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Zone rouge : optimisme dans Charlevoix, déception à Montmagny

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Photos covid ville de Québec panneau lumineux signalisation routière COVID Zone rouge neige

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Des sous-régions qui avaient bénéficié d'un allègement de leurs mesures sanitaires lors de la première vague se disent résignées et déçues de demeurer en zone rouge.

La région de Charlevoix et de Montmagny, située respectivement dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, vont demeurer en zone rouge pour les prochaines semaines.

Les deux secteurs combinés ne comptent qu'une poignée de cas actifs.

Dans Charlevoix, malgré la zone rouge, des entreprises affirment être en mesure de tirer leur épingle du jeu. C'est le cas du groupe Le Massif.

Au niveau de l'hébergement, ça va très bien. On est presque complet pour la semaine de relâche, souligne André Roy, vice-président exécutif du groupe Le Massif.

André Roy, vice-président exécutif et directeur général du Groupe Le Massif, en entrevue à Radio-Canada.

André Roy, vice-président exécutif et directeur général du Groupe Le Massif

Photo : Radio-Canada

La zone orange aurait toutefois certainement permis certaines rentrées d'argent.

C'est sûr qu'être en zone orange on aurait pu offrir de la restauration, on aurait eu plus de liberté pour les cours de glisse [...]. D'un point de vue commercial, ça aurait pu être plus intéressant, mais on soutient le gouvernement au Massif, croit M. Roy.

Si on veut en finir de cette pandémie-là, il faut écouter les décisions.

André Roy, vice-président, groupe Le Massif

Depuis le début de la saison, on suit les mesures sanitaires. On a une clientèle très disciplinée. Je ne vois pas de problème. On va continuer de faire ce qu'on fait. Tout le monde est conscient qu'on doit prendre des mesures, conclut M. Roy.

Rassuré

Le fait de rester en zone rouge rassure Daniel Guay, propriétaire de l'agence de location Hébergements Charlevoix.

Depuis plusieurs semaines, son entreprise a dû annuler des réservations en raison notamment de l'interdiction de rassemblement. Aujourd'hui, les clients ont une certaine compréhension des mesures de la zone rouge.

Je crois que c'est correct. Le fait d'être en zone orange, ça aurait été beaucoup plus complexe. Les accès auraient été plus faciles pour les gens de l'extérieur. Je crois que ça va être plus facile à gérer durant la semaine de relâche.

Selon lui, un changement de zone aurait compliqué la situation.

Les gens ont réservé la semaine de relâche très tôt. On a été complet très très tôt. Par contre, les gens avaient réservé en plusieurs bulles. On a dû annuler et on a reloué, illustre M. Guay.

Déception et résignation à Montmagny

Avec seulement cinq cas actifs, les régions de Montmagny et de L'Islet, où le nombre de cas a considérablement chuté au cours des dernières semaines resteront, en zone rouge.

On est déçus. Ça fait plusieurs semaines qu'on pourrait être jaune, même vert, estime René Laverdière, le préfet de la MRC de L'Islet et maire de Saint-Adalbert. Le gouvernement Legault a dit qu'il y allait par région administrative, et non par sous-région, ce qui n'était pas le cas lors de la première vague, remarque l'élu.

Des gens marchent sur le trottoir à Montmagny.

La Ville de Montmagny et la Chambre de commerce locale ont mis en place des mesures pour favoriser l'achat local.

Photo : Radio-Canada

La déception est là, mais c'est une décision du gouvernement, on ne peut pas y faire grand chose.

René Laverdière, préfet de la MRC de L'Islet et maire de Saint-Adalbert

Incompréhension et ouverture définitive des restos

La région se trouve à quelques kilomètres du Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent, pourtant en zone orange.

Bien qu'il avait de l'espoir d'ouvrir, le propriétaire du restaurant Saint-Hubert à Montmagny, Martin Pagé, aurait aimé être traité comme le Kamouraska, comme pour la première vague.

Ça vient un peu dur à comprendre. Ça peut être frustrant. Encore là, je pense que ce sont les hôpitaux et la population qu'il faut protéger, croit le restaurateur.

Des chaises entreposées dans le café-bistro Au coin du monde, à Montmagny.

Les chaises du café-bistro Au coin du monde, à Montmagny, resteront entreposées encore quelque temps.

Photo : Radio-Canada

Au café-bistro Au coin du monde, le copropriétaire Pierre Bouffard est aussi déçu, mais pas surpris.

On n’a pas la même réalité qu'avec Saint-Georges ou Thetford Mines. En même temps, je peux comprendre la santé publique. C'est difficile de concevoir qu'on soit obligé de suivre les mesures d'une place comme la Beauce, dans une situation comme nous.

Pierre Bouffard, copropriétaire, café-bistro Au coin du monde

Il aimerait avoir une date fixe pour une unique réouverture. Il faut être certain qu'on ne refermera pas par la suite parce que dans la restauration, lorsqu'on commande notre stock, on veut s'assurer qu'on va être en mesure de le passer.

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