•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'identification des variants du SRAS-CoV-2 bientôt possible en Saskatchewan

Une technicienne dans un laboratoire verse du liquide dans une éprouvette.

Le processus de validation pour procéder à ce type d'analyse est en cours, selon la SHA. (archives)

Photo : Reuters / Fernando Carranza

Le laboratoire provincial Roy-Romanow, situé à Regina, a l’équipement nécessaire et met actuellement en place un processus pour pouvoir procéder au séquençage génétique du coronavirus, afin de détecter les variants britannique, brésilien et sud-africain.

C’est ce qu’affirme l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) dans un communiqué.

La SHA va affecter deux employés, qui effectuent actuellement des tests PCR, à ces séquençages, et ce, d’ici la fin du mois de février, selon le communiqué.

À l’heure actuelle, le seul moyen de savoir si une personne vivant en Saskatchewan a contracté un des variants du SRAS-CoV-2 est d’envoyer un échantillon au laboratoire national de microbiologie à Winnipeg.

Il faut jusqu’à deux semaines pour obtenir les résultats de ces analyses.

Environ 120 échantillons positifs au test de dépistage du SRAS-CoV-2 sont envoyés chaque semaine à Winnipeg, soit environ 6 % des cas positifs recensés, selon la SHA. Un chiffre qui reste trop bas, selon la chef de clinique provinciale en analyse médicale pour la santé publique de la SHA, Jessica Minion.

Cette dernière souhaiterait voir ce chiffre atteindre 10 % au sein du laboratoire provincial. Mais, pour y parvenir, il faudrait deux employés de plus, soit quatre en tout, ce qui n’est pas prévu à l’heure actuelle, selon la SHA.

Une initiative saluée par des experts

Kyle Anderson pose pour un égoportrait pris en hiver.

Si les analyses sont effectuées dans la province, le Dr Kyle Anderson pense que les autorités sanitaires seront plus à même de prendre des mesures proactives pour freiner la propagation du virus et de ses variants, comme des confinements ciblés. (archives)

Photo : tirée de Facebook/Kyle Anderson

Le professeur associé en microbiologie de l’Université de la Saskatchewan, Kyle Anderson se réjouit de cette initiative.

Selon lui, les variants peuvent facilement se propager dans la province avant que les résultats des échantillons soient envoyés à Winnipeg, .

Pour éviter la propagation des variants, il faut pouvoir procéder au séquençage génétique à grande échelle.

Une citation de :Kyle Anderson, professeur associé en microbiologie de l’Université de la Saskatchewan

Si 6 à 10 % des cas actifs dans la province pouvaient faire l'objet de séquençage génétique pour y détecter de possibles variants, cela donnerait une bonne idée de la situation sur le terrain, selon le Dr Anderson.

Il dit que la situation s’est aggravée à Terre-Neuve-et-Labrador, où une éclosion a fait passer le nombre de cas actifs d’une quinzaine à près de 300 en moins d’une semaine.

La santé publique de la province attribue cette éclosion au variant britannique.

Si nous avions un évènement très propagateur, une éclosion dans une école ou dans un centre de soins de longue durée, il serait possible d’examiner quelques échantillons pour voir s’il s’agit d’un variant.

Une citation de :Kyle Anderson, professeur associé en microbiologie de l’Université de la Saskatchewan

Selon le médecin hygiéniste en chef de la province, Saqib Shahab, les échantillons positifs au SRAS-CoV-2 des personnes jeunes qui sont en soins intensifs, des personnes qui rentrent de voyage, ainsi que des personnes vaccinées sont envoyés pour le moment à Winnipeg pour détecter de possibles variants.

Pour le moment, seuls 3 cas du variant britannique ont été détectés en Saskatchewan. Tous les trois étaient liés à des voyages et aucun nouveau cas n’a été répertorié depuis le 5 février.

Avec les informations de Gregory Wilson et de Guy Quenneville

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !