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Profession : tromper les gens

Le faux chaman et faux Autochtone Marcel Grondin cumule fraude et mensonges depuis plus de 25 ans, a découvert Enquête.

Marcel Grondin, debout avec un chapeau.

En 2019, un reportage d'Enquête avait notamment révélé que Marcel Grondin disait avoir 74 ans, alors qu'il a 59 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Marcel Grondin, alias Mushum, qui se prétendait Innu et homme-médecine, aurait berné des gens de tous âges, ici comme en Europe.

Un texte d'Anne Panasuk

Depuis le reportage sur les faux chamans diffusé en décembre 2019, plusieurs personnes ont pris contact avec nous. Elles ont réalisé qu’elles n’avaient pas été les seules à s’être fait arnaquer par cet homme. Leurs histoires montrent que Marcel Grondin se présente depuis longtemps avec de faux diplômes et de fausses réalisations professionnelles.

Il s’est dit conseiller politique, qui écrit les discours de l’ex-premier ministre Jean Charest, proche de Pierre Trudeau, et psychologue diplômé de l'Université Harvard, ayant travaillé pour le FBI et la CIA. Autant de mensonges qui lui ont permis de soutirer dans certains cas des sommes parfois importantes de ses victimes. Retour sur une partie de son parcours.

Une famille belge trompée

L'histoire la plus troublante est relativement récente. Elle nous est racontée par une famille belge dont l’enfant est lourdement handicapé. En 2016, Marcel Grondin promet monts et merveilles à cette famille dont il a soigné l’enfant tétraplégique lorsqu’il était de passage en Belgique pour donner des conférences et des ateliers.

La famille raconte lui avoir ouvert sa maison pour qu’il puisse recevoir des clients à demeure. Puis Marcel Grondin a invité la famille Barbier au Québec afin de traiter leur fils à sa clinique de Wendake, près de Québec. Une amitié naît lors de ce séjour au Québec.

Marcel Grondin convainc ensuite la famille de s’installer définitivement au Canada pour le bien-être de leur fils. Il propose de s'occuper lui-même des papiers d’immigration et de leur trouver du travail, puisqu’il est le bras droit de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, se remémore Carl Barbier.

Marcel Grondin, une plume à la main.

Marcel Grondin, qui affirme que son grand-père lui a transmis un savoir ancestral, se fait appeler Mushum.

Photo : Marie-Hélène Parant

La famille fait confiance à Marcel Grondin. Elle vend la voiture familiale, met la maison en vente et se prépare à déménager. Mais soudain, il ne répond plus aux appels. La famille demande alors à des amis installés au Québec d’aller voir sur place.

Il a été fuyant, a accusé la poste, les courriels, le courrier express [pour expliquer] que les papiers d’immigration ne s'étaient pas rendus chez les Barbier, se souvient leur amie Anne Schumaker.

Il se serait occupé des démarches d’immigration, n’oublions pas qu’il se dit grand ami de Trudeau – car il avait dit il a très bien connu son père et avoir été son conseiller – et aurait installé la petite famille dans la réserve de Wendake sous la protection des Premières Nations. [...] Et là, je fais mes recherches et découvre qu’il a juste simulé l’admissibilité à l’immigration.

Une citation de :Anne Schumaker, amie de la famille Barbier

En lisant les courriels que Marcel Grondin avait envoyés à la famille Barbier, elle réalise qu’il n’avait rempli qu’une première étape d’un questionnaire disponible sur le site du gouvernement du Canada pour déterminer si un immigrant est admissible à l’un des processus d’entrée, explique Anne Schumaker.

Ce test n’engage en rien le gouvernement, mais à l’issue du questionnaire il y a un numéro de référence temporaire. C’est le seul papier que mes amis ont reçu de Marcel Grondin, poursuit-elle. Il a fallu qu’elle explique à ses amis qu’ils s’étaient fait tromper. Je me souviendrai toujours comme Mireille [Barbier] a pleuré, ajoute-t-elle.

Pour obliger Marcel Grondin à la rencontrer, Anne Schumaker lui avait demandé une consultation médicale. Elle en est revenue bouleversée.

Il me touche les parties intimes à travers mes vêtements prétextant que j’ai un utérus inversé ce qui causerait mon blocage de poids, raconte-t-elle, et cela sans l’avoir avertie du geste à poser et encore moins lui avoir demandé la permission.

À sa clinique médicale dans la communauté de Wendake, près de Québec, Mushum a reçu de nombreux patients. Il se dit Innu de Mashteuiatsh et affirme détenir un savoir ancestral sur la médecine autochtone légué par son grand-père. Tout cela est faux. C’est un allochtone né et élevé dans la ville de Québec et qui n’a pas de grands-parents autochtones. Le conseil de bande de Wendake l’a expulsé à la suite du reportage d’Enquête.

Joint en Belgique, Carl Barbier raconte qu’il n’avait rien demandé, que c’est Marcel Grondin qui a proposé le déménagement et les soins pour leur fils handicapé. Il m’a menti, dit-il avec beaucoup d’émotion.

Cela nous a pris deux ans pour nous en remettre. C’est la trahison de l’amitié et la perte de l’espoir. Un deuxième deuil.

Une citation de :Carl Barbier

Membres d’un conseil d’administration sans le savoir

Renée Lapointe a connu Marcel Grondin lorsqu’il l’a traitée pour une épaule disloquée; il aurait des talents de ramancheur. Elle n’a jamais travaillé directement avec lui, mais Marcel Grondin lui recommandait des clients qui avaient besoin de soutien. Elle témoigne que de nombreuses personnes venaient à la clinique de Marcel Grondin. Il se vantait d’avoir Ginette Reno et Oprah Winfrey comme clientes, dit-elle.

L’été 2019, Enquête lui a appris qu’elle était membre du conseil d’administration de la Fondation de recherche sur les Premières Nations. Mushum l’a nommée au C.A. sans lui en avoir parlé. Elle affirme n’avoir jamais consenti à être administratrice de cette fondation qui devait récolter des fonds pour aider les jeunes Autochtones en difficulté. Il n’y a jamais eu de rencontres du C.A., ajoute-t-elle.

Après la diffusion du reportage d’Enquête, elle a déposé une plainte à la police pour usurpation de son nom et, surtout, les quatre administrateurs, dont Renée Lapointe, ont déposé une plainte au Registraire des entreprises pour usurpation de leur nom.

Dernièrement, après enquête, la décision vient d’être rendue : le Registraire accueille la demande d’annulation des inscriptions; inscriptions qui auraient été faites à leur insu en 2017.

Je ne pensais pas que cela pouvait se faire d’être sur le C.A. pendant trois ans sans être averti par le gouvernement et que c’est pas grave pour les conséquences.

Une citation de :Renée Lapointe

Tout l’argent amassé par la Fondation en vue d’aider supposément de jeunes Autochtones démunis a donc été distribué sans qu’un conseil d’administration se réunisse et détermine son utilisation. Renée Lapointe se dit soulagée, car elle ne voulait pas être tenue pour responsable des décisions prises par la Fondation.

Une machine à ondes magnétiques, des traitements et le comptable

Jusqu’à la diffusion du reportage il y a un peu plus d’un an, la famille Crousset s’est fait soigner, et ce, pendant quatre ans à la clinique de Marcel Grondin : cancer de la peau, syndrome de la Tourette. En plus de prendre les potions de Mushum, deux adolescents de la famille se sont fait traiter avec sa machine à ondes magnétiques.

Un dessin à la main d'une chaise avec sur les côtés une spirale reliée à un fil électrique.

Pour « Enquête », les deux frères Crousset ont dessiné cette fameuse machine.

Photo : Dessin famille Crousset

Cela correspond à un oscillateur à longueur d’ondes multiples, inventé au début du siècle dernier par Georges Lakhovsky pour supposément régénérer les cellules.

La machine est utilisée dans certains cercles de médecine alternative en Europe, mais elle n’est pas approuvée par Santé Canada.

Nos recherches ont montré que Marcel Grondin a reçu cette machine en cadeau, achetée aux Pays-Bas pour la coquette somme de 6600 $.

J’ai aussi reçu un traitement dans cette machine avec un de mes garçons pour voir ce que cela faisait. Je n’ai rien ressenti du tout de ce que j’aurais dû ressentir. Par exemple : la montée des molécules de mon tronc jusqu’à la sortie à l’extrémité de ma tête.

Une citation de :Isabelle Crousset
Deux spirales métalliques placées de chaque côté d'une chaise.

Un oscillateur à longueur d’ondes multiples.

Photo : multionde.com

Non seulement, elle n’est pas autorisée ici, mais elle a été utilisée sur des patients par des personnes qui n’ont aucun diplôme en santé.

Isabelle Crousset se rappelle que c'est l’acolyte de Mushum, Denis Robitaille, le comptable de sa fondation problématique, qui faisait fonctionner la fameuse machine. Or, Denis Robitaille n’aurait aucun diplôme en santé.

Rappelons que Marcel Grondin non plus ne possède aucun diplôme dans le domaine de la santé.

C'est Denis Robitaille qui était souvent responsable de la machine à ondes magnétiques. Il restait avec mes garçons pendant les traitements et réglait cette machine au fur et à mesure du traitement et selon leur âge, leur condition et leur poids [...] Selon ce que Marcel et Denis m’ont dit, ils avaient reçu une plainte d’un patient et les autorités les ont contraints de retourner cette machine en Europe. Au lieu de cela, Denis aurait apporté cette machine chez lui à Stoneham et aurait continué d’offrir ce service à certains patients, raconte Isabelle Crousset.

Les révélations d’Enquête ont troublé cette famille au point de prendre contact avec nous.

Une méchante débarque! Marcel était un ami de ma famille, un confident depuis 4 ans. Il a soigné trois de mes quatre enfants dont deux atteints du syndrome de Gilles de la Tourette. Merci d’avoir fait la lumière sur cet être imposteur manipulateur et opportuniste, écrit Isabelle Crousset.

Au fil des ans, la famille Crousset s’était liée d’amitié avec Marcel Grondin et Denis Robitaille. Elle les avait invités à un souper de Noël et leur présence l’avait étonnée, puisque Marcel Grondin affirmait avoir quatre fils et quatorze petits-enfants, ce qui est faux, comme nous l’avions démontré lors de notre premier reportage. Entrepreneurs de métier, les Crousset disent avoir effectué plusieurs réparations et améliorations à la maison de Marcel Grondin, en échange de certains traitements.

Joint au téléphone, Denis Robitaille a refusé de nous parler de son rôle de soignant ni de celui de comptable à la Fondation. C’est plutôt son avocat qui nous a rappelés pour tenter de trouver un accommodement pour que nous taisions le nom de Denis Robitaille, craignant une poursuite du Collège des médecins envers son client qui, reconnaît-il, est le comptable de la fondation de Mushum et ne détient pas de diplôme en soins de santé.

Le prestige d’un diplôme

Avant de tenir une clinique, Marcel Grondin s’était inventé d’autres métiers. Ainsi en 2008, il débarque dans une école d’arts martiaux à Québec en affirmant qu’il est docteur en psychologie, qu’il a plusieurs contacts politiques et qu'il peut aider à obtenir une subvention à titre d’organisme à but non lucratif (OBNL).

Le propriétaire de l’école, Yves Laprise, se rappelle que Marcel Grondin arrivait à l’école dans un char blindé. Il se vantait d’avoir des liens de parenté avec Jean Charest, qui était alors premier ministre.

La femme de Jean Charest est parent avec sa femme à lui, a-t-il dit. Vérification faite auprès de Jean Charest, dans un courriel, il affirme ne pas connaître Marcel Grondin et que ni lui ni sa femme Michèle ne sont parents avec lui.

Pendant plus d’un an, Marcel Grondin disait s’activer – bénévolement – pour lui obtenir une subvention, en vain.

Trahir ses amis

Avant d’adopter le nom de Mushum, qui veut dire grand-père en innu et qui est un titre honorifique chez les Premières Nations, Marcel Grondin s’est fait appeler Blanc Nuage.

Danielle Robitaille l’a connu sous ce nom au milieu des années 80 alors qu’ils travaillaient ensemble pour les Croisières AML qui effectuent des tournées sur le fleuve Saint-Laurent. Elle est devenue une amie, lui un confident, croyait-elle.

Il se prétendait pédopsychologue, me raconte-t-elle. Début des années 2000, Marcel Grondin éprouve des difficultés financières et veut éviter de vendre sa maison. Danielle Robitaille accepte d’ouvrir une marge de crédit de 10 000 $ sur son compte bancaire pour lui avec la promesse écrite qu’il la rembourserait.

Mais quelques mois plus tard, Blanc Nuage cesse les paiements; elle cherche à lui parler, n’y arrive pas, appelle sa famille…

Marcel Grondin la poursuit alors pour harcèlement. Une plainte qu’il va retirer une fois que Danielle Robitaille accepte de ne plus entrer en contact avec lui. Il l’inscrit alors comme bénéficiaire de son assurance-vie pour la rembourser en cas de décès. Elle s'aperçoit que l'assurance-vie en question n’est plus en vigueur. Marcel Grondin fait faillite, une deuxième fois, laissant à Danielle Robitaille une dette de plus de 9000 $ et une amitié fracassée à jamais.

Marcel Grondin et Danielle Robitaille assis à une table.

Danielle Robitaille raconte que cette photo avec Marcel Grondin a été prise le jour de l'acceptation du prêt pour l'ouverture d'une marge de crédit pour l'usage de Marcel.

Photo : Danielle Robitaille

Ce qui n’est pas sans rappeler une histoire similaire racontée à l’émission Enquête, où Marcel Grondin avait subtilisé les économies d’une amie, prétextant faire des placements pour elle. L’amie a dû porter plainte à la police. En 2009, Marcel Grondin a plaidé coupable à deux chefs d’accusation de fraude pour un total de 14 000 $ et l'a remboursée en partie.

Dès 1996, Marcel Grondin détourne de l’argent qui ne lui appartient pas; cette année-là c’est au détriment de jeunes musiciens au cégep. Il s’est présenté à deux jeunes musiciens talentueux pour devenir leur gérant, leur disant qu’il avait des contacts dans l'industrie de la musique. Pendant deux ans, il s’est lié d’amitié avec eux; il leur fait ouvrir un compte bancaire dans lequel les musiciens déposent toutes leurs redevances de spectacle et même leur argent de poche.

Puis un jour, plus rien. Plus de nouvelles de lui, raconte Patrick Lavoie, qui est maintenant l’auteur-compositeur-interprète du groupe Les Culs-De-Sac. Il se rend à son établissement financier : pour découvrir que notre compte bancaire était vide, complètement vide, même dans le rouge. Marcel Grondin venait de nous usurper une somme de 5000 $. Un montant énorme dans le budget de deux jeunes musiciens.

Son comparse de l’époque, Dominique Roussy, confirme que Marcel Grondin a disparu soudainement avec leurs économies. Pour lui, cela a été la fin de sa jeune carrière de musicien.

Marcel Grondin avec porte-documents à la main.

Marcel Grondin a été proche d'un groupe de musiciens.

Photo : Agent d'artistes

Michel Bolduc chez qui Mushum avait organisé le stage d’immersion pour les Européens en septembre 2019 nous a contactés après le reportage diffusé à Enquête. Le stage d’une semaine s’est déroulé sur son terrain dans Charlevoix; une semaine sous les tipis pour apprendre comment vivaient les Autochtones.

Il voulait nous avertir que Marcel Grondin était parti sans payer les frais engagés pour ce stage : montage et démontage des tipis, cordes de bois, nettoyage des chalets et du site. Michel Bolduc et sa femme calculent que Marcel Grondin leur doit près de 9000 $. Ils ont envoyé une mise en demeure à la branche française de la Fondation de recherche des Premières Nations qui devait s’occuper de ce stage pour Européens; elle est demeurée sans réponse.

Michel Bolduc me raconte que c’est un Wendat qui lui avait présenté Marcel Grondin il y a trois ans, aussi il ne s'en est pas immédiatement méfié.

Marcel Grondin se promenait avec un pickup neuf de l’année, payé supposément par le Conseil de bande, raconte Michel Bolduc. Il se promenait toujours avec son pistolet Glock calibre 9 millimètres dans la porte du camion, ajoute-t-il.

Des voix se sont aussi élevées depuis l’Europe, où Marcel Grondin offrait aussi ses soins et ses supposées connaissances d’homme-médecine innu.

Ainsi, une psychologue française nous a écrit pour voir le reportage diffusé ici, ne croyant pas ce qu’elle entendait outre-mer. Elle nous a raconté connaître Marcel Grondin depuis six ans et lui avoir fait confiance au point d’avoir prêté une importante somme : [...] pour financer la sortie d’un livre sur les plantes soi-disant écrit par Marcel avec le savoir-faire thérapeutique amérindien, puis pour financer le site Internet de "Mushum : la Fondation des Premières Nations" [...] J’ai fait l’erreur de ne pas signer de contrat ou de document de prêt déposé chez un notaire, raconte Charlotte Balsan.

Les courriels avec indications de transferts bancaires à effectuer qu’elle nous a fournis indiquent qu’elle a versé près de 54 000 $ en 2014 seulement pour soutenir les travaux de la Fondation de Marcel Grondin.

Celui qui devait mettre sur pied la fondation et créer un site Internet est un Belge, Marc Simon, qui est venu vivre à Wendake à l’appartement au-dessus de chez Marcel Grondin, pour travailler avec lui. Joint au téléphone, il affirme que Mme Balsan a fourni autour de 100 000 $ sur une période de quelques années pour lui permettre de créer la Fondation. J’ai prévenu la psychologue, me dit-il au téléphone; à chaque moment, elle a été clairement informée que l’investissement était risqué.

C’est un risque pour toi parce que ce type n’a aucune business experience; il a un trou dans la main, parlant de Marcel Grondin.

Un avertissement que Charlotte Balsan réfute avoir reçu. Le site de la fondation problématique a pris du temps à voir le jour, explique Marc Simon, car Marcel Grondin ne donnait pas suite, et au final aucun livre n’a été écrit. Il dit avoir rompu les amarres avec la Fondation et Marcel Grondin lorsqu’il a compris que ses titres et ses connaissances étaient faux.

Après de multiples tentatives pour joindre Marcel Grondin, celui-ci a refusé de nous accorder une entrevue. Il nous a plutôt envoyé une lettre d’avocat, mais n’a répondu à aucune de nos questions.

Plusieurs se demandent comment un faux homme-médecine a pu œuvrer dans la communauté wendat au vu et au su de tous. Marcel Grondin aura réussi à traverser toutes ces années, sous différents pseudonymes, avec de faux diplômes, sans être inquiété. Seule la pandémie semble avoir ralenti ses actions.

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