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Deux fois plus d'enseignants chez Alloprof pour répondre aux questions des élèves

Une femme portant un masque est assise sur le coin d'un bureau. Sur le mur derrière elle est écrit : Alloprof.

Sandrine Faust, directrice générale d'Alloprof, assure que son organisme a connu une hausse de fréquentation au cours de la dernière année.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Pressé de toutes parts afin de mieux soutenir les élèves, le ministre de l'Éducation, Jean-Francois Roberge, a accordé une subvention de 7,3 millions de dollars sur deux ans à Alloprof. L'organisme pourra ainsi embaucher une centaine d'enseignants, soit le double des ressources, pour répondre aux questions des élèves du primaire et du secondaire qui ont besoin d'aide les soirs de semaine et les dimanches.

Sandrine Faust, directrice générale de l’organisme, était au téléphone au tout début d'Alloprof, il y a 24 ans.

Elle constate l'explosion du nombre de consultations sur la plateforme, qui propose une foule de fiches explicatives et de jeux éducatifs aux plus jeunes.

On a 50 % d'augmentation de fréquentation dans les 12 derniers mois, affirme-t-elle. On bat des records d'achalandage : chaque jour, on a environ 125 000 jeunes qui viennent visionner des vidéos, faire des exercices.

Luka Valois, qui est en secondaire 3, estime que les fiches explicatives sur la plateforme sont bien utiles. Tu peux tout, tout, tout trouver dans n'importe quelle matière et tu peux appeler aussi, dit-il.

Une fois, j'avais une question, j'avais un examen le lendemain et je ne comprenais pas, alors j'ai appelé; il y a un prof en science qui m'a directement répondu, explique-t-il.

Un jeune adolescent qui porte des lunettes utilise un ordinateur portable.

Luka Valois, élève de secondaire 3, utilise Alloprof lorsqu'il a des questions par rapport à la matière vue en classe.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Avec la pandémie, le nombre de jeunes qui veulent des explications a beaucoup augmenté. Si bien que, pour certains, l'attente était devenue trop longue avant de pouvoir parler à un enseignant.

Ils abandonnent quand c'est trop long, constate Mme Faust, donc toutes les mesures qu'on est en train de mettre en place visent à éliminer les obstacles qui font qu'un jeune va décrocher d'Alloprof.

On veut vraiment que chaque jeune qui a de petites difficultés les traite à la base pour éviter qu'elles s'accumulent et deviennent de grandes difficultés.

Une citation de :Sandrine Faust, directrice générale d'Alloprof

En l'espace de 48 heures au printemps, les enseignants d'Alloprof se sont retrouvés en ligne à partir de chez eux et non plus présents dans l'un des trois bureaux de Montréal, de Québec ou de Saguenay.

Sandrine Faust estime que son organisme bénéficie d'une agilité technologique développée au fil des ans. Pour embaucher les nouveaux enseignants, Alloprof pourra recruter dans toutes les régions du Québec, grâce au télétravail.

Avec une centaine d'enseignants de plus, davantage de jeunes obtiendront réponse à leurs questions au téléphone ou par texto.

On ne vide pas les écoles, les horaires sont complémentaires : c'est après leurs heures de classe que les enseignants viennent épauler les jeunes d'Alloprof, précise Sandrine Faust.

L'organisme développe aussi de nouveaux services, comme des révisions en ligne d'une quinzaine de minutes des notions essentielles pour chaque niveau scolaire.

Comme pour le tutorat que doivent mettre en place tous les Centres de services scolaires pour les élèves en difficulté, le ministre de l'Éducation veut s'assurer que les mesures de soutien à la réussite, qu'il a annoncées en janvier, accompagnent encore les jeunes l'an prochain.

On s'attend à ce que plusieurs aient besoin de temps pour se remettre du parcours atypique imposé par la pandémie.

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