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La Corée du Nord aurait tenté de pirater des données sur les vaccins

Le drapeau de la Corée du Nord flotte au vent.

La Corée du Nord a été liée à de nombreuses attaques informatiques au cours des dernières années.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Associated Press

Des pirates informatiques de la Corée du Nord ont tenté de voler de l'information concernant les vaccins et les traitements contre la COVID-19, selon ce qu’a indiqué mardi le renseignement sud-coréen.

Les services de renseignement ont toutefois nié, comme l'affirmait un parlementaire, que la pharmaceutique Pfizer ait été la cible principale de cette attaque.

En début de journée mardi, Ha Tae-keung, qui siège au comité parlementaire du renseignement, avait relaté aux journalistes qu’il lui avait été rapporté par l’agence de renseignement nationale (National Intelligence Service ou NIS) que les pirates de Pyongyang avaient attaqué Pfizer pour obtenir la formule du vaccin contre la COVID-19.

Quand les commentaires de M. Ha ont été repris par les médias, le NIS a nié avoir mentionné une firme pharmaceutique en particulier quand il a expliqué que Pyongyang cherchait de l'information au sujet des vaccins. Le NIS a affirmé que M. Ha se trompait.

M. Ha a réitéré ses allégations à l'Associated Press, déclarant que des documents du NIS qu'il a vus affirment que la Corée du Nord a volé [des données concernant] le vaccin de Pfizer et qu'elle a tenté de voler [de la technologie] aux firmes pharmaceutiques et de vaccins [de la Corée du Sud]. Les parlementaires ont dû remettre les documents après les avoir consultés, selon lui.

M. Ha a ajouté que la mention de Pfizer était tellement explicite qu'il n'avait pas ressenti le besoin de poser de questions pour obtenir des détails par la suite.

La politique et les services de renseignement

Le NIS, dont la performance est inégale quand vient le temps de capter ce qui se passe en Corée du Nord, commente rarement les renseignements qu'il partage avec les personnes élues concernant Pyongyang lors de breffages privés. Selon M. Ha, le NIS essaie peut-être d'irriter le Nord le moins possible.

Un porte-parole de Pfizer en Corée du Sud, Kwon Bo-young, a indiqué à l’Associated Press qu'il devait toujours vérifier les allégations de M. Ha auprès du siège social du géant pharmaceutique.

M. Ha est l'un des deux membres du comité du renseignement responsables de partager les informations avec la presse. L'autre parlementaire, Kim Byung-kee, n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Même si elle nie tout, la Corée du Nord a été liée à de multiples attaques informatiques au cours des dernières années. Elle aurait ainsi participé à une offensive qui a paralysé plusieurs institutions financières sud-coréennes en 2013, attaqué Sony Pictures en 2014 et lancé le logiciel malveillant WannaCry en 2017.

Les informations de Pyongyang mises en doute

Selon plusieurs spécialistes, la Corée du Nord a absolument besoin de vaccins contre la COVID-19, puisque son système de santé est en très mauvais état. Les affirmations de Pyongyang, qui prétend qu'il n’y a aucune infection sur son territoire, sont également mises en doute. Le pays pourrait toutefois échapper au pire de la crise après une année de mesures de confinement très strictes.

Un groupe international mis sur pied pour garantir que tous les pays auront accès aux vaccins a indiqué plus tôt ce mois-ci que la Corée du Nord pourrait recevoir jusqu'à 1,9 million de doses d'un vaccin fabriqué en Inde pendant le premier semestre de cette année.

Le groupe COVAX, qui est appuyé par l'Organisation mondiale de la santé, a précisé que la Corée du Nord devrait recevoir le vaccin AstraZeneca/Université d'Oxford.

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