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Québec 21 « ouvert » à appuyer un projet de tramway de la CAQ

Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec, Jean-François Gosselin.

Jean-François Gosselin, le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La décision du gouvernement Legault de proposer un nouveau tracé pour le tramway plaît à Québec 21. Le parti, qui a jusqu'ici été critique envers ce mode de transport dans la ville, se montre ouvert à étudier le projet caquiste.

Devant une mésentente sur la desserte des banlieues, le gouvernement Legault a décidé de proposer un nouveau tracé du tramway, colonne vertébrale du réseau de transports structurant à Québec

On va attendre de voir ce que le gouvernement va proposer. Je crois que c'est la bonne attitude à avoir, a indiqué M. Gosselin, en réponse à la nouvelle.

Jusqu'ici, jamais Québec 21 n'a appuyé l'idée d'un tramway à Québec.

Je suis dans une position d'ouverture et de collaboration. Il faut que ça avance. Les citoyens sont d'accord pour avoir un projet structurant performant, qui va bonifier le transport en commun. Je suis ouvert, prêt à collaborer. J'attends de voir ce que le gouvernement va présenter.

Une citation de :Jean-François Gosselin, chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec et de Québec 21

Les choses évoluent. Les besoins évoluent aussi, a laissé tomber M. Gosselin. C'est un projet qu'on fait pour les 50 voir les 100 prochaines années. Il faut bien faire les choses. Je suis rassuré de voir les choses qui se passent.

Pas d'ingérence

Contrairement à l'opposition à l'Assemblée nationale, l'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec ne croit pas que le gouvernement provincial fait preuve d'ingérence en voulant soumettre sa propre vision du réseau de transport structurant.

Le chef de Québec 21 refuse de croire que François Legault s'arroge un champ de compétence municipal en voulant dicter l'avancement d'un projet de transport collectif. Au contraire, il trouve la situation rassurante.

Le premier ministre a été très clair: le maire n'a aucune ouverture. Par sa faute, le maire a perdu le contrôle de son propre projet.

Une citation de :Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Jean-François Gosselin estime plutôt que les citoyens ont été bernés sur l'état des discussions entre la Ville et le gouvernement Legault.

Le maire nous a dit pendant des mois que les négociations avançaient bien. Hier, on a appris que depuis des mois, le projet n'a pas avancé d'un seul centimètre, croit-il.

Une maquette du tramway comme présentée le 20 novembre

L'intégration du tramway dans une des stations de la ville

Photo : Ville de Québec

En accord

Démocratie Québec est aussi en accord avec l'intervention du gouvernement.

Je suis tout à fait d'abord à ce que le gouvernement aille de l'avant avec sa propre proposition. C'est là que nous sommes rendus. On le sait, il n'a pas de négociation, le dialogue est au point mort, estime son chef, Jean Rousseau.

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Jean Rousseau opposition ville de Québec, politique municipale

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Démocratie Québec dit maintenant espérer que le maire écoute la proposition de la CAQ pour améliorer la desserte des banlieues.

Jean Rousseau propose notamment le passage d'un trambus sur l'autoroute Laurentienne et Robert Bourassa pour assurer une meilleure desserte en périphérie.

Le gouvernement Legault a les outils en main pour offrir un bon projet, plaide M. Rousseau, notamment en permettant aux trambus de circuler sur son réseau d'autoroutes à Québec.

Le gouvernement veut aller dans cet esprit-là. Il croit à moins de Tramway, plus de trambus.

Une citation de :Jean Rousseau

Analyse tronquée

Les déclarations du gouvernement dans les dernières semaines tendent à nous démontrer qu'il ne comprend pas le projet qui est sur la table, a déploré le directeur général du Conseil régional de l'environnement pour la région de la Capitale-Nationale, Alexandre Turgeon.

Ils ne comprennent pas que le projet, depuis juin, il n'y a pas des diminutions des services aux banlieues, mais des améliorations, fait-il valoir.

Pour le Conseil, la volonté de la CAQ de proposer un nouveau projet provient plutôt d'une analyse comptable qui est tronquée, incomplète et qui ne voit pas les bénéfices réels de la desserte qui est offerte pour les banlieues d’agglomération de Québec.

Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale

Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada

Si le gouvernement a l'intérêt des banlieues, il doit autoriser rapidement le tracé, croit M. Turgeon.

Il salue toutefois l'ouverture de François Legault de ne pas fermer la porte à une modification de l'enveloppe budgétaire pour mener le nouveau projet à terme.

Avec la collaboration d'Olivier Lemieux

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