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Télétravailleurs, ce que vous devez savoir pour vos impôts

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Un homme utilise une calculatrice et un ordinateur portable.

Le traitement d'une demande de validation peut prendre jusqu'à 4 semaines, selon l'ARC.

Photo : iStock / Ozkan Ongel

Vous faites partie des milliers de nouveaux télétravailleurs de 2020 et vous vous demandez comment gérer cette nouvelle condition dans votre déclaration de revenus? Voici quelques conseils qui vous aideront à vous y retrouver.

Les gouvernements proposent cette année une nouvelle méthode simplifiée pour obtenir jusqu’à 400 $ de déductions au provincial et au fédéral. Elle peut être utilisée si vous avez été en télétravail en raison de la COVID-19 pendant plus de 50 % du temps sur une période de quatre semaines sans interruption.

Il suffit de calculer 2 $ pour chaque journée de travail à la maison, jusqu’à un maximum de 200 jours, ce qui représente 400 $ de déduction. Vous n’aurez pas à fournir un formulaire de votre employeur ni à conserver des pièces justificatives pour fins de vérification.

Selon le comptable et avocat Robin Lévesque, certains télétravailleurs ont tout avantage à choisir cette option. La méthode simplifiée, grosso modo, ça va plus être pour les propriétaires, les gens qui ont très peu dépensé en lien avec le fait qu'ils travaillent à la maison.

Méthode détaillée

Bon nombre de télétravailleurs seront plus avantagés par la méthode détaillée et pourraient ainsi récupérer quelques dizaines, voire centaines de dollars.

Si vous êtes locataire versus propriétaire, vous avez plus de chance d’être avantagé par la méthode détaillée, explique M. Lévesque. Plus la superficie que vous avez utilisée pour votre bureau représente un pourcentage important de votre logement, plus vous avez de chance d’être avantagé par la méthode détaillée. Plus vous avez dépensé en fourniture de bureau, plus vous êtes avantagé.

Cette méthode permet aux télétravailleurs de demander une proportion raisonnable des frais réels qu’ils ont payés pour l’utilisation d’un espace de travail dans leur domicile, peut-on lire sur le site du ministère des Finances du Québec.

Une femme assise à un bureau d'ordinateur à la maison.

Le télétravail a changé la donne pour plusieurs Québécois depuis la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Comme son nom l'indique, cette méthode implique que vous détaillez vos dépenses. Mais attention, toutes les dépenses ne sont pas admissibles. Le loyer d’un locataire à logement l’est, mais pas les paiements et intérêts hypothécaires des propriétaires.

Robin Lévesque souligne aussi que les dépenses pour du mobilier comme un bureau ou une chaise ne peuvent pas être déduites, tout comme celles liées à l’achat d’une imprimante ou d’un écran. Toutefois l’achat de crayons et papier est déductible.

La méthode détaillée impose aussi deux exigences supplémentaires : avoir passé plus de 50 % de votre temps de travail à la maison pendant l’année et obtenir deux formulaires (T2200S au fédéral et TP-64.3 au provincial) remplis par votre employeur pour attester de vos dépenses.

Dépenses admissibles

  • Fourniture de bureau
  • Électricité
  • Chauffage
  • Eau
  • Frais d'accès à Internet
  • Frais d'entretien
  • Réparation mineure
  • Loyer

Des outils pour vous aider

L’Agence du revenu du Canada et Revenu Québec (Nouvelle fenêtre) proposent des calculateurs pour vous simplifier la vie et vous aider à choisir la méthode qui est la plus avantageuse selon votre situation. Une simulation peut être réalisée en quelques minutes à peine.

Enfin, le comptable Robin Lévesque rappelle que peu importe la méthode choisie, le montant calculé correspondra à une déduction fiscale et non une somme que vous encaisserez. Quelqu’un qui utilisera la méthode simplifiée et qui a un taux d’imposition marginal de 50 % aura droit à une économie d’impôt de 200 $.

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