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Les 7 cas de la Première Nation Pauingassi ne sont pas des variants préoccupants

Une image microscopique des cellules du nouveau coronavirus.

La santé publique avait enclenché des mesures sanitaires supplémentaires dans la communauté.

Photo : Reuters

Les 7 cas de COVID-19 dans la Première Nation Pauingassi présentant une mutation génétique ne sont pas liés au variant préoccupant du virus identifié pour la première fois au Royaume-Uni.

Dimanche, la Première Nation, située dans l’est du Manitoba, avait signalé 7 cas probables du variant B.1.1.7. Les échantillons ont été envoyés au Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, pour un séquençage génomique.

Dans un communiqué publié mardi, l’Assemblée des chefs du Manitoba a indiqué que ces infections ne sont pas dues au variant, d'après les résultats du séquençage.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, explique que le variant du virus détecté à Pauingassi présente une mutation similaire à celles du variant B.1.1.7, et que cette mutation est détectée par les tests de dépistage du variant.

Les tests de dépistage ne sont pas des tests de diagnostic, affirme le Dr Roussin, qui ajoute que le génome du virus responsable des cas à Pauingassi ressemble aux génomes du virus que l’on trouve communément au Manitoba et ailleurs au pays.

La plupart des variants, tels que celui qu’on a détecté ici, ne semblent pas avoir d’importance clinique, dit-il.

En présence d'un test de dépistage de variant positif, le Manitoba agit comme si un variant préoccupant avait été détecté, note le Dr Roussin, en raison de l’immense danger que présente l’importation de variants plus contagieux ou plus mortels au Manitoba.

Nous ne sommes pas sortis du bois pour l’instant, mais c’est un grand soulagement que nous ne soyons pas confrontés au variant B.1.1.7, déclare de son côté le chef de la Première Nation de Pauingassi, Roddy Owens.

Un avion militaire se trouve au sol et des militaires déchargent l'avion.

Des militaires arrivent dans la Première Nation de Pauingassi au début du mois de février.

Photo : Force armées canadiennes

La responsable de l’équipe provinciale de coordination des Premières Nations pour la gestion de la pandémie, la Dre Marcia Anderson, mentionne qu’il fallait agir rapidement, sachant que le variant B.1.1.7 est plus transmissible.

Nous savons qu’un retard dans la recherche de contacts, dans les tests ou dans la quarantaine peut causer une transmission beaucoup plus importante de la COVID-19. Alors des actions rapides ont été prises par tous les partenaires pour mettre en vigueur des mesures de santé publique accrues, explique-t-elle.

La Dre Anderson ajoute que c’était une bonne occasion de mieux comprendre comment la santé publique doit agir lorsque les variants préoccupants sont détectés dans une Première Nation.

Au début du mois de février, 118 des 500 habitants de Pauingassi avaient été déclarés positifs après un test de dépistage du coronavirus. Les rassemblements publics avaient été interdits, les écoles, fermées, et la population avait été confinée chez elle. L’armée avait également été appelée en renfort pour fournir de l’aide logistique.

Les Forces armées canadiennes ont déclaré que leurs interventions dans la communauté ne sont pas touchées par l'arrivée suspectée du variant.

Un cas suspecté dans une autre Première Nation

Mardi, la Première Nation de Pimicikamak est devenue la deuxième au Manitoba à se confiner, après la découverte d’au moins un cas possible de variant britannique du coronavirus.

Le chef de la communauté, David Monias, a confirmé dans un communiqué qu’un prélèvement a été envoyé au Laboratoire national de microbiologie. Le séquençage génétique de cet échantillon n’a pas encore été terminé.

Le Dr Roussin ne pense pas que ce cas soit une infection liée au variant B.1.1.7.

Jusqu'ici, un seul cas du variant britannique est confirmé au Manitoba. La personne infectée s'était rendue jusqu'à Winnipeg depuis l'Afrique en passant par l'Europe. Les autorités sanitaires ont établi l'identité de sept contacts au sein de sa famille, qui se sont isolés et ont été déclarés négatifs.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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