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Déconfinement culturel en Outaouais : retour sur scènes, mais pas sur toutes

La Maison de la culture de Gatineau et la salle Jean-Despréz pourront lancer leur programmation 2021 les 26 février et 12 mars, respectivement. Le Minotaure, de par son statut de bar, devra encore patienter avant de pouvoir faire de même.

Paul Piché.

Paul Piché sera le premier artiste à refouler les planches de la salle Odyssée devant public, le 26 février prochain.

Photo : Olivier PontBriand

Paul Piché sera le premier artiste à refouler les planches de la salle Odyssée devant public, le 26 février prochain. Il reste maintenant à savoir à quelle heure il le fera, en raison du couvre-feu établi à 21 h 30 en zone orange.

Après avoir annulé près de la moitié des représentations prévues au calendrier depuis le début de l’année, l’équipe de la Maison de la culture de Gatineau (MCG) est à pied d'œuvre pour coordonner la reprise des activités. Il en va de même pour le Service des arts de la Ville de Gatineau, responsable de la salle Jean-Despréz.

La salle Odyssée accueillera de nouveau le public le vendredi 26 février : environ 200 spectateurs pourront y prendre place en même temps. En plus de devoir respecter la distanciation physique, ces derniers devront également porter le masque chirurgical en tout temps sur les lieux.

Heureuse de retrouver le public, l’équipe a néanmoins du pain sur la planche. La programmation de rechange de la salle Odyssée était conçue pour offrir des spectacles condensés en 90 minutes sans entracte, mais débutant pour la plupart à 20 h, ce qui empêcherait les détenteurs de billets de rentrer à la maison avant le début du couvre-feu.

Certaines représentations devront donc être avancées. D’autres seront repoussées à une date ultérieure. Ce pourrait être notamment le cas des prestations de Bleu Jeans Bleu (5 mars) et d'Émile Bilodeau (12 mars), qui devaient présenter leur spectacle deux fois au cours d’une même soirée, à 18 h puis à 21 h 30.

On est en train de travailler avec les producteurs pour voir comment on peut jongler avec le calendrier, explique le conseiller aux communications à la salle Odyssée, Martin Vanasse.

Une salle de spectacle vide.

La salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau

Photo : Radio-Canada

Outre Paul Piché, Michel Rivard, Dominique Fils-Aimé et Marie-Mai, ainsi que les humoristes Jean-François Mercier et Korine Côté font entre autres partie des artistes qui défileront sur la scène de la MCG au cours des semaines à venir.

La MCG prévoit annoncer le réaménagement de l’horaire de sa programmation la semaine prochaine.

Du côté de la Ville de Gatineau, on est en train d’évaluer les grilles horaires de même que le nombre de personnes pouvant être admises dans la salle Jean-Despréz, en fonction des spectacles qui y sont planifiés à compter du 12 mars, afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur, y compris le couvre-feu. Louis Venne, Vincent Vallières, Saratoga et JW Jones figurent parmi les artistes qui y sont attendus d’ici à la mi-mai.

Trop peu pour le Minotaure

L’aide financière proposée par Québec pour soutenir le milieu du spectacle avait poussé les propriétaires du Minotaure à concevoir le Calendrier de l'Après, regroupant des événements à partir du 30 janvier. Les prestations de Fouki, de Bon Enfant ou encore de Phil G. Smith avec David Jalbert ont, depuis, dû être annulées puisque l’Outaouais demeurait en zone rouge.

Or, les mesures s’appliquant aux zones orange ne permettent toujours pas aux bars de reprendre leurs activités.

Le copropriétaire de l’établissement du Vieux-Hull, Tristan Arnaud, souhaite que les Scènes de musique alternatives du Québec (SMAQ), une organisation représentant les intérêts de salles indépendantes soutenant la musique émergente, fasse pression auprès du gouvernement pour obtenir l’autorisation de présenter des spectacles sans vendre d’alcool. L’équipe du Minotaure serait prête à renoncer à ces revenus substantiels pour les mêmes raisons qui l’ont poussée, l’été dernier, à programmer des prestations devant 40 à 60 personnes assises (au lieu de 240 debout).

Deux hommes vêtus de vêtements foncés sont assis sur des tabourets lors d'une entrevue.

Tristan Arnaud (à gauche) et Philippe Roy (à droite), copropriétaires du Minotaure

Photo : Radio-Canada

C’est sûr que ça ne vaudrait pas la peine, mais avec certaines subventions que les artistes ou leurs agents peuvent avoir, on pourrait au moins ne pas perdre, ou ne pas trop perdre d’argent, souligne M. Arnaud. Tout le monde serait content, en tout cas, chez nous. Puis je pense qu’au moins certains artistes et certaines agences seraient très contents de pouvoir faire des spectacles.

S’avouant optimiste, Tristan Arnaud précise que Le Minotaure a programmé le plus de rendez-vous possible, comme ça, dès qu’on pourra reprendre, on aura un spectacle le jour même ou le lendemain, dit-il.

Trop tard pour le SLO

De son côté, le comité organisateur du 42e Salon du livre de l’Outaouais (SLO) finalise les préparatifs de ses activités prévues entre le 25 et le 28 février. À une semaine de préavis, la directrice générale, Mélanie Rivet, explique qu’il est impossible pour l’événement de changer son fusil d’épaule.

Ça aurait été le fun il y a un mois. [À ce stade-ci], ça ne change vraiment pas grand-chose, se résigne-t-elle

Cette dernière indique qu’il est trop tard pour programmer de nouveau les séances de dédicaces en librairies annulées à la fin du mois de janvier. Par ailleurs, comme les théâtres (y compris le Théâtre de l’Île) ne peuvent rouvrir leurs portes, il est impossible de rendre certaines animations qui y seront captées accessibles au public.

Avec le nouveau couvre-feu en vigueur dès lundi, Mme Rivet se réjouit de pouvoir toutefois allonger les heures de projection de la vidéo poétique d’Anne-Marie Bouchard, qui sera présentée sur le mur extérieur du restaurant Piz'za-za, dans le centre-ville. Les gens vont peut-être plus sortir, aller dans les restos sur la rue Laval, donc j’espère qu’il y aura plus de gens qui verront la projection, mentionne-t-elle.

Le Salon du livre de l’Outaouais prévoit également marteler l’invitation au public à se rendre dans les librairies locales, maintenant rouvertes, pour découvrir les œuvres des auteurs de sa programmation.

Avec la collaboration de Marilou Lamontagne, Valérie Lessard et Kevin Sweet

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