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L'arrivée des motoneigistes, un soulagement pour les relais et les hôtels

Des motoneiges stationnées devant un relais.

Les motoneigistes qui résident en zone rouge ne peuvent toutefois pas profiter de la salle à manger des relais.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis le 8 février, les relais et les hôtels de l'Est-du-Québec peuvent accueillir des motoneigistes dans leur salle à manger, un grand soulagement pour les entrepreneurs.

Depuis sa réouverture, la salle à manger du Relais Saint-Adelme, dans l'arrière-pays matanais, fonctionne au maximum de sa capacité.

La propriétaire, Maggy Marquis, ne cache pas son soulagement. La première semaine a vraiment bien été, explique-t-elle. Nous étions inquiets!

Même si les heures d'ouverture du relais sont réduites, les motoneigistes sont au rendez-vous et surtout, ils respectent les règlements.

C'est complet à 11 heures, c'est complet pour midi, raconte-t-elle. Les gens comprennent qu'il faut qu'ils se dépêchent de manger, parce qu'il faut qu'ils laissent la place aux autres.

Maggy Marquis ne voudrait surtout pas d'une éclosion de COVID-19 dans son relais. Elle applique avec rigueur les consignes de la santé publique, notamment celle de refuser les clients qui viennent de zone rouge.

Il y a évidemment des gens de la zone rouge qui s'essaient, mais on ne les laisse pas passer, assure-t-elle.

Des motoneiges stationnées.

Les motoneigistes sont au rendez-vous.

Photo : Radio-Canada

On demande les permis de conduire, parce que là, on a des réservations pour Pohénégamook, mais les gens viennent de Montmagny quand on regarde le permis de conduire, raconte-t-elle. On les revire de bord. Il y en a pour qui ça ne fait pas leur affaire, mais on ne prend pas de chance.

Du côté du Groupe Riôtel, les motoneigistes sont aussi au rendez-vous. Depuis la Saint-Valentin, l'achalandage n'a cessé d'augmenter, pour atteindre jusqu'à 70 % de taux d'occupation, et dépasser les attentes.

On espérait environ 30 % de taux d'occupation, explique Nathalie Blouin, vice-présidente ventes et marketing, Groupe Riôtel. On a vraiment vu un démarrage aussitôt que la zone orange a été annoncée et qu'on a pu rouvrir notre salle à manger.

Manger en plein air

Les motoneigistes des zones rouges peuvent tout de même envisager un séjour dans l'Est, à condition de respecter certaines mesures plus strictes.

Ils n'ont pas accès aux restaurants des hôtels ou des relais, mais ils peuvent utiliser le service à la chambre ou les commandes pour emporter.

Pour plusieurs, comme Annie Brault, une motoneigiste originaire de la Montérégie, la beauté des paysages en vaut le compromis.

On amène nos lunchs, on mange dans les sentiers, on se met à l'abri du vent, raconte-t-elle. Somme toute, on a la chance de pouvoir sortir, nous autres.

Les propriétaires de relais et d'hôtels craignent surtout un resserrement des consignes sanitaires. De telles mesures pourraient forcer Maggy Marquis à fermer de nouveau son relais, lui causant du même coup des pertes de plusieurs milliers de dollars.

D'après un reportage de Marie-Jeanne Dubreuil.

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