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Red Deer s’inquiète de l’augmentation de ses cas de COVID-19

Des voitures garées devant une usine.

La mairesse de Red Deer espère que la fermeture de l'abattoir Olymel aidera à limiter la propagation du coronavirus.

Photo : CBC

Émilie Javeri

Malgré la fermeture de l’abattoir Olymel en raison d’une éclosion de COVID-19, l’augmentation du nombre de cas dans la région de Red Deer inquiète.

La situation est très préoccupante, a reconnu la mairesse de Red Deer, Tara Veer, qui a tenu une conférence de presse mercredi.

D’autant plus qu’ailleurs dans la province les chiffres se stabilisent et que, par endroits, ils baissent même, a-t-elle ajouté.

Mardi, la ville de Red Deer comptait 420 cas actifs, dont 192 liés à l’éclosion au sein de l’abattoir Olymel. Cela représente près de 395 cas actifs pour 100 000 habitants.

À titre de comparaison, le secteur le plus touché de Calgary affiche un taux de 283 cas actifs pour 100 000 habitants. À Edmonton, le taux le plus élevé est de 154 cas actifs pour 100 000 habitants.

Selon la mairesse, la fermeture de l’usine est une bonne chose. En plus de la quarantaine des travailleurs et des membres de leur famille, le traçage des contacts sera déterminant. 

Elle a exhorté la population à respecter les mesures sanitaires : Nous sommes à un moment critique.

Si nous échouons [à arrêter la propagation au sein de la communauté], nous serons dans une situation encore plus inquiétante dans 10 à 14 jours.

Une citation de :Tara Veer, mairesse de Red Deer

En conférence de presse mardi, la médecin hygiéniste en chef de l'Alberta, Deena Hinshaw, a expliqué que les autorités locales offrent de l'aide aux travailleurs d'Olymel qui en auraient besoin, que ce soit pour s'isoler ou se faire tester.

Trois représentants syndicaux manifestent sur le bord d'une route.

Des représentants syndicaux ont manifesté mercredi matin devant l’usine Olymel de Red Deer.

Photo : CBC / Heather Marcoux

Tout comme la mairesse de Red Deer, Gil McGowan, président de la Fédération des travailleurs de l'Alberta, est inquiet.

Il est essentiel, selon lui, que la direction de l’usine et le gouvernement provincial gèrent bien l'éclosion.

[L’éclosion] peut potentiellement mettre en danger la vie et la santé des travailleurs de cette usine, mais, parce que ces travailleurs ont [souvent] deux emplois, qu’ils vivent au sein de la communauté, elle peut avoir des conséquences importantes sur la santé et la sécurité d’une communauté plus large, mentionne-t-il.

L’abattoir Olymel compte près de 1850 travailleurs. Environ 60 % d’entre eux occupent au moins un autre emploi à l'extérieur de l’abattoir.

« Le risque de propagation à d'autres lieux de travail est réduit autant que possible », a pour sa part assuré La Dre Hinshaw.

Une éclosion dans une usine comme celle-ci peut se transformer en éclosion communautaire, et [le nombre de cas] va alors continuer de croître de manière exponentielle.

Une citation de :Gil McGowan, président de la Fédération des travailleurs de l'Alberta

D’après Gil McGowan, pour limiter la propagation de la COVID-19, les autorités sanitaires devraient beaucoup plus s'intéresser à ce qui se passe sur les lieux de travail. 

Je suis inquiète parce que mes enfants vont à l’école, dit Chantelle Orpen, une habitante de Red Deer. Si un parent malade rentre à la maison, que son enfant attrape [la COVID-19] et qu’il la ramène à l’école, c’est ce qui me rend nerveuse.

Bien sûr, il y a toujours une crainte, reconnaît Conrad Berglund, qui travaille dans l’un des salons de tatouage de Red Deer. Nous allons simplement faire du mieux que nous pouvons, porter un masque, suivre les règles et espérer que ça n'empirera pas.

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