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La Ville à la recherche d'une nouvelle vocation pour le Colisée

Une vue de la façade du Colisée de Québec.

Le maire de Québec avait annoncé la déconstruction du Colisée Pepsi en septembre 2019. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Non seulement l'administration Labeaume n'envisage plus à court terme la démolition du Colisée, mais elle vise maintenant une reconversion du bâtiment.

La Ville avait annoncé en novembre son intention de louer le Colisée au Festival d'été de Québec (FEQ). Ce dernier était à la recherche d'un nouvel entrepôt et de quelques locaux à la suite de la vente du bâtiment qu'il occupait dans le secteur de Pointe-aux-Lièvres.

Dans un document publié par la Ville de Québec lundi matin, elle confirme la signature du bail pour une période de 30 mois et d'une option de renouvellement d'un an.

Du même coup, la Ville précise qu'elle cherche une nouvelle vocation à l'infrastructure qui est vide depuis l'automne 2015. Un changement de cap pour l'administration Labeaume, puisque le maire avait annoncé en septembre 2019 qu'il venait d'autoriser sa déconstruction.

L'automne dernier, la Ville avait affirmé avoir renoncé à court terme à la démolition du Colisée. Le projet ne figurait plus dans la liste des investissements pour les cinq prochaines années en raison de la facture.

Un rapport préliminaire concluait qu'il en coûterait 8 millions de dollars en raison de la présence d'amiante et de plomb. Un montant jugé trop élevé par l'administration Labeaume.

Le maire de Québec, Régis Labeaume.

La Ville dépense 120 000 $ par année pour entretenir et chauffer le Colisée.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Nouveau mandat

Depuis, la Ville a mandaté un comité interne chargé d'analyser différents scénarios de conversion du Colisée, en préservant l'ensemble ou une partie du bâtiment.

Des représentants de plusieurs services de la Ville, dont ExpoCité, la gestion des immeubles ainsi que le développement économique et des grands projets, participent à la réflexion.

En attendant de trouver une solution, le FEQ contribue indirectement à payer une partie du loyer. Il en coûtera 162 000 $ plus taxes par année pour occuper une partie de la patinoire et quelques locaux.

« La démolition n'est pas exclue », prévient le maire de Québec. Régis Labeaume reste discret sur ce qu'il a en tête, mais il laisse entendre qu'il y a une demande pour des équipements pour y pratiquer certains sports.

Actuellement, la Ville dépense 120 000 $ par année pour entretenir et chauffer le Colisée.

La Ville souligne que la direction du FEQ pourrait éventuellement être invitée à se prononcer sur l'avenir du bâtiment.

Soulagement

L’architecte et ancien directeur général de la Ville de Québec, Serge Viau, a toujours été contre la démolition du Colisée. Il se réjouit d’apprendre que celle-ci est suspendue et que la Ville cherche une nouvelle vocation pour l'immeuble.

Il est toujours en très bon état ce bâtiment-là, la structure est parfaite et les espaces sont extraordinaires. [...] Je pense que c’était un atout pour une ville que de conserver ce type de bâtiment là , a-t-il confié en entrevue à l’émission C’est encore mieux l’après-midi.

Les possibilités sont multiples pour ce genre d'édifice, dit-il. Il pourrait notamment servir de studio de cinéma, d’accueil pour de grandes expositions ou encore de salle de répétition pour des spectacles de grande envergure comme ça a été le cas pour Corteo du Cirque du Soleil en 2018.

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