•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une réouverture pas si simple pour des salles de cinéma

Des sièges vides dans une salle de spectacles.

Tous les cinémas du Québec pourront rouvrir le 26 février (archives).

Photo : Unsplash / Alex Avalos

Couvre-feu, capacité d’accueil réduite, approvisionnement en films : les propriétaires de cinémas ont plusieurs défis à relever avant de pouvoir rouvrir le 26 février. À tel point que certains pourraient choisir de garder leurs portes fermées.

À une dizaine de jours de la semaine de relâche, le premier ministre Legault a annoncé que les cinémas, les piscines et les patinoires intérieures pourront rouvrir afin d’offrir une gamme d’activités aux écoliers en congé.

Résultat : une course contre la montre s’amorce pour les propriétaires de cinéma qui devront d’abord trouver des films à présenter sur leurs écrans.

On est en mesure d’ouvrir nos complexes, reste à voir ce qu’on sera en mesure d’offrir pour la programmation, souligne le propriétaire des cinémas Le Clap qui se réjouit de la nouvelle.

Des films qui étaient déjà à l’affiche lors de la fermeture en octobre pourraient notamment être de retour comme La déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

Robin Plamondon dans une salle de cinéma.

Le directeur général des cinémas Le Clap, Robin Plamondon, assis dans l'un des fauteuils ajustables.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

C’est la masse critique des cinémas qui fait foi de tout au niveau de la programmation, souligne Robin Plamondon. Il estime que la réouverture de tous les cinémas de la province devrait convaincre les distributeurs de rendre leurs films disponibles.

Mais il faudra que ce soit à petit prix pour convaincre le directeur général des cinémas Des Chutes et Lido à Lévis de rouvrir ses salles.

Il ne faut pas que je mange de l’argent, souligne Sylvain Gilbert.

Il ne sera d’ailleurs pas possible de vendre de la nourriture et des boissons. Pour les deux cinémas lévisiens, ça représente 80 % des revenus en moins.

Capacité d’accueil et couvre-feu

Autre coup dur sur les finances des cinémas, la capacité d'accueil réduite. Alors que la relâche génère généralement des journées à 3000 clients par jour pour un seul établissement, M. Gilbert devra se limiter à 500 personnes pour respecter la distanciation physique.

Enfin, le maintien du couvre-feu complique aussi la tâche des propriétaires. Robin Plamondon du Clap souligne que les représentations en soirée sont les plus payantes. Or, avec le couvre-feu, elles ne pourront pas avoir lieu.

On demande qu'il y ait un adoucissement pour les zones rouges pour que les gens puissent présenter leur billet de spectacle de cinéma pour pouvoir retourner à la maison où que le couvre-feu soit déplacé à 21 h 30, soutient M. Plamondon.

De son côté, M. Gilbert songe à ajouter des représentations le matin pour remplacer celles du soir. Il rencontrera son équipe dans les prochains jours pour décider s'il rouvre ses salles et dans quelles conditions.

La réouverture des cinémas est prévue le 26 février, le port du masque d'intervention sera obligatoire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !