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Manque criant d'infirmières à l'Hôpital de Matane

L'Hôpital de Matane.

Le CISSS a annoncé cette semaine une autre rupture de service à l’Hôpital de Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

En plus d’une rupture de cinq jours des services en obstétrique, le manque d’infirmières à l’Hôpital de Matane entraîne la fermeture temporaire de lits destinés aux hospitalisations.

À Matane, les départs pour congé de maladie ou de maternité touchent jusqu’à 50 % de l’équipe de certaines unités de soins.

Ces absences ont aussi des conséquences sur le personnel qui reste en poste. De façon inévitable, les gens qui travaillent à l’urgence par rebond ont une surcharge de travail puisque les gens viennent quand même consulter à l’urgence, explique la présidente de la Fédération des infirmières pour le Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy.

Et ça se répercute sur les patients, ajoute Mme Soucy. S’ils ont besoin d’une hospitalisation et que nous n’avons pas de lits disponibles sur l’unité, ce sont des gens qui transitent plus longtemps que prévu avant d’avoir accès à un lit d’hospitalisation.

La pénurie d’infirmières à l’Hôpital de Matane n’est pas nouvelle.

Fermeture temporaire en obstétrique

À l’automne, les services d’obstétriques ont été interrompus en raison du manque de personnel comme c'est le cas présentement depuis mercredi, et ce, jusqu’à lundi.

La situation est temporaire et attribuable à des congés de maladie ou à des congés de maternité. Il s’agit aussi, observe Mme Soucy, d’une spécialité qui demande une formation particulière. Ce ne sont pas toutes les infirmières qui peuvent remplacer au pied levé une personne absente.

Une rencontre a eu lieu peu avant les Fêtes entre le CISSS et le syndicat pour explorer quelques solutions. Des horaires de 12 heures ont ainsi été instaurés à l’urgence. Ça prend tout de même un minimum de personnel pour être mis en place et on n’avait pas ce personnel dans les secteurs problématiques.

Une infirmière dans un couloir d'hôpital

D’autres établissements de santé du Bas-Saint-Laurent seraient aussi en situation très précaire quant au remplacement du personnel infirmier.

Photo : Radio-Canada

L’employeur a aussi recours à de la main-d'œuvre indépendante, mais ce recours n’assure pas la stabilité du service. Elles peuvent décider demain matin de ne pas rentrer travailler, relève Cindie Soucy.

Ailleurs dans le réseau

Toutefois, Cindie Soucy attribue le problème de personnel qui touche l’ensemble des unités de soins de l’Hôpital de Matane à une gestion des ressources humaines qu’elle qualifie de problématique. On a vraiment épuisé nos ressources avec des heures supplémentaires, des heures supplémentaires obligatoires. À force de presser le citron, les professionnelles en soins finissent par tomber malades ou quitter le réseau.

C'est, croit-elle, une structure de gestion qui doit être revue.

Selon la porte-parole syndicale, si la pénurie de personnel se fait sentir de manière plus importante à Matane, d’autres établissements de santé du Bas-Saint-Laurent sont aussi en situation très précaire quant au remplacement du personnel infirmier.

Beaucoup de travail reste à faire au Bas-Saint-Laurent, d’après Mme Soucy, pour rendre les postes attrayants et pourvoir de manière efficace aux besoins de remplacement des équipes de soins.

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