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Ces jeunes Noirs feront l’Histoire : les choix d'Angela Nkinamubanzi

Des jeunes Noirs, dynamiques et contemporains, qui sont en train de modeler l’Histoire. Voici leur parcours.

Angela Nkinamubanzi, Hiwote Wassie, Kevin Niyo, Isaac-Zangio et Attou Mamat.

Dans la cadre du Mois de l'histoire des Noirs, Les Matins d'ici présentent des jeunes dynamiques et contemporains pleins d'avenir.

Photo : Simon Blais

À seulement 22 ans, les projecteurs sont déjà braqués sur Angela Nkinamubanzi, une jeune fonctionnaire qui a déjà à son actif de nombreux projets au sein de sa communauté. C’est d’ailleurs son engagement auprès de celle-ci qui fait d’elle une jeune femme à surveiller.

Angela-Nkinamubanzi présente des jeunes Noirs de la région d'Ottawa-Gatineau qui feront l'Histoire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Angela-Nkinamubanzi est une membre active du groupe Say it LoudHer.

Photo : Cloé Beaudry

Angela Nkinamubanzi est une membre active du mouvement Say it LoudHer (Nouvelle fenêtre), un organisme à but non lucratif qui se consacre à l’avancement des femmes et des minorités visibles.

Say it LoudHer a été créé par Angela et son amie Jeneffer Ndahayo après les attentats sur la mosquée de Québec, dans un cours en gestion de projet au Cégep de l’Outaouais. L’idée était de mettre sur pied un tournoi-bénéfice pour venir en aide aux victimes.

On a vraiment aimé le projet. On a aimé la positivité que cela a créée et la façon dont les jeunes se sont impliqués dans le projet, raconte-t-elle en entrevue. Donc, on a décidé de poursuivre l’aventure et de créer Say it LoudHer.

C’est vraiment quelque chose dans laquelle on se retrouve et dans laquelle on arrive à faire une différence qui est positive.

Angela Nkinamubanzi

Dans ce troisième volet de la série Ils feront l'Histoire, l’équipe des Matins d’ici lui a demandé de présenter trois jeunes gens de son entourage qui se démarquent tant par leurs actions sur le terrain que par leur art et leurs passions.

Comme pour Kevin-Koudbi Lapierre et Andy Saint-Hilaire avant elle, faire le tri parmi ses amis et ses connaissances ne semble pas avoir été une tâche facile. Le choix est vaste et les exemples ne manquent pas, a-t-elle reconnu, mais il a fallu qu’elle tranche et qu’elle soumette des noms.

Dans le fond, restreindre ça à trois personnes, c’est ça qui a été le plus difficile, admet-elle. Il y a tellement de personnes dans mon entourage qui marquent l’histoire, qui font des choses qui ont un impact. J’aurais aimé choisir plus que trois personnes.

Hiwote Wassie est le troisième choix d'Angela.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hiwote Wassie a ouvert un laboratoire d'ordinateurs en Éthiopie.

Photo : Meseret Tamrat

HIWOTE WASSIE

Son premier coup de cœur va à Hiwote Wassie, une jeune étudiante de l’Université d’Ottawa qui aurait pu se consacrer uniquement à ses études en communication, mais qui a plutôt choisi de faire du bien à plus de 10 000 kilomètres de chez elle dans un petit village en Éthiopie.

Hiwote a récemment organisé une campagne de financement qui lui a permis de ramasser 6000 $. Elle a utilisé cette somme pour ouvrir un laboratoire d’ordinateurs qui est en ce moment utilisé par des élèves éthiopiens d’une école primaire.

Elle a vu qu’il y avait une opportunité pour faire un changement et, à partir de là, elle a bâti quelque chose de tangible et de durable.

Angela sur Hiwote

C’est quelque chose d’admirable, ce qu’elle a fait, insiste Angela.

Hiwote a quand même eu cette idée lors d’un voyage d’agrément. Elle aurait pu revenir au pays sans rien faire, mais elle a choisi de s’impliquer.

Kevin Niyo et Isaac-Zangio sont le deuxième choix d'Angela.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kevin Niyo et Isaac-Zangio sont deux entraîneurs personnels qui ont une vision toute particulière de l'entraînement sportif.

Photo : Kevin-Koudbi Lapierre

KEVIN NIYO et ISAAC ZANGIO

Angela Nkinamubanzi est particulièrement inspirée par Kevin Niyo et Isaac Zangio, deux entraîneurs personnels hyper motivants pour qui la forme physique n’a plus de secrets… ou presque. Les deux hommes œuvrent au sein de l’équipe BeInsane Fitness (Nouvelle fenêtre), un collectif d’Ottawa qui regroupe des passionnés de l’activité physique.

Pour Kevin et Isaac, BeInsane est un état d'esprit plus qu’un programme de forme physique. C’est un style de vie qui incite au dépassement de soi, décrivent-ils. C'est être capable de se donner à 200 %, à tout prix et en tout temps pour atteindre ses objectifs.

Quand tu t’entraînes avec eux, il y a vraiment un sentiment et une dynamique de communauté.

Angela sur Kevin et Isaac

Kevin et Isaac ont créé un espace où toute personne peut s'épanouir en faisant du sport, fait-elle valoir, admirative. On sait qu’en temps de pandémie, c’est difficile de rester actifs et de rester motivés. Ils ont permis de changer ça avec leur programme.

Attou Mamat est le premier choix d'Angela.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Attou Mamat est une écrivaine, une poétesse et une musicienne. Elle étudie présentement en droit.

Photo : Gracieuseté de Attou Mamat

ATTOU MAMAT

L’étoile du match va toutefois à Attou Mamat, une écrivaine qui écrit de la poésie; une poétesse qui slame; une slameuse qui fait preuve d’activisme… (Nouvelle fenêtre) une jeune femme de son temps, autrement dit! Mais avant tout, précise Angela, Attou est un exemple d’excellence.

Les deux jeunes filles se sont rencontrées à l’École secondaire Grande-Rivière, à Aylmer, qu’elles ont toutes les deux fréquentée étant plus jeunes.

C’est là que j’ai entendu ses poèmes pour la première fois, raconte Angela. Ça a vraiment été un moment important où j'ai été témoin de la beauté de ses paroles et de sa prose.

Leur première collaboration a eu lieu en mars 2018, lors d’un spectacle présenté par Say it LoudHer au Cégep de l’Outaouais pour le Mois de l’histoire des femmes.

Le mouvement Black Lives Matter a vraiment éveillé quelque chose en moi.

Attou Mamat

Attou Mamat étudie présentement à temps plein en droit à l’Université McGill. En plus, elle fait une mineure en études féministes, de genre, de sexualité et de justice sociale.

La jeune femme utilise sa formation et son art pour faire avancer certaines causes de justice sociale, passer des messages et lancer des conversations.

J’ai décidé d’étudier le droit à un moment où la cause antiraciste a commencé à me tenir à coeur de manière plus importante, surtout après 2014 avec les incidents survenus à Ferguson au Missouri impliquant la mort de Michael Brown, a-t-elle raconté à l’animateur Louka Jacques.

Je me suis dit que le droit serait un moyen de comprendre non seulement les structures qui mènent à de tels incidents, mais aussi de trouver un moyen d’y résister et de construire quelque chose de meilleur.

La représentation est également un thème récurrent dans les spectacles d'Attou Mamat. En tant que jeune femme noire vivant dans une société où la couleur de sa peau n’est pas toujours valorisée, elle dit ne pas se sentir bien représentée dans les médias de masse.

Elle estime qu’elle ne doit pas être la seule à se sentir ainsi, d’où l’importance de parler de ces enjeux-là, selon elle.

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