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COVID-19 : l'École de ballet du Québec ferme ses portes

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des pieds de ballerine en pointe sur un plancher de bois

Les pieds d'Olga Petiteau

Photo : Ballet-théâtre Atlantique

Après 32 ans d'existence, l'École de ballet du Québec ferme ses portes. L'institution de la rue Frank-Carrel à Québec explique sa décision par un manque de ressources financières causé par la pandémie.

Après avoir formé plus de 50 000 jeunes danseurs en 32 ans, l’école est forcée de mettre la clé sous la porte faute de moyens financiers. La suspension des activités forcée par la COVID-19 a provoqué un manque à gagner de plus de 200 000 $ estime la fondatrice de l’institution, Christiane Bélanger.

On a été contraint de par la situation de fermer pendant 10 mois sur un an c'est beaucoup pour un petit organisme, explique-t-elle.

Pourtant l’école fonctionnait à plein régime depuis plusieurs années. Ses classes affichaient complet et plus de 700 élèves étaient inscrits au moment de la fermeture. En plus des cours, l'organisme organisait des compétitions internationales à Québec et des spectacles jusqu'à Montréal.

Tout allait super bien, souligne Christiane Bélanger. C'est 95 % de nos frais se faisaient, on s'autofinançait. On était un organisme en bonne santé financière avant la pandémie.

Elle affirme avoir évalué toutes les options sans trouver de solution autre que de mettre fin à cette aventure qu’elle avait elle-même lancé il y a une trentaine d’années, une décision crève-cœur.

Christinae Bélanger en entrevue.

Christiane Bélanger a fondé l'École de ballet du Québec il y a 32 ans.

Photo : Radio-Canada

Aide gouvernementale

Le gouvernement fédéral nous a aidés, c'est plus au niveau provincial qu'on a eu zéro aide. Peut-être que ça, ça a une incidence, croit-elle.

J'ai lancé beaucoup de signaux d'alarme et je n'ai pas été entendu alors je ne peux pas faire plus.

Christiane Bélanger, fondatrice de l'École de ballet du Québec

Est-ce que sa décision est irréversible? Oui et non, répond-elle. Si le gouvernement du Québec disait : "Mme Bélanger on va vous aider, on va faire quelque chose ça pourrait renverser la donne". Mais, ce n'est pas à moi de décider ça, avance-t-elle.

Mise au point en date du 20 février :

Le cabinet de la ministre de la Culture et des Communications précise que Christiane Bélanger n'a fait aucune demande auprès du Ministère.

Jeunes ballerines en deuil

À 13 ans, Audrey Salois doit faire le deuil d’une école qu’elle fréquentait depuis une décennie.

C'était comme une famille, dit-elle, attristée.

Sa petite sœur Isabelle, 10 ans, a pleuré quand elle a appris la fermeture. Je faisais juste apprendre mes pointes j'aurais aimé ça que ça continue. J'avais plein d'amis.

Pour leur mère, c’est tout simplement inimaginable de voir l’école fermer.

Si on aide les gyms les cinémas les restaurants il faut aussi aider les loisirs c’est une grosse gang d'enfants qui en a besoin, lance-t-elle.

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