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Le secret le mieux gardé du basketball canadien à Gatineau ?

Justin Ndjock-Tadjore dribble le ballon de basketball pendant un match.

Justin Ndjock-Tadjore dispute un match des Griffons du Cégep de l'Outaouais.

Photo : Courtoisie : Griffons du Cégep de l'Outaouais

Lorsqu’un programme de développement pour les jeunes joueurs de basketball élite a publié une vidéo de faits saillants de Justin Ndjock-Tadjore sur Instagram en novembre, les mots choisis pour l’accompagner étaient lourds de sens.

Le secret le mieux gardé au Canada!, écrivait alors Under Armour Canada Elite. Le Gatinois de 19 ans est toutefois de plus en plus remarqué par les recruteurs des universités.

J'ai facilement été contacté par une quarantaine d'universités qui montraient de l'intérêt envers Justin. Ça a commencé l'année passée. Facilement la moitié des universités étaient américaines, explique son entraîneur avec les Griffons du Cégep de l’Outaouais, Jonathan Jean-Pierre.

Pourtant, à sa sortie du secondaire, le joueur 2 m 03 (6 pieds 8 pouces) n’était sur le radar de personne, sauf celui de Jean-Pierre. Ce dernier l’a aidé à développer son talent naturel en misant sur l’aspect technique du jeu, ce qui fait maintenant l’envie des recruteurs.

Ils aiment beaucoup ma grandeur et aussi le fait que je suis quand même doué avec le ballon. J’ai beaucoup de talent, j'ai des habiletés que normalement des personnes de ma grandeur n'ont pas, explique celui qui peut occuper la majorité des positions sur le jeu.

Justin Ndjock-Tadjore étudie de nombreuses offres avant de faire son choix, en avril. Il en a plusieurs d’universités canadiennes, notamment une du prestigieux programme de basketball masculin des Ravens de Carleton. Il a aussi l’option de se joindre à deux collèges américains, l’automne prochain.

Ce qui va déterminer mon choix, c’est de voir où je cadre le mieux, où je vais avoir un bon lien de confiance avec l’entraîneur et où je vais avoir du bon temps de jeu, élabore le finissant en sciences humaines, en avouant que la visibilité d’un programme aux États-Unis est attirante pour lui.

Cette visibilité lui a manqué cette année, en raison de la saison collégiale annulée. Son entraîneur et lui sont convaincus que sans la pandémie, l’intérêt porté à Ndjock-Tadjore aurait été encore plus important.

Un athlète unique

Le résident d’Aylmer avoue que la saison ratée, en plus de l’impossibilité de s’entraîner avec une équipe de Toronto qui joue des matchs aux États-Unis, a créé une situation frustrante, mais il s’adapte à la condition unique.

C’est aussi avec ce mot qu’il se décrit. Son bagage familial fait effectivement de lui un individu au parcours unique. Ses racines maternelles sont amérindiennes, alors que celles du côté de son père sont africaines.

Ça me donne deux perspectives différentes. Ce sont deux différentes vies, complètement, raconte-t-il en insistant sur l’importance de faire partie de ces communautés.

Une inspiration pour faire face à l’adversité lui vient aussi de son grand-père, Max Gros-Louis, qui a été grand chef de la nation huronne-wendat pendant 33 ans. Il est décédé en novembre dernier.

Ce que j'ai appris de lui, je dirais qu'il faut toujours que tu te battes pour ce que tu veux. C'était un homme politique qui a beaucoup défendu notre communauté, raconte le descendant d’une figure dont la réputation a dépassé les frontières québécoises.

La lutte de Ndjock-Tadjore pour faire partie de l’élite de son sport ne fait que commencer, lui qui espère un jour gagner sa vie avec le basketball, en Amérique du Nord ou en Europe.

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