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Josée Néron demande une interdiction aux visiteurs de se trouver dans la région

La mairesse en entrevue dans une rue enneigée.

La mairesse de Saguenay craint de voir la région basculer de nouveau dans une situation critique si trop de visiteurs s'y dirigent pendant la relâche scolaire.

Photo : Radio-Canada

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, désire aller plus loin que les barrages routiers à l'entrée de la région. Elle proposera à la ministre Andrée Laforest de remettre des constats d'infraction aux visiteurs d'autres régions qui n'auraient pas de raison valable de se trouver au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Elle craint de nouveaux épisodes de propagation de la COVID-19 au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le système serait semblable à celui mis en place pour le respect du couvre-feu, où les citoyens ont le fardeau de prouver sur le champ qu'ils ont le droit de se trouver à l'extérieur de leur domicile après une certaine heure.

Au lieu de juste refaire des barrages routiers, on pourrait refaire exactement le même exercice, et c'est la proposition que j'entends faire auprès de la ministre régionale, donc de modifier encore une fois le Code de procédure pénale pour permettre à nos policiers s'ils interceptent quelqu'un sur le territoire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean ou ailleurs au Québec et que la personne n'a pas d'affaire à se trouver dans cette région-là, bien elle aura à prouver si elle a d'affaire ou pas à être là. Si elle n'a pas d'affaire, elle aura droit malheureusement à un constat, a expliqué la mairesse en entrevue à Radio-Canada, lundi.

Plus tôt en journée, elle avait plaidé en faveur de l'implantation de points de contrôle routiers.

Josée Néron estime que tout comme pour la question du couvre-feu, les personnes qui se déplacent devraient avoir sur elles des papiers justifiant leur présence dans une région en zone orange.

On peut avoir à se déplacer d'une région à une autre, soit pour le travail, soit pour une raison humanitaire, de sécurité ou une maladie, donc d'avoir les papiers pour prouver qu'ils sont présents sur le terrain pour une raison qui est valable selon la santé publique, a-t-elle poursuivi.

Rappelons que pour les régions en zone orange, les restaurants sont ouverts, mais seulement accessibles à ceux qui présentent une preuve de résidence. Les salles de spectacles et les cinémas pourront aussi ouvrir leurs portes la semaine prochaine, contrairement à ce qui est possible dans les régions toujours en rouge.

Pour Josée Néron, les policiers pourraient procéder à des vérifications en tout temps.

Ils sont capables de vérifier les plaques d'immatriculation pour vérifier si la personne vient de la région ou d'ailleurs, d'une région ou d'une autre, et ou si quelqu'un dit : "Il y a quelqu'un chez mon voisin et il ne vient pas d'ici". Bien, ils auront aussi la possibilité d'aller frapper comme ils peuvent le faire lorsqu'il y a des rassemblements, d'aller frapper à la maison et de demander aux gens leur preuve de résidence et la raison pour laquelle ils se trouvent sur le territoire, a ajouté la mairesse, qui dit avoir entendu des histoires au cours de la fin de semaine où des gens originaires de zones rouges visitaient la région.

Le souvenir d’un système de santé sous pression et à bout de souffle est encore bien frais dans la mémoire de la mairesse.

Ces gens-là, d’une certaine façon, mettent en danger la vie des leurs et des nôtres. Qu’on le veuille ou pas, il faut le rappeler, avait-elle dit, lundi matin.

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