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Un déficit réduit « aux dépens des petites entreprises » au Nouveau-Brunswick

L'édifice de l'Assemblée législative.

La pandémie de COVID-19 a un impact sur les finances de la province.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick annonce un déficit beaucoup moins élevé que prévu de 12,7 millions de dollars, le plus petit au pays. Mais selon un économiste, la province devrait plutôt profiter des faibles taux d'emprunt actuellement en vigueur pour soutenir les entreprises qui souffrent de la crise économique provoquée par la pandémie.

Le gouvernement provincial a publié mardi les résultats financiers du troisième trimestre.

Les surplus de 92,4 millions de dollars prévus au budget provincial ont fondu, mais moins qu’initialement anticipé. Le déficit du Nouveau-Brunswick est de 12,7 millions de dollars. Au deuxième trimestre le déficit prévu était de 183,3 millions de dollars.

Au cours de la dernière année, nous avons consacré nos efforts à relancer notre économie de manière sécuritaire et à assurer la santé et la sécurité des gens du Nouveau-Brunswick , a déclaré le ministre des Finances et du Conseil du Trésor, Ernie Steeves dans un communiqué de presse.

Ernie Steeves donne une conférence de presse

Le ministre des Finances, Ernie Steeves, s'inquiète de l'impact des variants de la COVID-19 sur les perspectives économiques de la province.

Photo : CBC/Mike Heenan

Les recettes de la province ont diminué de 19,7 millions de dollars et le total des dépenses devrait dépasser de 85,4 millions de dollars le montant prévu au budget.

Toutefois, une partie de cette somme est compensée par des fonds fédéraux provenant de l’Accord sur la relance sécuritaire, du Fonds pour une rentrée scolaire sécuritaire et du complément salarial pour les travailleurs des services essentiels en réponse à la pandémie de COVID-19.

En raison de l’émergence de nouveaux variants du virus, les perspectives demeurent très incertaines, et nous devons continuer à faire preuve de prudence et de vigilance dans la gestion de nos finances , indique Ernie Steeves.

Une réduction du déficit « décevante »

Pour l'économiste Pierre Marcel Desjardins, la petite taille du déficit est décevante compte tenu qu’en pleine pandémie, ce devrait être un peu le contraire.

Ce devrait être le moment où le gouvernement vient en aide à des secteurs qui en ont grandement besoin à l’heure actuelle, fait-il valoir.

Le professeur dans son bureau

Pierre-Marcel Desjardins, économiste (archives).

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Selon Pierre Marcel Desjardins, ce manque d’aide au secteur privé pourrait entraîner des conséquences directes sur les finances publiques de la province dans les années à venir.

Si avec la reprise économique, il y a beaucoup d’entreprises qui ferment leurs portes, ça fera en sorte qu’il y aura moins de revenus à l’avenir dans les coffres de la province , explique-t-il.

La Banque canadienne impériale de commerce (CIBC) a enregistré une décroissance de 3,5 % de son activité économique pour le Nouveau-Brunswick. Il s’agit de la meilleure performance au pays en temps de pandémie.

Cette même banque nous annonce que cette année et l’an prochain, nous aurons la pire performance au pays, ajoute toutefois l’économiste.

Notre gouvernement provincial semble plus intéressé à être un spectateur plutôt qu’un véritable partenaire au niveau de la reprise économique.

Une citation de :Pierre Marcel Desjardins, économiste

Pierre Marcel Desjardins croit que la province devrait cibler et aider les entreprises qui ont connu plus de difficultés — comme celles du secteur du tourisme, de la restauration et des arts — et aller de l’avant avec les projets d’infrastructures, conjointement avec le gouvernement fédéral.

D'après l’économiste, le gouvernement provincial se doit d’emprunter à des taux historiquement bas pour faire des investissements stratégiques et contribuer à la reprise économique d’après pandémie.

La dette reste importante

La dette nette de la province devrait atteindre 13,9 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 209,9 millions de dollars comparativement à ce qui était prévu au budget. Il s’agit toutefois d’une légère amélioration relativement aux prévisions du deuxième trimestre qui estimaient le montant de la dette à 14 milliards de dollars.

Le ministère des Finances prévoit que la croissance du produit intérieur brut réel du Nouveau-Brunswick sera de -3,9 pour cent en 2021, ce qui représente une amélioration comparativement aux prévisions du deuxième trimestre où la croissance était estimée à -4,3 pour cent.

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