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Vaccination et passe-droit : deux employés d’une maison de retraite d’Ottawa quittent

Un édifice à plusieurs étages avec de la lumière au rez-de-chaussée.

Deux employés de la maison de retraite Stirling Park d'Ottawa ont quitté leur fonction à la suite d'allégations de traitement faveur lors de la campagne de vaccination au sein de l'établissement.

Photo : Facebook/Stirling Park Retirement Community

Radio-Canada

Deux employés d’une maison de retraite d’Ottawa quittent leurs fonctions à la suite d’une affaire de traitement privilégié lors de la campagne de vaccination des résidents et employés.

La semaine dernière, un directeur de la maison de retraite Stirling Park a été suspendu après avoir été accusé d'avoir autorisé sa femme à recevoir une dose d'un vaccin contre la COVID-19 destinée à un travailleur de première ligne de l’établissement.

Dans une lettre écrite par un employé de l’établissement acheminée à son syndicat, le membre du personnel rapporte qu’une femme de ménage n’a pas reçu son vaccin pour que la femme du directeur général, qui est à la retraite et vit à la maison, puisse le recevoir.

Riverstone Retirement Communities, la société propriétaire de la maison de retraite Stirling Park, a indiqué mercredi qu'elle avait terminé son enquête sur les événements récents et que deux employés n'étaient plus avec l’entreprise.

La direction n'a pas confirmé la position de ces employés ni précisé si le directeur visé par l'allégation de traitement faveur était l’un des concernés.

Dans une déclaration écrite envoyée à CBC News, l’entreprise répond que son objectif continuera d'être la santé et le bien-être de nos résidents et employés.

L'employé qui s'est plaint, le directeur général et son épouse n'ont pas été nommés publiquement.

L’employée vaccinée

Charlene Nero, de la section locale 3000 du Laborers' International Union of North America ( LIUNA ) a indiqué que la maison de retraite Stirling Park a pris des dispositions pour que la femme de ménage en question reçoive une dose de vaccin. L’employée a été vaccinée samedi dernier, confirme le syndicat.

Ce qui s'est passé était absolument incorrect et n'aurait jamais dû se produire, mais je félicite les propriétaires de Sterling Park Retirement Community pour avoir agi, a commenté Mme Nero.

Le syndicat réclame plus d’encadrement

Le syndicat a déposé une plainte auprès du ministère de la Santé de l'Ontario, demandant plus de surveillance sur la façon dont les vaccins sont distribués afin de s'assurer que de tels cas ne se reproduisent pas.

Cette requête fait suite à des allégations similaires rapportées au sein d’une résidence pour personnes âgées à Vaughan, en Ontario.

Ça n'aurait pas dû être si facile pour les gens de tricher [...] Il incombe absolument au gouvernement de faire quelque chose. Le vaccin est précieux, a dit Charlene Nero du syndicat, qui craint que ça ne soit que la pointe de l’iceberg.

Le ministère de la Santé de l'Ontario n'avait pas commenté l'affaire au moment d'écrire ces linges.

Avec les informations de Nicole Williams, CBC News.

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