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La faible quantité de neige tombée sur la Côte-Nord menace des plantations

Un champ enneigé.

La Côte-Nord n'est pas la seule à s'inquiéter. Au nord du Lac-Saint-Jean, le manque de neige pourrait aussi avoir des conséquences importantes sur certaines cultures (archives).

Photo : Gabrielle Morissette

Radio-Canada

Les agriculteurs de la Côte-Nord sont « très préoccupés » par la faible quantité de neige qui est tombée sur leurs champs cette année.

C’est du moins ce qu’affirme le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Côte-Nord, Yves Laurencelle. Au micro de l’émission Bonjour la Côte, jeudi matin, il a expliqué que les plantes, notamment les plants de petits fruits, ont besoin d’un couvert de neige pour se protéger du gel et survivre à l’hiver.

Là, il n’y a pas ce couvert de neige là, il fait froid, il y a du vent. Les bourgeons gèlent et meurent, et la production ne peut pas avoir lieu.

Le couvert de neige est effectivement moins important cette année que par les années passées, particulièrement dans le secteur de Baie-Comeau.

Neige au sol en date du 17 février

Baie-Comeau

  • 2021 : 13 cm
  • 2020 : 50 cm
  • 2019 : 122 cm
  • 2018 : 125 cm

Sept-Îles

  • 2021 : 67 cm
  • 2020 : 89 cm
  • 2019 : 125 cm
  • 2018 : 125 cm

Source : Environnement Canada

Cette faible quantité de neige tombée pourrait être fatale, notamment pour les bleuetières de la région, ajoute Yves Laurencelle. Il soutient que des agriculteurs de la Manicouagan ont déjà sonné l’alarme.

Avant la dernière tempête qu’on a eue, [les producteurs] voyaient encore les pieds de bleuets. En plus, les motoneiges se promenaient là-dedans. Ils sont extrêmement préoccupés.

Une citation de :Yves Laurencelle, président régional de l'UPA

De plus, pour isoler adéquatement les champs, la neige doit rester dans son état naturel. Si des motoneiges ou n’importe quoi passent dessus, ça la tape, explique Yves Laurencelle. L’air entre les flocons n’est plus là, l’effet isolant n’est plus là non plus et le froid peut descendre et brûler la plante.

Sur une note plus positive, il se pourrait tout de même que les plantations soient épargnées, puisque, jusqu'à présent, l'hiver a été doux : les plantes n'ont donc pas eu à subir de grands froids.

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