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Télésat fait appel au Québec pour son projet Lightspeed

François Legault au micro avec, en arrière-plan, l’image d’un satellite dans l'espace.

Le premier ministre François Legault annonce la signature d'ententes de principe avec l'entreprise ontarienne MDA et Télésat.

Photo : Radio-Canada / IVANOH DEMERS

Le Québec contribuera au développement du nouveau réseau de satellites Télésat Lightspeed. Le projet, s'il se concrétise, pourrait générer un investissement de près de 2 milliards de dollars et entraîner la création de plus de 600 emplois hautement spécialisés dans la province.

Le gouvernement du Québec investira 450 millions de dollars dans le programme Télésat Lightspeed qui projette d’installer un réseau de satellites en orbite basse autour de la Terre. L'objectif est de fournir des liaisons Internet à large bande par antenne satellite partout sur le globe à un prix abordable et à des vitesses comparables à celles des réseaux de fibre optique.

Télésat, qui n'a pas encore terminé le montage financier de son projet, a choisi comme fabricant principal la coentreprise franco-italienne Thales Alenia Space, dans le cadre d'un contrat de plus de 3 milliards de dollars.

En vertu des ententes de principe annoncées jeudi, c’est à la société canadienne MDA que sera confiée la fabrication des antennes actives qui équiperont les satellites Lightspeed. L'entreprise, qui compte déjà 650 travailleurs à Montréal, pourrait en embaucher 280 de plus pour ce contrat.

MDA veut aussi obtenir la responsabilité de l'assemblage final des satellites en sol québécois.

Télésat prévoit établir au Québec son centre d'exploitation et de commande du réseau de satellites. Cela se traduirait par la création de 320 autres emplois à Gatineau.

Si tout se passe bien, Télésat prévoit aussi installer au Québec un large éventail d’opérations techniques, y compris un centre des opérations de cybersécurité, un laboratoire technique ainsi qu’une station de liaison à grande capacité avec la constellation Lightspeed.

On parle d’un investissement de 1,8 milliard de dollars au Québec par les deux entreprises Télésat et MDA, a déclaré le premier ministre du Québec, François Legault, en conférence de presse, en incluant les 450 millions de son gouvernement dans cette somme.

Le protocole d’entente conclu entre le gouvernement du Québec et Télésat prévoit notamment un investissement de 200 millions de dollars en actions privilégiées et un prêt gouvernemental de 200 millions de dollars. Les 50 millions restants seront versés sous forme de prêt à MDA.

Tous ces investissements permettront à terme de créer au moins 600 emplois hautement spécialisés au Québec dans le domaine de l’aérospatiale. Des emplois qui seront aussi très bien payés, si on en croit M. Legault qui a fait état de salaires annuels d'environ 100 000 $.

Ces emplois-là s’ajoutent aux 650 emplois que MDA a déjà à Sainte-Anne-de-Bellevue. Au total, on va avoir 1250 emplois dans le secteur de la fabrication et de l’opération de satellites, a souligné le premier ministre.

Le projet Télésat va offrir un rayonnement international au génie québécois et à notre industrie aérospatiale. Il nous positionne avantageusement dans la nouvelle course à l’espace avec le secteur privé.

Une citation de :Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Connecter les régions éloignées

Qui plus est, grâce à une participation de 600 millions de dollars du gouvernement du Canada pour développer l’accès Internet haute vitesse dans les régions éloignées, Télésat Lightspeed permettra de combler la fracture numérique au Canada de manière abordable, promet Télésat dans un communiqué.

Le programme Lightspeed prévoit la mise en orbite basse, à une altitude de 1000 kilomètres, de 298 satellites autour de la planète qui créeront un réseau spatial de distribution d'accès à Internet haute vitesse dans des régions éloignées où les réseaux conventionnels de distribution ne se rendent pas, faute de densité de population ou d'accès filaire par voies terrestres.

Alors que la construction d'avions tourne au ralenti en raison de la pandémie de COVID-19, la fabrication de satellites est une occasion en or pour l'industrie aérospatiale québécoise de développer et de diversifier ses activités, s'est réjoui François Legault.

Avec les informations de La Presse canadienne

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