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La population du Grand Moncton augmente rapidement, malgré la pandémie

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Ville de Moncton

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Frédéric Cammarano

La population du Grand Moncton a augmenté de 2 % du 1er juillet 2019 au 1er juillet 2020, selon Statistique Canada. À l'est d'Oshawa en Ontario, seule Halifax a un taux plus élevé.

Aurélia Sorribes de Wismes a choisi de s'établir à Moncton après avoir immigré au pays depuis la France. Rien ne l'y obligeait. En tant que consultante en développement durable, elle peut travailler d'où elle veut, puisque ses clients se trouvent autant au Canada qu'en Europe.

Aurélia Sorribes de Wismes.

Aurélia Sorribes de Wismes s'est établie à Moncton il y a à peine un mois.

Photo : Radio-Canada

Celle qui travaille à partir de La Station, un espace pour télétravailleurs, a arrêté son choix sur Moncton pour sa proximité avec la nature.

C'est assez génial de pouvoir travailler à La Station toute la journée et puis le soir d'avoir le choix entre plusieurs parcs et puis même d'aller à l'océan. C'est magique pour moi. C'est le grand luxe, soutient Mme Sorribes de Wismes, qui est arrivée dans la ville il y a un mois.

Elle assure que la pandémie n’empêche pas les gens d’être chaleureux. En fin de semaine, elle s'est rendue à Bouctouche, où des gens rencontrés le jour même l'ont invitée au restaurant.

Parfois, j'ai l'impression d'être dans une comédie romantique en temps de pandémie, dit en riant la Française qui s'était d'abord installée à Montréal.

En un mois ici, j'ai rencontré plus de monde qu'en un an à Montréal, donc c'est pour ça que je pense que l'Acadie, c'est "the place to be".

Aurélia Sorribes de Wismes, Française nouvellement établie à Moncton

Choisir la ville avant le travail

Tous n'ont pas l'option de travailler d'où ils veulent. Par contre, certains, comme Christian Camilleri, choisissent d'abord la ville où ils veulent résider avant leur emploi.

Christian Camilleri.

Christian Camilleri est originaire de Tunisie.

Photo : Radio-Canada

Dans un premier temps, ce responsable de l'accueil et de l'accompagnement des nouveaux arrivants du District scolaire francophone Sud a décidé de quitter la France avec sa famille pour le Canada.

Comme Mme Sorribes de Wismes, il dit avoir choisi Moncton pour sa proximité avec la nature.

C'était d'avoir une ville qui pourrait être à la fois très proche de la nature, c'est-à-dire qu'à quelques kilomètres, à quelques dizaines de minutes, on est en plein dans la nature. Et puis, une ville qui soit proche de l'océan, parce que, étant né près de la mer Méditerranée, on a cet attrait envers le monde marin qui nous lâche pas, explique le Tunisien de naissance.

Croissance démographique

Avec une croissance démographique de 2 % en l'espace d'un an, le Grand Moncton croît plus rapidement que les villes d'Ottawa, de Montréal et de Québec.

Cette croissance rapide permet à la région de Moncton — qui comptait près 160 000 habitants en date du 1er juillet 2020, selon Statistique Canada — de consolider son titre de plus grande agglomération urbaine du Nouveau-Brunswick, devant Saint-Jean et Fredericton.

Le centre-ville de Moncton, en janvier 2021.

Moncton est la plus grande ville du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le premier ministre Blaine Higgs a même reconnu cet essor dans son discours sur l'état de la province la semaine dernière.

Et malgré la pandémie, notre population a connu une croissance dans plusieurs domaines. Moncton continue de croître à un rythme impressionnant, a-t-il affirmé.

Boom immobilier

Cette croissance se fait aussi sentir sur le marché immobilier. Les nouvelles constructions sont nombreuses, tout comme les ventes.

Un local commercial avec une affiche de Royal Lepage indiquant À Louer.

Le marché immobilier connaît lui aussi un essor à Moncton (archives).

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Par exemple, les permis de construction accordés l'année dernière par la Ville de Moncton avaient une valeur de 270 millions de dollars, un nouveau record. Du côté des ventes, elles ont fait un bond de 31 % l'année dernière dans le Grand Moncton.

Ça fait 17 ans que je suis dans l'immobilier et on n'a jamais vécu quelque chose comme ceci.

Danielle Johnson, agente immobilière chez Royal LePage

On n'a jamais, jamais vu quelque chose comme ça, que les gens s'en viennent de l'extérieur. Et aussi, ce qui est très intéressant, c'est qu'ils sont prêts à vivre dans des coins plus ruraux, explique Danielle Johnson, agente immobilière chez Royal LePage dans la région.

Danielle Johnson, agente immobilière chez Royal LePage.

Danielle Johnson, agente immobilière chez Royal LePage

Photo : Radio-Canada

Elle indique que de nombreux Ontariens viennent s'installer au Nouveau-Brunswick avec d'importants moyens financiers, puisqu'il est possible de vendre sa maison plus cher en Ontario qu'au Nouveau-Brunswick.

Selon Mme Johnson, dernièrement, il n'est pas rare de voir plusieurs offres pour une même maison dans le Grand Moncton, ce qui fait augmenter les prix de façon générale.

Un rythme de vie plus calme

L'agente immobilière affirme que de nombreux Ontariens viennent au Nouveau-Brunswick pour son rythme de vie plus calme, une décision qui est influencée entre autres par la pandémie.

Le nouveau Monctonien Christian Camilleri croit aussi que c'est la tranquillité qui attire tant de personnes dans la région de Moncton.

Je pense que la majorité des personnes qui viennent sont originaires de très, très grandes villes, avance-t-il. Ces personnes aimeraient avoir ce qu'elles n'ont pas dans ces grandes villes, c'est-à-dire le calme, cette impression d'être dans une ville, mais presque en dehors des grandes villes. C'est donc cette ambivalence entre les deux qui fait en sorte que Moncton est le choix le plus judicieux pour eux.

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