d’un quartier de Toronto à travers les yeux de Francine Valentine. Cette jeune fille de 12 ans à la fibre artistique se fait la porte-parole d’une communauté noire forcée de quitter son lieu de vie. 

Notes d’espoir a été tourné par le réalisateur canado-jamaïcain Charles Officer, dont plusieurs films ont été primés lors de festivals.

L’avis de Valérie Bah : En plus de montrer la gentrification du point de vue d’un enfant, ce film rend justice à la force créatrice de Francine, qui est poète et qui écrit des chansons.

➤ À voir en version sous-titrée en français sur le site de l’Office national du film (ONF) (Nouvelle fenêtre) et sur YouTube


Âme noire, de Martine Chartrand

Cinéaste et artiste visuelle, Martine Chartrand propose, avec Âme noire, un court métrage d’animation utilisant la technique de la peinture sur verre.

Naviguant entre fiction et documentaire, il prend la forme d’un récit qu’une grand-mère fait à son petit-fils sur leurs ancêtres d'origine africaine, de leur vie en Afrique à la musique jazz en passant par la douleur de l’esclavage. 

Âme noire a remporté plusieurs prix dans le monde, dont un Ours d'or à la Berlinale en 2001.

L’avis de Valérie Bah : C’est un vraiment un beau film, dont la musique a été composée par le pianiste montréalais Oliver Jones. Martine Chartrand a réalisé un travail méticuleux, car chaque minute de film a nécessité un an de travail.

➤ À voir sur YouTube et sur le site de l’Office national du film (ONF) (Nouvelle fenêtre)


En prime : Sòl, de Valérie Bah et Tatiana Zinga Botao

Les deux femmes ont réalisé l’an dernier ce court métrage documentaire qui fait partie de la collection « La courbe : des histoires de distanciation sociale qui nous rapprochent ». Celle-ci réunit sept films évoquant la pandémie de COVID-19. 

À travers notamment le témoignage d’une soignante noire qui résiste au racisme dont fait preuve une patiente blanche, Sòl met l’accent sur les conséquences de violentes politiques de travail sur les femmes noires. 

➤ À voir sur le site de l’Office national du film (ONF) (Nouvelle fenêtre) et sur YouTube

Jusqu’à dimanche, les cinéphiles peuvent également regarder une trentaine de documentaires à l'occasion du Toronto Black Film Festival (Nouvelle fenêtre), lequel se déroule sur Internet.

Par ailleurs, la plateforme Cinema Politica, qui est établie à Montréal, propose jusqu’à dimanche  Bring it Black: Films by Black Artists in Canada (Nouvelle fenêtre), une sélection de films d’artistes venant des communautés noires. 

Enfin, jusqu’au 12 mars, le festival Massimadi, qui met à l’honneur les films et les arts LGBTQ+ afro, permet notamment de regarder 14 documentaires en ligne.

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