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Les chirurgies non urgentes reprennent graduellement au Bas-Saint-Laurent

Un chirurgien ramasse un instrument chirurgical sur un plateau, dans une salle d'opération.

Le nombre de salles d'opération ouvertes augmente graduellement à Rimouski (archives).

Photo : Getty Images / Morsa Images

Les salles de chirurgie rouvrent graduellement au Bas-Saint-Laurent. Depuis l'automne, seulement deux des cinq salles de chirurgie de l'hôpital régional de Rimouski étaient ouvertes afin de permettre la relocalisation de personnel hospitalier pour aider à la lutte contre la COVID-19.

À l'hôpital régional de Rimouski, une troisième salle d'opération a rouvert ses portes aux patients il y a un peu plus d'une semaine.

Le président-directeur général adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho, précise qu'une quatrième salle devrait rouvrir ses portes aux patients la semaine prochaine.

Il indique que cela permettra notamment d'opérer des patients en attente d'une chirurgie en ophtalmologie.

Un tableau indique que 20 personnes étaient en attente d'une chirurgie pour plus de six mois avant la pandémie dans la région. Ce nombre atteint 750 au début de l'automne. Présentement, en février 2021, 434 personnes sont en attente d'une chirurgie depuis plus de six mois.

Environ 750 patients étaient inscrits sur une liste d'attente pour une chirurgie pour une période de plus de six mois au début de l'automne dernier au Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Environ 750 patients étaient en attente d'une chirurgie depuis plus de six mois au début de l'automne. On compte maintenant un peu moins de 450 personnes dans cette situation.

Avant la pandémie, seulement une vingtaine de personnes étaient inscrites sur la liste d'attente pour une chirurgie pour une période excédant six mois.

Le Dr Carvalho explique que le délestage de certaines chirurgies fait partie des impacts de la pandémie.

Il y avait quand même eu des améliorations cet automne. Ce qu'on a discuté avec le ministère, [...] c'était de mettre en place des stratégies pour augmenter notre capacité d'opérer parce qu'il y avait moins de cas de COVID dans notre région.

Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le CISSS estime qu'environ le quart des activités chirurgicales prévues ont été délestées depuis le début de la pandémie au Bas-Saint-Laurent.

À Rimouski, c'est environ 30 % de chirurgies en moins qui ont pu être effectuées par rapport à la normale. Les deux tiers des chirurgies réalisées au Bas-Saint-Laurent le sont à l'hôpital de Rimouski.

À l'hôpital de Rivière-du-Loup, environ 25 % des chirurgies ont dû être délestées.

Certains centres hospitaliers ont toutefois pu procéder à des chirurgies au même rythme semblable qui prévalait avant la pandémie ou avec une capacité légèrement diminuée. C'est notamment le cas à l'hôpital de Matane, selon les informations du CISSS.

Une infirmière près d'un appareil médical dans un hôpital.

Des infirmières normalement affectées aux soins postopératoires des patients qui ont subi une chirurgie ont été réaffectées ailleurs pour offrir des soins en lien avec le coronavirus. Leur retour au bloc opératoire permettra d'accueillir plus de patients en chirurgie (archives).

Photo : Radio-Canada

Le Dr Carvalho précise que du personnel hospitalier qui est normalement affecté aux chirurgies a été réaffecté à d'autres tâches lors d'éclosions de COVID-19.

Certains ont notamment été redirigés vers les soins intensifs puisque ce sont des travailleurs qui sont, entre autres, habitués à travailler auprès des patients nécessitant un respirateur artificiel.

D'autres sont aussi allés prêter main-forte dans des zones tampons créées pour accueillir des patients qui ont séjourné à l'hôpital et qui doivent effectuer une quarantaine avant de pouvoir retourner dans leur milieu de vie.

Lorsque du personnel est ainsi affecté ailleurs dans l'hôpital, il devient plus ardu de libérer assez de lits d'hospitalisation pour recevoir les patients qui viennent de subir une chirurgie. Il est également plus complexe de prévoir des infirmières spécialisées pouvant offrir les soins postopératoires à ces patients, ajoute le Dr Carvalho.

Un ophtalmologiste pratique une chirurgie de la cataracte.

Les chirurgies en ophtalmologie pourront reprendre (archives).

Photo : iStock

Selon le CISSS, la réouverture des salles de chirurgie devrait surtout avoir un impact positif sur les patients en attente d'une chirurgie en ophtalmologie, comme celles pour soigner les cataractes, en orthopédie ou pour ceux qui sont en attente d'une chirurgie générale.

Cette relance des chirurgies pourrait toutefois être ralentie si des flambées de cas de COVID-19 survenaient à nouveau dans la région.

Il faut garder la garde très haute face à la COVID. Si le nombre de cas augmente, les probabilités que les gens soient hospitalisés vont augmenter aussi.

Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Selon le Dr Carvalho, le nombre de lits alloués aux patients atteints du coronavirus pourrait être appelé à augmenter pour atteindre la cible d'une quarantaine de lits autorisée par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Si jamais il y avait une flambée et qu'il fallait aller chercher l'ensemble de notre cible, [...] c'est sûr que pour atteindre cette cible-là, il va falloir redéplacer des ressources, et là, il y aurait un risque d'affecter ce qu'on est capables de faire au bloc opératoire, mais dans d'autres plateaux de soins aussi, explique-t-il.

Trois personnes sont présentement hospitalisées pour des symptômes de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent précise que les chirurgies considérées plus urgentes, comme celles liées à des problèmes cardiaques ou à des cancers, ont été effectuées malgré le délestage.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

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