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Entre réjouissance et déception, des sportifs de l'Outaouais réagissent à la zone orange

Une femme s'entraîne dans un gym.

Plusieurs activités sportives pourront reprendre lorsque l'Outaouais passera en zone orange le 22 février (archives).

Photo : Getty Images / Yagi-Studio

Radio-Canada

Alors que certains sportifs se réjouissent haut et fort du passage à venir de l'Outaouais en zone orange, d'autres qui ne pourront pas reprendre leurs activités de sitôt ont du mal à cacher leur déception.

La réouverture des gyms est attendue avec impatience en Outaouais, tant par les clients que par les propriétaires. À la Sporthèque, dans le secteur Hull, à Gatineau, on espère que cette réouverture sera définitive.

On fait partie de la solution, les gens doivent bouger. Une étude dit que plus de 50 % des gens de l'Outaouais ont pris du poids et consomment plus d'alcool qu'il y a un an, souligne Élaine Dupras, la directrice générale de l'établissement.

Mme Dupras est convaincue que la Sporthèque offre un environnement bénéfique pour la santé physique et mentale de ses clients, mais qui est également sécuritaire.

Une personne devant un édifice.

Élaine Dupras espère que l'Outaouais ne retournera plus en zone rouge (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Je pense qu'on a démontré qu'on est capable de le faire, parce que depuis juin dernier, on a eu en haut de 100 000 visites et on n'a eu aucun cas de COVID, rappelle-t-elle.

Au centre d'entraînement CrossFit 819, l'enthousiasme est palpable, même si les cours de groupe n'y seront pas permis pour l'instant.

On vient de terminer une réunion avec les entraîneurs. On est très fébriles de pouvoir rouvrir nos portes. Pendant la dernière année, on a été ouverts pendant seulement deux mois, donc c'est un pas dans la bonne direction, raconte Cédric Lapointe, le gérant de l'endroit qui est également un athlète professionnel de CrossFit.

Ça va être les mêmes entraînements, mais ce ne sera pas la même ambiance de groupe avec les gens qui font les exercices en même temps et les entraîneurs qui les motivent.

Cédric Lapointe, gérant du CrossFit 819

Situé dans un gym de 9000 pieds carrés, CrossFit 819 sera en mesure d'accueillir de 14 à 16 personnes en même temps, tout en respectant la distanciation sociale.

Ils seront répartis en stations. Chaque station est numérotée et 15 minutes devront s'écouler avant qu'une station puisse être utilisée par une autre personne pour nous donner le temps de nettoyer l'équipement et qu'il puisse sécher, explique Cédric Lapointe.

Les sports d'équipe devront patienter

Hockey, basket, soccer, volleyball... Peu importe le sport d'équipe, la reprise des entraînements réguliers et des matchs semble encore bien loin. Même si le passage en zone orange n'affecte que très peu leur situation, Hockey Outaouais préfère voir le verre à moitié plein.

Ça ne change pas grand-chose, mais on se réjouit du fait que ça va au moins permettre aux jeunes de mettre les pieds sur la glace en faisant, par exemple, des entraînements privés, relativise Claudine Bourgeois, la responsable des communications de l'organisme.

En temps normal, les saisons de hockey mineur sont entamées depuis bien longtemps à la mi-février. Malgré tout, Hockey Outaouais n'est pas encore prêt à faire une croix sur la saison 2020-2021.

On garde espoir qu'on pourrait avoir de bonnes nouvelles au cours des prochaines semaines qui nous permettraient de jouer un peu jusqu'à la fin de la saison, admet Mme Bourgeois.

Une personne en entrevue.

Hockey Outaouais préfère demeurer optimiste pour l'instant, selon leur porte-parole, Claudine Bourgeois (archives).

Photo : Radio-Canada

À Papineauville, MySil Santé se désole de ne pas pouvoir reprendre ses cours d'aquagym, une variante de l'aquaforme.

On a adapté nos mesures sanitaires, on a ajouté des salles de déshabillage, on a suivi les normes... Il n'y a pas vraiment de raison d'interdire nos cours, fait valoir Sylvie Lavarière, une professeure d'aquagym.

Mme Lavarière souhaite que les MRC du Québec soient indépendantes pour déterminer quelles activités sportives sont sécuritaires. Selon elle, le risque est très faible pour un petit groupe dans une municipalité où il n'y a pratiquement pas de cas de COVID-19.

Les clientes appellent pour me demander pourquoi je n'ouvre pas. Les gens ne comprennent pas que ce n'est pas ma décision à moi. Je voudrais, mais je ne peux pas, se désole-t-elle.

Avec les informations de Jonathan Jobin et Frédéric Pépin

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