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Conflit au port de Montréal : médiation suspendue et incertitude

Des conteneurs stockés dans le port.

Le Québec ne pourrait pas se permettre une grève au port de Montréal dans un contexte de relance économique, déclare le Conseil du patronat.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

La tension recommence à monter au port de Montréal, après une trêve de plusieurs mois pour tenter d'en venir à une entente sur le renouvellement de la convention collective des 1125 débardeurs.

Les médiateurs ont annoncé une suspension de leur médiation – qui n'est toutefois pas terminée, assure-t-on de source syndicale.

Le syndicat des débardeurs s'est réuni mercredi pour faire le point sur la situation, mais rien n'a filtré de ses délibérations.

Du côté des entreprises, on s'inquiète devant l'incertitude et la menace qui plane de nouveau, alors que l'économie tente de reprendre pleinement son souffle après presque un an de pandémie de COVID-19.

Ce n'est pas une bonne nouvelle! Il est clair qu'un conflit au port de Montréal, dans le contexte actuel particulièrement, ne peut qu'être très néfaste pour la relance économique à laquelle tous nous aspirons.

Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec (CPQ)

Dans les faits, le vote de grève de cette section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, date de décembre 2018. Le vote a dû être repris et reconfirmé à plusieurs occasions depuis, vu les délais qui s'étaient écoulés avant l'exercice effectif du droit de grève.

De longues audiences sur les services essentiels à maintenir, advenant une grève, avaient eu lieu devant le Conseil canadien des relations industrielles, en 2019.

Puis, une grève d'une dizaine de jours avait finalement été déclenchée, en août 2020, par le syndicat des 1125 débardeurs.

Les parties – le syndicat local du SCFP et l'Association des employeurs maritimes – avaient conclu une trêve qui devait durer sept mois, jusqu'en mars 2021.

Les parties voulaient ainsi se donner le temps de négocier calmement et sans pression la nouvelle convention collective. Elles s'étaient alors engagées à un silence médiatique.

Des grévistes à l'entrée du port, dont un avec une pancarte disant « AEM à toi de décider le respect ou la guerre ».

Une grève d'une dizaine de jours avait été observée en août 2020 par les débardeurs du port de Montréal.

Photo : Ivanoh Demers

Le fait que les médiateurs aient maintenant conclu à la suspension de la médiation, un mois avant la fin de la trêve, laisse songeur.

Certains clients membres du CPQ commencent déjà à regarder des options pour éviter d'être pris dans le conflit, s'il y avait un conflit au port de Montréal. Malheureusement, ce que ça démontre, cette situation-là, c'est beaucoup d'incertitude. Et l'incertitude est vraiment l'ennemie d'une relance économique, a déploré M. Blackburn.

Du côté syndical, le SCFP n'a pas voulu commenter. Mais il a insisté sur le fait que la médiation n'était pas terminée, seulement suspendue.

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