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Le français comme langue de travail en C.-B. : possibilité ou utopie?

Les trois drapeaux pendent dans le hall d'honneur de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique.

Les trois drapeaux côte à côte : le drapeau de la Colombie-Britannique, le drapeau du Canada et le drapeau franco-colombien.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Quel pourrait être l’impact en Colombie-Britannique de nouvelles mesures fédérales pour garantir le droit de travailler en français au sein de grandes entreprises de compétence fédérale?

Le politologue Rémi Léger, professeur à l’Université Simon-Fraser, croit que l’impact de telles mesures serait minime dans la province.

On a le droit de travailler en français. C'est un droit purement théorique parce que la vie fonctionne en anglais. La plupart de nos clients sont anglais. Notre patron, notre patronne parle seulement anglais, explique-t-il.

On a le droit de travailler en français, mais il reste que sur le plancher des vaches, la vie se déroule en anglais et donc il faut que l'on soit bilingue afin de travailler pour la Banque de Montréal à Vancouver.

Une citation de :Rémi Léger, professeur associé en sciences politiques à l’Université Simon Fraser

Selon lui, les francophones en milieu minoritaire ont plutôt besoin de soutien fédéral à leurs institutions et organisations francophones : Il y a un manque d'enseignants à la fois dans les écoles de langue française et dans les écoles d'immersion. Est- ce que le fédéral peut appuyer et soutenir le recrutement et la formation de ces enseignants?

Le financement de nos organismes est fragile, ajoute-t-il. Est-ce que le gouvernement peut bonifier, peut garantir un certain financement? Est-ce que le gouvernement peut convaincre les provinces d'investir des fonds dans les organismes et les institutions francophones de la province?

Le recrutement d'enseignants francophones et le financement d'organismes francophones sont deux façons plus directes et concrètes d'aider les Franco-Colombiens, déclare le politologue.

Rémi Léger, assis dans son bureau.

Rémi Léger, professeur associé en sciences politiques à l’Université Simon Fraser.

Photo : Courtoise Rémi Léger

M. Léger attend également avec impatience le dévoilement dans les prochains jours du livre blanc de la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, qui selon lui, contiendra des mesures plus pertinentes pour les communautés francophones minoritaires, comme [celles de la] Colombie-Britannique.

La Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) croit que cette décision du fédéral va dans la bonne direction et qu'au niveau national, et il était important que le Fédéral légifère sur cette question plutôt que de se placer sous une législation provinciale.

Processus qui aurait, comme la boite de Pandore, ouvert la voie à beaucoup de problèmes pour les francophones hors Québec, précise Padminee Chundunsing, la présidente du conseil d'administration de la FFCB.

Cependant, ces provisions, à moins d’une arrivée massive de francophones en Colombie-Britannique, ont très peu de chance d’avoir un impact ici : nous ne sommes juste pas assez nombreux.

Une citation de :Padminee Chundunsing, présidente du conseil d’administration, de la Fédération des francophones de la C.-B.

La Fédération espère cependant qu'Ottawa continue sur cette lancée dans la modernisation de la Loi.

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