•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré les mesures sanitaires, une semaine de relâche redoutée dans l’Est-du-Québec

Un chalet dans la neige.

La location de chalets est au cœur des préoccupations d'élus à l'approche de la semaine de relâche (archives).

Photo : iStock

Des députés de l’Est-du-Québec sont peu rassurés par les mesures annoncées hier par le premier ministre François Legault pour encadrer la semaine de relâche et éviter une flambée des cas de COVID-19.

Il n’y a pas beaucoup de changement pour une région comme la nôtre a laissé tomber le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

M. Ouellet dit s’inquiéter des locations de chalets dans les zones orange comme la Côte-Nord par des citoyens provenant de zones rouges.

Ce que le gouvernement dit aux Québécois et aux Québécoises, c’est qu’il faut encore une fois être préventifs [...] et il faut encore une fois prendre nos précautions, estime Martin Ouellet.

Une inquiétude qui rejoint celles de sa collègue députée de Duplessis, Lorraine Richard.

Ce qu’on entend des gens, c’est qu’ils font des efforts et que notre situation [épidémiologique] n’est pas prise en compte, dénonce-t-elle.

À titre d’exemple, elle évoque la situation sur l’île d’Anticosti.

Je trouve cela aberrant qu’il y ait un couvre-feu sur l’île d’Anticosti, où il n’y a même pas de policier, où il n’y a qu’un seul magasin général.

Une citation de :Lorraine Richard, députée péquiste

Mme Richard s’inquiète par contre non pas des visiteurs de régions en rouge, mais du retour de citoyens de la Côte-Nord, qui pourraient avoir été visiter d’autres régions pendant la semaine de relâche.

On a peur que les gens de notre région louent des chalets dans d’autres régions où il y a une meilleure offre d’activités extérieures, explique-t-elle. Quand eux vont revenir, est-ce qu’il y a des mesures de mises en place? On ne le sait pas!

Un manque de transparence

De son côté, le député péquiste de Matane-Matapédia et chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, s’est voulu plus incisif au micro de l’émission Info-réveil mercredi matin.

Ça va être difficile pour les parents et pour les enfants de passer à travers la semaine de relâche avec peu d'activités de permises, croit-il, jugeant que le gouvernement y va d’un pari risqué.

Je me souviens de l'an dernier, où la semaine de relâche avait été pointée du doigt par le gouvernement comme étant la source de tous nos malheurs.

Pascal Bérubé en point de presse.

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

M. Bérubé aurait souhaité voir une bulle de l’Est-du-Québec avec des barrages routiers pour interdire le passage d’une zone rouge à une zone orange.

On ne fait rien pour dissuader les gens de voyager entre les régions, dénonce le député.

Il s’en est également pris à ce qu’il considère comme un manque de transparence de la part du gouvernement et de la santé publique.

Je suis toujours convaincu que le gouvernement devrait rendre publics tous les avis [de la santé publique]. C’est la moindre des choses. Dans une situation de crise, il faut créer de l’adhésion et je sens qu’elle s’effrite, indique M. Bérubé.

Une position partagée par son collègue de la Côte-Nord, Martin Ouellet, qui s’attendait à ce que le gouvernement indique les barèmes à respecter pour qu’une zone passe de l’orange au jaune, puis du jaune au vert.

Par la bande, Pascal Bérubé a également critiqué le manque de transparence de certaines directions régionales de santé publique, qui éviteraient, selon lui, de laisser des avis écrits de crainte qu’ils ne soient rendus publics à la suite d’une demande d’accès à l’information.

Il a notamment cité en exemple le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de santé publique pour le Bas-Saint-Laurent.

Ils [les directeurs régionaux] ne relèvent que de la direction de la santé publique qui, elle, ne relève que du premier ministre. Ce n'est plus la santé publique dans le sens de donner toute l’information au public, ça devient, d’une certaine façon, une extension du bureau du premier ministre.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n'a pas voulu répondre à nos questions au sujet des allégations du député concernant le Dr Leduc.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !