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Trump n'a pas d'influence dans l'affaire Meng Wanzhou, affirme la Couronne

Meng Wanzhou entourée de ses gardes de sécurité.

Meng Wanzhou arrivant à la Cour suprême de la Colombie-Britannique le 24 novembre dernier.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Puisque Donald Trump n'est plus au pouvoir, il n’a plus aucune influence sur le procès d’extradition de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, estiment les avocats de la Couronne.

Dans des documents de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, remplis en prévision des audiences prévues le mois prochain, les avocats de la Couronne affirment qu’il n’y a aucune preuve que l’ancien président des États-Unis ait voulu tirer profit de l’arrestation de Meng Wanzhou dans sa guerre économique avec la Chine.

Cette prétention est sans fondement, souligne dans les documents, ajoutant que, si influence il y a eu, elle est depuis terminée avec l'arrivée au pouvoir de Joe Biden.

Durant son passage à la Maison-Blanche, il n’y a aucune preuve que [le président Trump] soit intervenu. En fait, la meilleure preuve qui existe, provenant du négociateur commercial américain, indique qu’il n’est pas intervenu, peut-on lire dans les arguments de la Couronne.

Ces allégations concernant le rôle de Donald Trump dans l'affaire Huawei forment l’un des quatre arguments de la défense, qui tente de prouver que la directrice financière de l’entreprise est victime d’un abus du système.

Les avocats de la défense affirment également que les autorités ont conspiré afin de violer les droits de cette dernière au moment de son arrestation, que les États-Unis outrepassent leurs pouvoirs en poursuivant une citoyenne étrangère pour des faits qui se sont déroulés à Hong Kong et qu'ils ont trompé le Canada au sujet de l’ampleur de la preuve.

La Couronne devra répondre aux arguments de la défense concernant les droits de Meng Wanzhou ainsi que sur la juridiction ce mois-ci.

Cependant, dans des documents remplis jeudi, la Couronne affirme qu’il n’y a aucune preuve soutenant les allégations qui suggèrent que les États-Unis ont trompé le Canada au sujet de ce dossier.

Les audiences sur l’extradition de la directrice financière devraient se conclure d’ici la mi-mai, après quoi le juge déterminera si Meng Wanzhou devra se soumettre à un procès aux États-Unis.

Le ministre fédéral de la Justice aura toutefois le dernier mot en ce qui concerne l’extradition de la femme d’affaires.

Avec les informations de Jason Proctor

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