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Le NPD et le PPC veulent une réunion avec le directeur général des élections

Alison Coffin et Ches Crosbie.

La leader du Nouveau Parti démocratique de Terre-Neuve-et-Labrador, Alison Coffin, et le chef du Parti progressiste-conservateur de la province, Ches Crosbie.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler, La Presse canadienne / Paul Daly

Deux des principaux partis à Terre-Neuve-et-Labrador sont contrariés que le commissaire aux élections refuse de les rencontrer pour discuter des problèmes d’accès au vote.

Élections Terre-Neuve-et-Labrador organise un vote par correspondance, une décision jugée nécessaire alors que la province est en confinement, mais le nouveau plan récolte de vives critiques.

Le NPD et le Parti progressiste-conservateur soutiennent qu’une telle réunion pourrait aider plus d’électeurs à pouvoir voter et potentiellement éviter une contestation judiciaire de l’éventuel résultat.

Mais le commissaire aux élections, Bruce Chaulk, demande aux formations de dresser leur liste d’inquiétudes dans une lettre, un format favorisé par le Parti libéral, qui soutient que ces communications plus formelles permettent davantage de transparence.

Élections Terre-Neuve-et-Labrador a annulé le vote en personne, vendredi dernier, quand la santé publique a révélé que le variant britannique du coronavirus est à l’origine de la recrudescence des cas de COVID-19 dans la région de Saint-Jean.

La date limite pour demander un bulletin spécial est vendredi. Mais plusieurs groupes et candidats estiment que le plan actuel pourrait priver des électeurs autochtones, des personnes âgées, des itinérants et des résidents ruraux de leur droit de vote.

Les élections sombrent dans le chaos selon Crosbie

Les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates pensent qu'une réunion avec le commissaire Chaulk est la meilleure façon de régler les nombreux problèmes d’accès au vote. Le chef progressiste-conservateur, Ches Crosbie, estime que les élections sombrent dans le chaos et que les partis doivent faire front commun pour réclamer des changements.

Ches Crosbie.

Le chef du Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador, Ches Crosbie

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Mais le co-président de la campagne libérale, John Samms, croit qu’il serait inapproprié de rencontrer Bruce Chaulk au plein milieu de la période électorale.

Pour assurer que tout soit fait de manière propre et transparente, il faut exprimer nos préoccupations dans une lettre à Élections TNL, soutient M. Samms, en ajoutant que des communications par écrit empêchent les partis de déformer les propos.

Le Parti libéral de T.-N.-L. s’engage à ne pas politiser le processus électoral indépendant, vu les enjeux importants que gère actuellement le commissaire aux élections.

John Samms.

John Samms est co-président de la campagne électorale du Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Bruce Chaulk n’était pas disponible pour une entrevue lundi.

Ches Crosbie affirme que les formations politiques devraient faire partie des discussions sur les prochaines étapes, en soulignant la confusion que les revirements d’Élections Terre-Neuve-et-Labrador ont créée pour les électeurs.

On nous dit qu’il faut faire les élections par bulletin spécial et que la date limite pour s’inscrire est vendredi […] mais M. Chaulk a récemment dit que la date limite pourrait être changée, rappelle-t-il.

Kyle Rees, le président du NDP, note que le commissaire Chaulk avait initialement indiqué aux néo-démocrates, aux progressistes-conservateurs et à l’Alliance de Terre-Neuve-et-Labrador, qu’une rencontre était possible, mais qu’il a par la suite changé d’idée.

Une contestation judiciaire à l'horizon?

Au cours de la dernière semaine, des avocats, des politologues et des partisans spéculent sur la possibilité d’une contestation judiciaire entourant le résultat et l’annulation du vote en personne.

Kyle Rees et Ches Crosbie indiquent que le NPD et le Parti progressiste-conservateur veulent éviter une contestation des résultats, mais qu’une action judiciaire est une possibilité.

L’ancien directeur général d’Élections Canada, Jean-Pierre Kingsley, croit qu'une contestation est inévitable.

Invariablement, ou presque invariablement, contestation il y aura parce qu’il est impossible que les trois partis gagnent. [...] Le parti qui perd, ou les deux partis qui perdent vont probablement décider de s’en remettre aux tribunaux pour voir si oui ou non c’était bien la bonne décision.

Une citation de :Jean-Pierre Kingsley, ancien directeur-général, Élections Canada

Mais M. Kingsley, qui a dirigé l’agence fédérale de 1990 à 2007, ajoute que le taux de participation du vote pourrait avoir un impact important sur la légitimité du processus.

Si le taux de participation se maintient généralement avec ce qu’on voit généralement, ça va ajouter beaucoup de crédibilité au processus que le directeur général a mis en place, explique-t-il. En 2019, lors des dernières élections, 60,6 % des électeurs ont participé.

Avant l’annulation du vote en personne, 65 000 personnes avaient déjà voté par bulletin spécial ou avaient participé au vote anticipé, le 6 février.

Élections Terre-Neuve-et-Labrador a indiqué lundi que 40 000 électeurs se sont inscrits depuis jeudi dernier pour recevoir un bulletin spécial par la poste. Si l’agence veut atteindre le même taux de participation vu en 2019, elle devra traiter plus de 100 000 demandes cette semaine.

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