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Assaut du Capitole : un élu démocrate poursuit Trump et Giuliani au civil

Rudy Giuliani et Donald Trump se serrent la main sur une scène.

Rudy Giuliani et Donald Trump ont tous deux contesté la victoire de Joe Biden, criant tous deux sans preuve à une fraude électorale massive.

Photo : Reuters / Mike Segar

Un représentant démocrate a déposé, mardi, une plainte contre l'ex-président Donald Trump, son ancien avocat personnel Rudy Giuliani et deux groupes extrémistes de droite, car il les accuse d'avoir conspiré pour bloquer la validation des résultats électoraux, le 6 janvier.

En empêchant le plaignant et ses collègues du Congrès d'exercer leurs fonctions officielles, Donald Trump, Rudy Giuliani ainsi que les groupes Proud Boys et Oath Keepers ont violé une loi de 1871 pour combattre le Ku Klux Klan, qui interdit d'interférer avec les devoirs constitutionnels du Congrès, affirme le représentant Bennie Thompson, à l'origine du recours déposé devant la cour fédérale du District de Columbia.

Le représentant du Mississippi n'est pas un élu d'arrière-ban, mais bien le président du Comité de la Chambre des représentants sur la sécurité intérieure.

La poursuite d'une trentaine de pages a été déposée en son nom par la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), une organisation de défense des droits civiques qui lutte contre la discrimination raciale. L'organisme a précisé que d'autres élus démocrates se joindraient au recours.

Il s'agit de la première poursuite liée à l'assaut du Capitole intentée contre l'ancien locataire de la Maison-Blanche, qui a été acquitté samedi par le Sénat de l'accusation d'« incitation à l'insurrection » retenue contre lui.

Convaincus de sa responsabilité dans l'assaut du Capitole par des centaines de ses partisans, une majorité de sénateurs ont jugé Donald Trump coupable, mais leur nombre était insuffisant pour le faire condamner.

Des recours civils contre l'ex-président étaient prévisibles, mais ce recours-ci l'accuse carrément d'avoir, avec les autres défendeurs, conspiré, [puis] coordonné et exécuté un plan commun pour empêcher le Congrès d'assumer ses responsabilités officielles liées à la certification des résultats de l'élection présidentielle de novembre 2020.

Dans la poursuite de leur conspiration, les défendeurs Trump et Giuliani se sont engagés dans une campagne concertée pour désinformer leurs partisans et le public, encourager et promouvoir l'intimidation et la violence afin de réaliser leur plan commun de promouvoir la réélection du défendeur Donald Trump.

Une citation de :Extrait de la poursuite intentée contre Donald Trump et trois coaccusés

L['ancien] président Trump n'a pas planifié, produit ou organisé le rassemblement du 6 janvier [au parc de] l'Ellipse. L['ancien] président Trump n'a pas incité ou conspiré pour inciter à la violence au Capitole le 6 janvier, a répondu l'un des conseillers de Donald Trump, Jason Miller.

Il a par ailleurs précisé que Rudy Giuliani ne représentait l'ex-président pour aucune affaire en cours.

Par ailleurs, d'autres recours, au civil ou même au criminel, pourraient s'ajouter.

La semaine dernière, une procureure de la Georgie a annoncé l'ouverture d'une enquête criminelle sur les tentatives pour influencer le scrutin présidentiel, notamment l'appel de Donald Trump au secrétaire d'État de Georgie, Brad Raffensperger.

Au cours d'un entretien téléphonique diffusé le lendemain par le Washington Post, le président défait avait alors demandé à son interlocuteur de trouver suffisamment de votes pour annuler la victoire de Joe Biden dans cet État.

Les ratés sécuritaires dans la mire de comités du Sénat

Des manifestants tentent de faire intrusion dans le Capitole, usant de violence pour pénétrer dans l'édifice que tentent de défendre des policiers. À l'avant-plan, un émeutier portant un masque à gaz et armé d'un bâton de baseball et d'un bouclier.

Le 6 janvier, après un discours de Donald Trump, des partisans de celui qui était alors président ont fait intrusion dans le Capitole, usant de violence pour pénétrer dans l'édifice.

Photo : Getty Images / Brent Stirton

Deux comités sénatoriaux qui entendent faire la lumière sur les défaillances en matière de sécurité qui ont permis l'invasion du Capitole ont par ailleurs invité à témoigner, mardi prochain, quatre des hauts responsables des forces de l'ordre qui étaient en poste lors des événements.

Le Comité des règles et de l'administration du Sénat et celui de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales, qui tiendront des audiences communes, veulent dans un premier temps entendre les anciens sergents d'armes du Sénat et de la Chambre des représentants, respectivement Michael Stenger et Paul Irving, l'ex-chef de la police du Capitole Steven Sund ainsi que le chef de police du département métropolitain de la capitale fédérale, Robert Contee.

Les trois premiers ont présenté leur démission dans la foulée de l'assaut.

Les présidents des comités, Amy Klobuchar et Gary Peters, ainsi que les responsables républicains Roy Blunt et Rob Portman veulent interroger les quatre hommes sur les préparatifs mis en place avant l'émeute et les mesures d'intervention appliquées par les forces de l'ordre.

Cette première audience doit s'amorcer à 10 h.

La tenue de travaux sur cet enjeu avait été annoncée deux jours après l'assaut.

Lundi, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé son intention de créer une commission indépendante qui se penchera sur les événements du 6 janvier, à l'image de la Commission du 11 Septembre, mise en oeuvre pour enquêter sur les causes des attentats de 2001.

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