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L'Iran menace de mettre fin aux inspections surprises de ses installations nucléaires

Plan général de la centrale avec, au centre, un grand bâtiment en forme de dôme.

Téhéran accuse les autres parties prenantes à l'accord de 2015 sur le nucléaire de ne pas respecter leurs obligations. Sur la photo, la centrale de Bouchehr, dans le sud de l'Iran.

Photo : Getty Images / AFP / Majid Asgaripour

Radio-Canada

Téhéran a averti lundi qu'il mettrait fin aux inspections inopinées de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en Iran le 21 février si les autres parties prenantes à l'accord de 2015 sur ses activités nucléaires ne respectent pas leurs obligations.

Si les autres ne remplissent pas leurs obligations d'ici le 21 février, le gouvernement sera obligé de suspendre l'application volontaire du protocole additionnel, a prévenu le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.

Cela ne signifie pas la fin de toutes les inspections par l'AIEA [...]. Toutes ces mesures sont réversibles si les autres parties changent de cap et honorent leurs obligations, a-t-il ajouté, faisant allusion aux États-Unis.

Le représentant iranien auprès de l'AIEA, Kazem Gharibabadi, a déclaré sur Twitter avoir informé l'agence des Nations unies de cette décision.

Une loi votée l'an dernier par le Parlement iranien oblige le gouvernement à mettre fin le 21 février à ces inspections prévues par l'accord de 2015 encadrant les activités nucléaires de la République islamique (PGAC, Plan global d'action commun, ou JPCoA selon l'acronyme anglais).

La loi sera mise en œuvre en temps voulu et l'AIEA a été informée aujourd'hui afin d'assurer une bonne transition, a déclaré Kazem Gharibabadi sur son compte Twitter.

Les États-Unis se sont retirés en 2018 du JPCoA sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli en conséquence des sanctions contre l'Iran. Depuis mai 2019, la République islamique s'affranchit par étapes de l'accord conclu avec, outre les États-Unis, les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU – dont la France – et l'Allemagne.

Par cette nouvelle mesure annoncée, Téhéran entend accentuer la pression sur l'administration du nouveau président américain Joe Biden pour qu'elle lève ses sanctions.

Joe Biden a déclaré récemment que les Iraniens devaient d'abord cesser d'enrichir de l'uranium à des niveaux prohibés par l'accord de Vienne avant une telle possibilité.

En dépit de la ligne dure affichée par Téhéran, qui souhaite que Washington fasse les premiers pas, plusieurs responsables iraniens ont confié la semaine dernière que le coût économique et social des sanctions américaines pourrait inciter le gouvernement iranien à davantage de souplesse.

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohamed ben Abdoulrahman Al-Thani, a engagé la semaine dernière à Doha des consultations pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien.

Il devait rencontrer lundi à Téhéran le président Hassan Rohani et le chef de la diplomatie Mohamad Javad Zarif, selon les médias officiels iraniens.

Nous saluons les efforts de pays amicaux comme le Qatar, a déclaré Khatibzadeh. Il y a des consultations à différents niveaux entre Téhéran et Doha.

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