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Les maires ont des avis divisés quant aux mesures pour la semaine de relâche

Des enfants s'amusent dans la neige pendant la semaine de relâche.

Les avis des maires sont divisés quant au relâchement des mesures pour la semaine de relâche

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que Québec annonce des assouplissements pour la semaine de relâche, le maire de Granby Pascal Bonin se dit inquiet de ce relâchement, et craint une flambée de nouveaux cas à l’issue de la semaine de relâche. De son côté, la mairesse de Magog soutient que le risque est calculé.

Le premier ministre François Legault permet une plus grande flexibilité concernant la pratique du sport à l’intérieur et la réouverture des cinémas en zone rouge. Il soutient également que bien que la location de chalet en dehors de sa région ne soit pas recommandée, cela ne sera pas interdit, et il n'y aura pas de barrages policiers pour limiter les déplacements.

Rien pour rassurer le maire Pascal Bonin. Pour l’une des rares fois depuis le début de la pandémie, on semble en Estrie et dans la région de la Haute-Yamaska avoir pris un peu le dessus. [...] On semble avoir fait des gains avec le couvre-feu. La population de Granby est assez âgée, donc on se méfie beaucoup de cette semaine de relâche qui, je le rappelle, il y a un an, a été un facteur très important de la recrudescence de la pandémie, explique-t-il.

Au printemps dernier chez nous, ça a été très problématique. En fin de semaine dernière, on sentait, avec le ski, un engouement pour la région. C’est correct, on a une belle région. Mais je ne suis pas sûr que ça soit le bon temps pour venir nous voir.

Une citation de :Pascal Bonin, maire de Granby

Le premier ministre François Legault a admis, en conférence de presse, que les nouveaux variants sont une source d'inquiétudes pour la santé publique. Le maire de Granby abonde dans le même sens. Avec les variants qui inquiètent beaucoup, on se demande vraiment si le jeu en vaut la chandelle de tout ouvrir, et surtout, de ne pas avoir de barrages et de contrôles entre les zones, poursuit-il. On a été durement touchés dans les résidences pour personnes âgées. On est très conscients que ça ne prend pas grand-chose pour que la situation aille de l’autre côté.

La mairesse de Magog préoccupée par la santé mentale

Le discours est toutefois différent du côté de la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. Cette dernière est fermement contre l’idée de fermer les régions. Je trouve que ce n’était pas une bonne idée de fermer les régions comme on a déjà vécu, indique-t-elle.

La mairesse concède que Magog et la MRC Memphrémagog regroupent beaucoup de chalets et de résidences secondaires. Mais cela ne représente pas un risque particulier, selon elle, du moment que les règles sanitaires sont respectées. Moi-même, j’ai un chalet en Mauricie. J’y vais à mon chalet, mais je fais mon épicerie avant de partir. Je respecte les mesures sanitaires avec ma bulle familiale, lance-t-elle.

D’ailleurs, elle se dit inquiète pour la santé mentale des citoyens, notamment les jeunes. Nos jeunes ont besoin de bouger. Plus on va offrir une variété d’activités qui permettent d’avoir des saines habitudes de vie, mieux ça va aller pour tout le monde, croit-elle.

Prudence, souligne le maire de Sherbrooke

Pour le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, la prudence reste de mise durant la semaine de relâche.

On a réussi à baisser le nombre de cas de COVID, on veut que ça puisse continuer de notre côté. On veut passer une bonne semaine de relâche, alors la prudence sera de mise, souligne-t-il.

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