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Accord sur le nucléaire : le directeur de l'AIEA propose de se rendre en Iran

Des centrifugeuses dans une usine

Cette photo publiée par l'AIEA en novembre dernier montre des centrifugeuses à l'usine de Natanz, en Iran.

Photo : La Presse canadienne / AP/AIEA

Agence France-Presse

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a proposé de se rendre en Iran pour « trouver une solution » , alors que Téhéran compte prochainement limiter l'accès des inspecteurs à certaines installations.

Dans un rapport remis mardi aux États membres, Rafael Grossi a confirmé avoir été informé par l'Iran du fait qu'à compter du 23 février, le pays cesserait de mettre en œuvre des mesures volontaires de transparence, selon une déclaration de l'agence transmise à l'AFP.

Le chef de l'agence onusienne confirme ainsi un bref message publié lundi sur Twitter par Kazem Gharibabadi, représentant de l'Iran au siège de l'AIEA à Vienne.

Une loi contraignant le gouvernement

Tenu par les conservateurs, le Parlement iranien a adopté en décembre une loi imposant en substance au gouvernement modéré-réformateur d'arrêter en février la mise en œuvre du protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) si les sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018 n'étaient pas levées d'ici là.

Cela signifierait, entre autres, que Téhéran cesserait d'autoriser aux inspecteurs de l'AIEA un accès limité à des installations non nucléaires, notamment militaires, sous certaines conditions, en cas de soupçons d'activités nucléaires illégales.

Face à cette situation, le responsable de l'AIEA propose de voyager en Iran afin de trouver une solution mutuellement acceptable et de permettre à l'AEIA de poursuivre son travail essentiel de vérification.

Il ajoute poursuivre les consultations avec Téhéran, sans plus de détails sur cette éventuelle visite.

Depuis sa prise de fonctions fin 2019, Rafael Grossi s'est rendu une seule fois en Iran, en août 2020, et ce déplacement avait été fructueux. Les inspecteurs avaient pu avoir accès dans la foulée à deux sites, où des activités nucléaires non déclarées auraient pu avoir lieu au début des années 2000.

Le chef de l’organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali-Akbar Salehi, et le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, lors d'un point de presse à Téhéran en août 2020.

Le chef de l’organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali-Akbar Salehi, et le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, lors d'un point de presse à Téhéran, en août 2020.

Photo : via reuters / WANA NEWS AGENCY

Impasse

Depuis le retrait des États-Unis de l'accord de 2015 et le rétablissement de sanctions, l'Iran s'est affranchi progressivement de nombre de limites qu'il avait acceptées en échange justement d'un allègement des rétorsions internationales à son encontre.

Le nouveau président américain Joe Biden s'est dit prêt à sauver ce Plan d'action global commun (PAGC), censé empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique, mais seulement une fois que Téhéran aura renoué avec les restrictions prévues par le texte.

Or, la République islamique exige de son côté que Washington lève au préalable toutes ces mesures punitives.

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