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Spark, l’entreprise montréalaise qui veut remplacer la technologie Bluetooth

Deux enfants portant des casques de réalité virtuelle dans un salon.

Spark promet de révolutionner l'utilisation des appareils sans fil grâce à sa puce.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une puce plus performante et moins énergivore que la technologie Bluetooth permettra de révolutionner les industries du jeu vidéo, de la réalité virtuelle et de l’audio : c’est la promesse que fait l’entreprise montréalaise Spark Microsystems, qui vient de recevoir un financement de 17,5 M$ pour commercialiser sa technologie sans fil.

Quiconque qui a déjà utilisé la technologie Bluetooth le sait : elle draine rapidement les batteries des téléphones intelligents et n’est pas la plus fiable pour le transfert de données lourdes.

Quand Spark Microsystems a été fondé en 2016, Frédéric Nabki et Dominic Deslandes avaient cette idée en tête de créer une technologie sans fil qui allait supplanter celle de Bluetooth. Le projet a séduit Fares Mubarak, un vétéran de l’industrie des semiconducteurs qui travaillait dans la Silicon Valley et qui a accepté de porter le chapeau de PDG de Spark.

Après cinq ans de travail, Spark croit que c’est mission accomplie : si l'on compare leur technologie à celle de Bluetooth, elle offre une latence 60 fois inférieure en plus d’une bande passante 10 fois supérieure. L’entreprise avance même qu’elle est 40 fois moins énergivore.

Deux petites puces informatiques sur une pièce de monnaie.

La puce de Spark pour les appareils sans fil est 40 fois moins énergivore que la technologie Bluetooth.

Photo : Spark Microsystems

Des manettes de jeux vidéo aux casques de réalité virtuelle, sans oublier les claviers d’ordinateur et les souris, nombreux sont les appareils sans fil utilisés par le grand public que Spark Microsytems promet d’améliorer tout en prolongeant la durée de vie des batteries, selon un investisseur.

Cet engagement a attiré plusieurs portefeuilles auprès de Cycle Capital, qui gère les investissements de Spark. L’entreprise a annoncé mardi avoir amassé 17,5 M$ pour la fabrication de gros volumes de puces de l’entreprise montréalaise et assurer le développement de la recherche sur les produits de la prochaine génération.

Parmi les personnes qui ont investi dans le projet, on compte notamment Paul Jacobs, ex-PDG de Qualcomm, et Sanjay K. Jha, qui a déjà dirigé GlobalFoundries, un géant dans l’industrie des semiconducteurs.

Spark, qui compte une quarantaine de personnes employées à Montréal et aux États-Unis, estime qu’elle doublera son équipe au cours des 18 prochains mois.

Vos appareils connectés pourraient bientôt fonctionner avec une de leurs puces, car l’entreprise compte en déployer des millions dans les années à venir.

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