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Chute de 21 % des profits d’Hydro-Québec en 2020

Immeuble avec le logo d'Hydro-Québec.

La société d'État a vu ses profits fondre de 21 % en 2020.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Sans surprise, la pandémie de COVID-19 et les températures douces en 2020 ont eu un effet à la baisse sur les revenus d'Hydro-Québec. Son bénéfice net a diminué de 620 millions de dollars par rapport à l’année précédente.

La société d’État a néanmoins enregistré des profits de 2,3 milliards de dollars et versera un dividende de 1,7 milliards au gouvernement du Québec.

Globalement, la consommation d’électricité a diminué de 4 % l’année dernière sur le marché québécois, ou de 146 millions de dollars. La hausse de la demande dans le secteur résidentiel n’a pu compenser la chute dans les secteurs commercial, institutionnel et industriel.

Hydro-Québec peut aussi dire merci à la fin du long lock-out à l’aluminerie ABI de Bécancour. La reprise complète des activités en 2020 a permis d’engranger quelque 200 millions de dollars de revenus.

La société d'État a, de plus, fait face à une baisse de 25 % des prix sur ses marchés d'exportation, mais la présidente et directrice générale Sophie Brochu a souligné l’avenir radieux en la matière aux États-Unis à l’occasion de la présentation des résultats de l’exercice 2020. En plus du Massachusetts, les vannes sont en voie de s’ouvrir pour l’État de New York.

En plus de cette variation négative de 116 millions de dollars due à la baisse des exportations, d'autres facteurs, totalisant 358 millions de dollars, ont contribué au fléchissement du bénéfice net, dont un impact de 173 millions lié aux régimes de retraite.

Les bénéfices d'Hydro-Québec au cours des dernières années :

  • 2019 : 2,9 milliards de $ (dividende de 2,19 milliards de $)
  • 2018 : 3,2 milliards de $ (dividende de 2,39 milliards de $)
  • 2017 : 2,89 milliards de $ (dividende de 2,14 milliards de $)
  • 2016 : 2,86 milliards de $ (dividende de 2,14 milliards de $)

Exprimées en volume, les ventes ont été de 171,4 térawattheures (TWh), en recul de 3,2 TWh par rapport à 2019.

Provision de 161 millions pour mauvaises créances

Le ralentissement des activités causé par la COVID-19 a définitivement eu le plus de conséquences sur les résultats financiers. Un impact évalué à 325 millions de dollars. Par exemple, la provision pour factures impayées oscille, bon an mal an, autour de 90 millions de dollars; 71 millions de dollars ont dû être ajoutés à cette somme en 2020.

Mme Brochu a qualifié de bienveillantes les mesures d’allègement pour les clients qui ont eu des problèmes financiers, dont un moratoire sur les interruptions de service. Ça a un coût, a-t-elle dit, mais c’était approprié de le faire.

Si on a un vaccin dans un délai optimiste, nous pourrons retomber sur nos pattes à la fin de la prochaine année. On est tributaire de l’évolution de l’économie. Aujourd’hui, il y a une injection massive de capital par les gouvernements. Le jour où ces appuis ne seront plus là, il y aura un réveil plus ou moins brutal.

Une citation de :Sophie Brochu, PDG d'Hydro-Québec

Investissements au ralenti

Les investissements d’Hydro-Québec dans ses infrastructures se sont chiffrés à 3,4 milliards de dollars, soit moins qu’attendu. En 2021, on ouvre la machine et on va investir 4,6 milliards de dollars dans l’économie, a indiqué Sophie Brochu. On devance des investissements. On cherche à donner un coup à la relance de l’économie.

Elle a reconnu que le projet de la Romaine-4 sur la Côte-Nord va être mis en service une année plus tard que prévu, donc fin 2022, en raison de la mise sur pause du chantier pendant six semaines. Ce report n’aurait pas d’incidence sur les coûts totaux de plus de 8 milliards de dollars du complexe.

La direction d’Hydro-Québec se montre confiante pour 2021 et dit avoir un confort raisonnable de pouvoir générer un bénéfice de 400 millions de dollars supplémentaires.

Rappelons que, depuis l’adoption du projet loi 34 en 2019, Hydro-Québec ne peut plus demander à la Régie de l’énergie une augmentation significative de ses tarifs. L’organisation doit désormais limiter cette hausse annuelle à 2 %, arrimée à l’inflation.

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