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Difficile d’empêcher les variants d’entrer au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Donald Aubin parle aux médias.

Le Dr Donald Aubin pense qu'il sera difficile d'éviter que des variants de la COVID-19 entrent au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Il n’est pas impossible que l’un des nombreux variants de la COVID-19 n'entre pas au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais ce sera « difficile à éviter », croit le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin.

Au Québec, 16 cas de contamination par un variant, beaucoup plus contagieux que le virus souche, ont été répertoriés et 86 formes de mutation sont en cours d’analyse. À quelques jours de la semaine de relâche et au lendemain de l’annonce du gouvernement, qui n’a pas l’intention d’ériger des points de contrôle routier, le virus et ses variants pourraient prendre de plus en plus de place.

C’est la logique même. Donc, on veut le retarder, l’empêcher de prendre trop de place rapidement. Il y a de bonnes chances, quand même, qu’un virus comme ça prenne plus de place avec les semaines. J’ai l’impression que ça va être assez difficile à éviter. Ce n’est pas impossible, mais ça m’apparaît difficile , a convenu le directeur de la santé publique au cours d’une entrevue accordée à Radio-Canada.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui recense quatre nouveaux cas de COVID-19 mercredi et 25 cas actifs, est jusqu’ici épargné en ce qui concerne les variants. Comme le précise le Dr Aubin, tous les hôpitaux de grande taille du Québec seront bientôt équipés pour les détecter.

Le criblage se développe secteur par secteur au niveau du Québec. Ça a commencé il y a quelques jours. L’ensemble des hôpitaux majeurs vont être équipés pour le faire bientôt. Actuellement, au niveau de la région, on y va avec des critères : les gens qui arrivent de l’extérieur, les gens qui se réinfectent. On a des critères comme ça qui nous permettent de faire cribler, mais on fait cribler dans d’autres milieux. Le criblage nous permet de voir s’il y a une possibilité ou même une probabilité d’avoir un variant et si ça sort positif, il faut faire un séquençage , poursuit le patron de la santé publique régionale.

Semaine de relâche

Les déplacements interrégionaux demeurent non-recommandés, mais permis au cours de la semaine de relâche scolaire. Donald Aubin confie qu’il n’était pas contre la mise en place de barrages policiers pour limiter le nombre de visiteurs qui entrent dans la région.

Ça m’apparaissait plausible, sauf que j’étais un peu ambivalent. Évidemment, un barrage, c’est intéressant, mais l’effet de vraiment arrêter les gens de venir, c’est quand même limité. Ça dépend du type de barrage, du type de décret. C’est assez complexe alors qu’on sait l’impact de nos décrets qui sont en place, comme les couvre-feux et les rassemblements. Insister plus sur ces chapitres, ça m’apparaît intéressant aussi , dit Donald Aubin, qui croit qu’une présence policière accrue, comme l’a annoncée la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, devrait ralentir les ardeurs des citoyens potentiellement récalcitrants.

La santé publique régionale demande d’ailleurs aux gens de l’extérieur et aux Saguenéens et Jeannois de respecter les règles.

On demande aux gens de limiter leurs déplacements, de rester dans leurs bulles. On sait que ça peut être difficile, mais c’est vraiment ce qu’on demande , renchérit le Dr Aubin.

Vaccination

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean vise toujours la fin février pour la fin de la campagne de vaccination des personnes âgées vivant en résidences privées pour aînés (RPA). Une cinquantaine d’employés de ces résidences restent aussi à vacciner. Des vaccins sont attendus sous peu en provenance des États-Unis, mais les conditions météorologiques des derniers jours ont provoqué quelques retards.

S’il ne peut statuer sur le nombre exact de doses reçues, le Dr Aubin croit qu’il s’agira d’une bonne quantité, à peu près dans les mêmes ordres de grandeur que janvier .

Par ailleurs, le CIUSSS a conclu une entente avec la direction de Place du Royaume pour l’implantation de la clinique de vaccination COVID-19 de Chicoutimi. Elle sera située dans l’ancien magasin Bouclair. La campagne dans la population sera lancée dès que les clientèles ciblées prioritaires auront été vaccinées.

Ça va nous permettre d’avoir un site bien connu, facilement accessible. Ça nous permet d’assurer une proximité , dit le médecin, ajoutant que les espaces se déclinent sur 10 000 pieds carrés.

La façade extérieure du centre commercial Place du Royaume

L'ancien magasin Bouclair de Place du Royaume a été ciblée pour accueillir la clinique de vaccination COVID-19 de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Enfin, la situation se stabilise dans les hôpitaux de la région en raison de la baisse marquée du nombre de cas de coronavirus. À l’Hôpital de Chicoutimi, il n’y a pratiquement plus de délestage (report ou annulation d’activités médicales). Au pire de la crise, le délestage atteignait 60 %.

Une seule personne est actuellement hospitalisée après avoir contracté la COVID-19.

À partir d’une entrevue réalisée par Flavie Villeneuve

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