•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vancouver s’attaque au bruit à la suite de discours antigais

Un homme à la peau noire, la tête rasée, une casquette et une petite barbe porte un haut-parleur rose à sa bouche à l'extérieur lors d'une journée ensoleillée.

David Lynn est un prédicateur de rue et le fondateur du Christ’s Forgiveness Ministries.

Photo : Radio-Canada / CBC-Michael Charles Cole

Radio-Canada

Les conseillers de Vancouver envisagent de modifier le règlement municipal sur le bruit en réponse à deux hommes qui ont fait des discours antigais avec un microphone et un amplificateur de son l’été dernier dans le quartier West End.

Selon les changements envisagés, l'usage de haut-parleurs ou de microphones à l’extérieur pourrait être puni d’une amende de 250 $ et ces appareils risqueraient d'être confisqués.

Ces propositions seront présentées aux conseillers mercredi, à la suite de plusieurs plaintes reçues au sujet d’un individu qui utilisait un microphone et un amplificateur dans les rues du centre-ville pour parler au public.

Le volume et la durée de son discours ont été cités comme nuisances publiques, est-il écrit dans le rapport.

Vers la fin de l’été 2020, David Lynn et Dorre Love ont été aperçus à maintes reprises faisant des discours antigais avec des amplificateurs de son sur la rue Davie, reconnue comme étant le cœur de la communauté gaie de Vancouver.

S’attaquer au bruit, mais pas aux propos

Cependant, des militants antihaine craignent que le règlement municipal ne s’attaque pas au vrai problème et puisse étouffer autant des manifestations démocratiques que les propos haineux.

Un homme à la peau foncée avec des cheveux et une barbe grise se tient debout devant un micro avec une main levée pour saluer.

Imtiaz Popat, qui s'adresse à une foule l'an dernier, affirme que la police de Vancouver ne protège pas bien la communauté gaie de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / CBC-Jon Hernandez

Selon Imtiaz Popat du chapitre Pacifique de la Coalition contre la bigoterie, des règlements municipaux pour gérer des nuisances publiques sont déjà en place.

Je ne pense pas que le problème est le volume, c’est plutôt la promotion de la haine.

Imtiaz Popat, Coalition contre la bigoterie

L’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique affirme de son côté que la police peut déjà arrêter des personnes qui troublent la paix si elles causent une nuisance qui a un potentiel de violence. L’arrestation ne mène pas forcément à des accusations, mais permet de déplacer les personnes qui dérangent l'ordre public.

D'après Imtiaz Popat, la police ne protège pas bien la communauté gaie de Vancouver contre les propos haineux. Il souligne que le premier ministre, John Horgan, a déclaré récemment qu’il fallait agir à la suite d’une hausse de crime haineux contre des personnes d’origines asiatiques.

M. Horgan a expliqué que le gouvernement a un projet de loi contre le racisme et a demandé aux forces policières de sévir contre les crimes haineux.

Imtiaz Popat croit que la province doit comprendre que le problème n'est pas seulement le racisme, mais l'intolérance et le fanatisme.

D’après des informations de Maryse Zeidler.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !