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Jusqu’à 400 $ de remboursement pour les fonctionnaires en télétravail

Un ordinateur portable, un casque d'écoute, un agenda et un téléphone cellulaire sur une table.

La mesure est complémentaire aux déductions fiscales pour le télétravail qui ont déjà été annoncées par Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Les employés de la fonction publique québécoise qui effectuent du télétravail obligatoire auront droit à un remboursement pouvant atteindre 400 $ pour certaines dépenses qu’ils ont engagées depuis le début de la pandémie, a appris Radio-Canada.

La mesure sera complémentaire aux déductions fiscales déjà annoncées par Québec. Elle pourra uniquement servir au remboursement de matériel ou d’équipement visant à favoriser la santé, la sécurité et l’efficacité des travailleurs : bureau, chaise ergonomique, repose-pieds, lampe, etc.

J'ai eu moi-même l'occasion de travailler à ma table de cuisine, dans mon salon. Donc, ça peut être difficile quand ça perdure et c'était très important pour nous de valoriser la santé et la sécurité au travail de nos employés, a déclaré en entrevue à Radio-Canada la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel.

Je pense que c'est important pour nous de remercier les employés qui sont en télétravail depuis le mois de mars [...] On est très fiers de pouvoir annoncer cette mesure-là.

Une citation de :Sonia LeBel, présidente du Conseil du Trésor

Conditions

Pour obtenir jusqu’à 400 $ de remboursement, les fonctionnaires devront fournir des pièces justificatives. Ils devront également avoir effectué une prestation de travail en télétravail au cours de la période d’urgence sanitaire qui a débuté le 13 mars 2020.

Seuls les employés des ministères et organismes assujettis à la Loi sur la fonction publique seront admissibles. Selon Sonia LeBel, la mesure concerne environ 50 000 fonctionnaires.

Sonia LeBel accorde une entrevue à Radio-Canada en visioconférence.

Sonia LeBel a indiqué que cette mesure visait entre autres à remercier les fonctionnaires en télétravail pour leur contribution depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada

La ministre n’a pas avancé de coût, mais si chaque employé de la fonction publique en télétravail réclame 400 $, la facture pourrait grimper jusqu’à 20 millions de dollars.

Le gouvernement estime que 77 % du personnel de la fonction publique québécoise travaille actuellement en télétravail en raison du contexte de pandémie.

Une excellente nouvelle

L’annonce du Conseil du Trésor a été bien accueillie par les deux principaux syndicats de fonctionnaires.

Ça fait presque une année que nos membres paient eux-mêmes les services [...] C'est une excellente nouvelle qu'on commence à comprendre qu'il y a des frais à payer, a réagi la présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre.

Selon un sondage réalisé à l’interne, les membres du SPGQ ont dépensé en moyenne 480 $ depuis le début de la pandémie pour l’achat ou l’utilisation de matériel lié au télétravail.

Line Lamarre accorde une entrevue en visioconférence dans son bureau.

La présidente du SPGQ, Line Lamarre, salue la mesure annoncée par le gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui réclamait depuis plusieurs mois un montant forfaitaire pour ses membres en télétravail, se réjouit également de l’annonce. Son président, Christian Daigle, aurait toutefois aimé que le gouvernement annonce ses couleurs plus tôt.

Si on l'avait su avant, les gens auraient certainement pu garder les factures ou auraient pu s'équiper comme il faut depuis plus de 10 mois, a-t-il fait remarquer.

Encadrer le télétravail

Le bureau de Sonia LeBel a par ailleurs indiqué à Radio-Canada qu’il attendrait la fin de la pandémie avant de déposer sa politique-cadre en matière de télétravail.

L’attaché de presse de Mme LeBel, Florent Tanlet, a précisé que la politique serait élaborée en fonction du contexte post-pandémique. C’est la raison pour laquelle le gouvernement préfère attendre la fin de la crise sanitaire avant de dévoiler ses intentions.

Avec la collaboration de Véronique Prince et de Guylaine Bussière

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