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Signalement mensonger à New York : abandon des poursuites contre une Canadienne

Amy Cooper parle au téléphone en tenant son chien par le collier.

Amy Cooper avait composé le 911 et allégué qu'elle était menacée par un homme afro-américain.

Photo : Facebook

Agence France-Presse

Le bureau du procureur de Manhattan a abandonné mardi les poursuites contre une femme blanche qui avait inventé son agression par un homme noir à Central Park en mai 2020, après qu'elle eut suivi une formation de sensibilisation au racisme.

La décision d'abandonner les poursuites a été prise après qu'Amy Cooper, 41 ans, eut suivi cinq séances de sensibilisation au racisme, a indiqué mardi la procureure Joan Illuzzi devant un juge new-yorkais, selon un compte rendu de son intervention.

L'idée était non pas de punir, mais d'éduquer et de promouvoir la réconciliation, a expliqué la procureure.

Selon le formateur qui a suivi Mme Cooper, cité par la procureure, ces séances ont été émouvantes et Mme Cooper a beaucoup appris. Cela a permis l'abandon du chef d'accusation de faux signalement d'un délit, qui lui faisait risquer jusqu'à un an de prison.

L'histoire d'Amy Cooper avait frappé les esprits l'an dernier, d'autant qu'elle avait coïncidé avec la mort de George Floyd à Minneapolis, qui avait déclenché un mouvement historique contre le racisme à travers les États-Unis.

Cette femme blanche avait été filmée par un ornithologue amateur, noir, alors qu'elle promenait son chien sans laisse, dans une partie un peu sauvage de Central Park où les chiens sont censés être tenus en laisse.

Furieuse, elle avait appelé la police – tout en étant filmée – et avait affirmé être menacée par un Afro-Américain.

Elle avait ensuite rappelé la police pour affirmer que l'homme, Christian Cooper (auquel elle n'était pas apparentée), avait essayé de l'agresser, selon la plainte diffusée par le procureur.

Une fois la police sur place, cette vice-présidente d'une société de gestion avait reconnu qu'il ne l'avait pas approchée. Elle avait été largement critiquée sur les réseaux sociaux et licenciée dans la foulée.

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