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Vers le retour de Washington au sein de l’accord sur le nucléaire iranien?

Joe Biden devant un lutrin, près d'un drapeau des États-Unis.

Joe Biden, en conférence de presse à la Maison-Blanche.

Photo : La Presse canadienne / AP/Evan Vucci

Radio-Canada

La rencontre virtuelle entre les chefs de la diplomatie américaine, française, britannique et allemande jeudi semble donner des signes d'un retour de la voie diplomatique dans le dossier du nucléaire iranien.

Dans un communiqué signé par les quatre pays, les Américains annoncent qu’ils respecteront les engagements pris dans le cadre du Plan d’action global commun (PAGC) si les Iraniens respectent les leurs.

Ils ont également affirmé qu’ils étaient prêts à en discuter avec le gouvernement iranien.

Les E3 [France, Grande-Bretagne, Allemagne, NDLR] et les États-Unis ont affirmé leur objectif commun de voir l’Iran revenir au plein respect de ses engagements au titre du PAGC. Le secrétaire d’État [Antony] Blinken a rappelé que, comme l’avait déclaré le président [Joe] Biden, si l’Iran revenait au strict respect de ses engagements au titre du PAGC, les États-Unis feraient de même et qu’ils étaient prêts à entamer des discussions avec l’Iran afin d’y parvenir, dit le communiqué.

Dans la foulée, les trois pays européens ont salué la reprise d'un dialogue approfondi et confiant entre les E3 et les États-Unis.

Depuis la décision unilatérale de l’ex-président Donald Trump de retirer son pays de l’accord en 2018, le dossier du nucléaire iranien s’est retrouvé dans l’impasse, car les pays européens cosignataires de l’accord ont été impuissants à trouver une issue à la crise qui s’exacerbait depuis.

Cette déclaration survient à trois jours de l’échéance annoncée par Téhéran de restreindre les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans ses installations.

Le même jour, d’autres informations, s'appuyant sur des sources anonymes, circulaient dans les médias et indiquaient un retour probable de Washington à l’accord.

Le site web Diplomatic rapportait jeudi que le président Joe Biden annoncerait son intention d’un retour des États-Unis à l’accord (PAGC) lors de son intervention à la conférence sur la sécurité qui se tient vendredi à Berlin.

L’auteur de l’article, qui cite des sources au fait du dossier, souligne que la nouvelle administration craint qu’une simple déclaration d’intention de M. Biden ne suffise à convaincre Téhéran de suspendre sa décision de réduire sa coopération avec l’AIEA.

Selon cette source, sans une action concrète de l’administration américaine allant dans le sens d’une levée des sanctions, le gouvernement iranien n’aura pas de marge de manœuvre pour ne pas appliquer la loi adoptée par le Parlement, qui l’obligerait à restreindre les inspections de l’AIEA si les sanctions n’étaient pas levées.

Benyamin Nétanyahou informé

Par ailleurs, l’agence Reuters a rapporté que l'administration américaine a informé au préalable Israël de son intention d'annoncer jeudi qu'elle était prête à discuter avec l'Iran d'un retour aux engagements pris par Washington et Téhéran dans le cadre de l'accord de 2015.

Selon la source citée par l’agence, les conseillers de M. Biden voulaient éviter de laisser dans le flou Israël, qui s’oppose clairement à l’accord signé en 2015.

Joe Biden n'aurait pas informé directement le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lorsque les deux dirigeants se sont entretenus pour la première fois mercredi.

Avec les informations de Reuters, et Diplomatic

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