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Mécontentement des « oubliés » de la zone orange en Outaouais

Un spa l'hiver.

Le Nordik Spa-Nature à Chelsea, en Outaouais

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Radio-Canada

Au moment où l’Outaouais se prépare à passer en zone orange le 22 février, plusieurs entrepreneurs dénoncent le fait que leur secteur économique soit oublié par le gouvernement Legault.

Mardi, le premier ministre François Legault a annoncé une poignée de changements qui entreront en vigueur la semaine prochaine. L'Outaouais – où moins de 100 cas confirmés de COVID-19 ont été recensés la semaine dernière – passera du rouge à l'orange dès le lundi 22 février, notamment par souci de cohérence avec la situation en vigueur à Ottawa et dans l'est ontarien.

En zone orange, le couvre-feu sera maintenu entre 21 h 30 et 5 h du matin et les déplacements entre les régions et les provinces resteront non recommandés. Les rassemblements dans les lieux privés demeureront également interdits.

Les restaurants pourront ouvrir avec une limite de deux adultes par table, accompagnés de leurs enfants d’âge mineur, avec tenue de registre et preuve de résidence de la région. Les bars, brasseries, casinos et tavernes demeureront fermés.

Pour ce qui est des activités sportives et de loisirs, elles sont permises dans les lieux publics intérieurs pour les personnes seules, en duo ou entre personnes habitant à la même adresse. Les centres de conditionnement physique pourront aussi accueillir les clients.

Par ailleurs, une série d'activités seront également permises à compter du vendredi 26 février, juste à temps pour la semaine de relâche. La pratique de sports intérieurs individuels, en duo ou en famille, qui était déjà permise en zone orange, pourra également reprendre en zone rouge. Les patinoires et les piscines pourront donc recommencer à accueillir une partie de leur clientèle.

Une décision injuste, disent certains

Ces allégements font toutefois des mécontentements en Outaouais, dont Sylvie Lavarière, qui donne des cours d'aquaforme, à Papineauville.

C’est triste, parce que les médecins ont pris la peine d'expliquer au gouvernement que c’est bénéfique pour les gens de faire de l'activité en eau chlorée. Nos clients ont plus que 40 ans, ils ne vont pas dans les gyms, n'ont pas beaucoup d'autres choix.

Une citation de :Sylvie Lavarière, enseignante d'aquaforme

C’est pas juste, parce que les gyms ont le droit d'ouvrir et pas nous, ajoute Mme Lavarière. On ne porte pas de masque, mais on garde les deux mètres et on est dans l’eau chlorée. Quand on est dans l'eau, on ne se déplace pas, on fait le mouvement à notre place, les dangers sont minimes par rapport à toutes les autres activités permises. On va dans un centre d'achat, tout le monde touche à tout.

Même son de cloche à la Sporthèque, même si sa propriétaire, Élaine Dupras, est heureuse de pouvoir au moins rouvrir son centre d’entraînement physique.

Je suis d'accord avec Mme Lavarière par rapport aux piscines. Ça a été prouvé que pour les exercices dans l'eau chlorée, le risque est tellement minime, soutient Mme Dupras. Dans les gyms, on parle de 0,06 % de risque d’éclosion, alors dans les piscines, c’est encore plus bas. Il y a certaines situations qui sont frustrantes comme ça.

Pendant la semaine de relâche, on pourra ouvrir notre piscine, mais malheureusement, les gens qui font de l’aquaforme ne pourront pas avoir de cours, parce que les cours de groupe ne sont pas permis, conclut-elle.

Incompréhension pour les spas

On est dans le néant, soutient pour sa part Daniel Gingras, copropriétaire du Nordik Spa-Nature, à Chelsea, et membre de l’Association québécoise des spas. Son entreprise ne pourra offrir ses services malgré le changement en zone orange en Outaouais.

On s'en doutait, n'empêche qu'on est hyper frustré de ça. On se pose la question : pourquoi on reste fermé? C'est incohérent, surtout si on se compare aux gyms, resto, cinémas, soutient M. Gingras.

Selon lui, son entreprise avait bien répondu aux critères du dernier déconfinement et il n’y avait pas eu d'éclosion à son spa pendant les trois mois de services, avant les fêtes.

L'été dernier, on avait rouvert, on avait un plan sanitaire en place qui fonctionnait, qui prônait la distanciation. On a investi beaucoup d'argent dans nos installations, aussi dans nos façons de faire, avec les masques et les réservations. Et ce plan-là avait été approuvé par la Santé publique du Québec, donc on ne comprend pas pourquoi maintenant on ne peut pas rouvrir.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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