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La famille d’un détenu mort après un incident dans un pénitencier réclame une enquête

Le centre correctionnel de Headingley au Manitoba.

La victime était incarcérée au centre correctionnel de Headingley au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Radio-Canada

La famille de William Walter Ahmo réclame une enquête publique sur la mort du détenu au pénitencier de Headingley. Ils mettent en cause le comportement des agents correctionnels.

Le membre de la Première Nation Sagkeeng est mort dimanche après ce que la police a qualifié d’incident, avec des agents correctionnels, le 7 février.

L'homme de 45 ans a subi des blessures graves et a été transporté au Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

Nous allons nous battre pour nous assurer que la vérité sorte. Nous allons nous battre pour nous assurer que les gardiens qui ont fait ça à Will et les autres qui ne l’ont pas protégé répondent de leurs actions et de leur inaction, écrivent les membres de la famille dans un communiqué.

Nous allons nous battre pour qu’aucune autre famille n'ait à subir ce que nous subissons, poursuit la famille dans le communiqué.

Selon ce dernier, les circonstances du déplacement de l’homme de 45 ans à l’hôpital sont suspectes, la famille disant avoir entendu des descriptions dérangeantes du comportement des agents correctionnels avant sa mort.

Le communiqué ne fournit aucune description des faits qui se seraient produits dans la prison.

En plus d’une enquête publique, la famille réclame une enquête véritablement indépendante sur la mort de M. Ahmo. Elle dit qu’elle ne fait pas confiance au Service de police de Winnipeg, à la Gendarmerie royale du Canada ou à l’Unité d’enquête indépendante du Manitoba.

Le ministère de la Justice a indiqué mardi qu’il effectuait un examen de l’incident à l’interne et que la mort avait été signalée au médecin légiste en chef de la province.

Une famille en deuil

La famille indique qu’elle ne souhaite pas accorder d’entrevue pour le moment, mais plusieurs proches de M. Ahmo ont fait une déclaration à titre personnel.

Mon cœur souffre pour mon fils Will, dit la mère du défunt, Darlene Ahmo. Mon fils avait du bien en lui, il aimait son fils et il ne méritait pas de mourir de cette façon.

Le fils de M. Ahmo, Emory, ajoute que son père était le protecteur de sa famille pendant une période difficile.

J’espère et je prie seulement que le Canada et la loi punissent ceux qui sont responsables de sa mort, dit-il.

La sœur de William Walter Ahmo affirme que le mauvais traitement qu’a subi son frère doit être dévoilé. Ces prisonniers sont autant des êtres humains que nous et méritent d’être traités avec dignité, poursuit-elle.

Une conférence de presse sera tenue ultérieurement, selon le communiqué.

Le grand chef de l'organisation autochtone Southern Chiefs, Jerry Daniels, réclame lui aussi une enquête sur la mort du détenu.

Il n’y a pas de temps à perdre dans cette affaire, et nous allons tenter par tous les moyens d’obtenir des réponses et une justice véritable, dit-il.

Le chef de la Première Nation de Sagkeeng, Derrick Henderson, a indiqué en entrevue lundi que des agents correctionnels ont surveillé M. Ahmo à l’hôpital. En raison de restrictions liées à la COVID-19, la famille n’a pas pu le voir jusqu’au soir de sa mort, ajoute-t-il.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'Headingley a indiqué par voie de communiqué que le Groupe des crimes majeurs de la GRC mène l’enquête.

Avec les informations d'Ian Froese

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