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Revenus alimentaires : Québec renvoie les cinémas aux programmes d'aide existants

Des sacs de maïs soufflé sont disposés sur un plateau rouge.

Les cinéphiles vont pouvoir retourner au cinéma après quatre mois de fermeture, mais ne pourront rien y manger.

Photo : Unsplash / Corina Rainer

Les cinémas qui décideront d’ouvrir leurs portes le 26 février prochain seront admissibles au programme d’aide financière de Québec pour les petites et moyennes entreprises pour compenser les pertes dues à l’interdiction de vendre de la nourriture dans les salles.

On a décidé avec le ministre de l’Économie qu’on va donner aux cinémas qui vont accepter d’ouvrir à partir du 26 février une compensation financière pour la partie alimentaire, a déclaré le premier ministre du Québec, François Legault, en point de presse.

Peu avant, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, avait expliqué sur son compte Twitter que les salles de cinéma qui rouvriront seront toujours admissibles à l’AERAM pour couvrir les frais fixes à la hauteur d’un maximum de 15 000 $ par mois pour le volet alimentaire.

Ce programme mis sur pied à l’automne vise à aider les propriétaires de PME à assumer leurs frais fixes comme le loyer ou les factures d’électricité en raison des pertes financières encourues par les restrictions sanitaires liées à la pandémie de COVID-19.

Ce rappel du gouvernement Legault se veut une fin de non-recevoir pour les propriétaires de cinémas qui réclamaient la levée de l’interdiction de vendre de la nourriture dans les salles imposée par Québec, qui a annoncé vendredi dernier la réouverture des cinémas partout au Québec à compter du 26 février prochain.

Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour eux, les propriétaires de cinémas demandent au gouvernement de reconsidérer l’interdiction des ventes alimentaires pour leur assurer une rentabilité minimum. Les 15 000 $ de l'AERAM ne sont tout simplement pas suffisants pour demeurer à flot, plaident-ils.

Sans l’apport financier important de ces ventes, plusieurs salles ne pourront tout simplement pas rouvrir leurs portes, soulignait mercredi l’Association des propriétaires de cinémas du Québec.

Les ventes alimentaires représentent de 50 % à 80 % des revenus d’un cinéma, rappelle l’Association.

Quelques semaines encore pour les théâtres

Pour ce qui est des théâtres qui devront demeurer fermer, alors que les cinémas, eux, sont autorités à rouvrir leurs portes, le premier ministre Legault a tenu jeudi en point de presse à mieux expliquer cette décision de son gouvernement.

Pour moi, le risque [de contagion] est comparable dans un cinéma ou un théâtre. Par contre, on a parlé dans les dernières semaines avec les propriétaires de théâtres, qui nous ont dit que tant qu’on aurait un couvre-feu à 20 h, qu’ils préféraient continuer à avoir droit à l’aide financière et préféraient ouvrir dans quelques semaines.

« C’est difficile pour un théâtre d’être rentable s’il y a seulement des représentations qui sont le jour, et que le soir, étant donné le couvre-feu est à 20 h, c’est plus difficile. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Selon François Legault, la décision d’ouvrir d’abord les cinémas n’est en rien un désaveu envers les théâtres. Il s’agit selon lui d’une décision basée sur les recommandations de la santé publique voulant qu’on accommode un plus grand nombre d’enfants pendant la semaine de relâche en ouvrant les cinémas.

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