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Meurtre d'un chauffeur de taxi en Beauce : l'état mental de l'accusé sous la loupe

Le corps de la victime, Hygin Veilleux, 73 ans, a été retrouvé dans son taxi.

Le corps de la victime, Hygin Veilleux, 73 ans, avait été retrouvé dans son taxi.

Photo : Radio-Canada

Le deuxième procès pour meurtre de Jean-François Roy, accusé d'avoir poignardé à mort le chauffeur de taxi Hygin Veilleux en novembre 2014, s'est ouvert lundi matin au palais de justice de Québec.

Le corps de l'homme de 73 ans avait été retrouvé sans vie dans sa voiture taxi, à Saint-Georges, en Beauce.

Il s'agit du second procès pour Jean-François Roy, qui avait été déclaré coupable au terme du premier.

La Cour d'appel a cependant ordonné un nouveau procès, en raison d'une erreur de droit dans le premier.

Fait particulier, en plus d'avoir transféré le dossier de la Beauce au palais de justice de Québec, le procès se déroule sans jury.

Jean-François Roy, accusé du meurtre d'Hygin Veilleux, a donné tous les détails sur son crime dans un interrogatoire de plus de trois heures avec un enquêteur de la Sûreté du Québec.

Jean-François Roy, accusé du meurtre d'Hygin Veilleux, a donné tous les détails sur son crime dans un interrogatoire de plus de trois heures avec un enquêteur de la Sûreté du Québec.

Photo : Sûreté du Québec

Juge seul

Les avocats de la défense et de la poursuite se sont entendus pour soumettre à un juge seul l'analyse de la preuve.

Jean-François Roy, qui a confessé son crime lors de l'interrogatoire policier, a plaidé non coupable de l'accusation de meurtre au premier degré.

Si l'homme de 37 ans reconnaît avoir tué le chauffeur de taxi, ses avocats entendent démontrer une absence d'intention causée par une intoxication.

C'est une absence d'intention reliée à un état d'incapacité mentale, quand même, a aussi tenu à spécifier son avocat Me Alain Dumas.

En ouverture du procès, le procureur de la poursuite Pierre-Alexandre Bernard a relaté comment Roy s'en est pris à une victime vulnérable.

Tuer un chauffeur, « peu importe lequel »

Après avoir décidé de tuer un chauffeur de taxi, peu importe lequel, Roy a demandé une voiture avant de s'installer derrière le chauffeur.

Après s'être rendu dans le stationnement d'un commerce de Beauceville, il est passé à l'acte, poignardant la victime avant de l'étouffer.

II a par la suite poussé le corps de la victime au pied du siège de passager avant de prendre le volant.

Roy s'est alors rendu chez son fournisseur de drogue, où il s'est procuré des stupéfiants et payé ses dettes avec l'argent dérobé à sa victime.

L'arme du crime présentée en preuve au procès pour le meurtre d'un chauffeur de taxi à Saint-Georges en Beauce.

L'arme du crime présentée en preuve au premier procès pour le meurtre d'un chauffeur de taxi à Saint-Georges en Beauce.

Photo : Radio-Canada

Trahi par la balise et son vendeur de drogue

Il a été trahi par la balise de la voiture de taxi et son vendeur de drogue lorsque les policiers ont questionné ce dernier au sujet du meurtre.

Jean-François Roy avait abandonné la voiture de taxi et la victime près de son logement à Saint-Georges.

Même si le procès va reposer essentiellement sur les témoignages de psychiatres, la Couronne a commencé sa preuve avec les témoignages de deux anciens collègues de travail d'Hygin Veilleux.

Francis Gilbert a décrit son ex-collègue comme un homme calme, très travaillant et toujours prêt à aider .

Il a expliqué que ce n'était pas normal qu'il manque une journée de travail.

Serge L'Heureux a aussi expliqué son inquiétude quand il a remarqué que monsieur Veilleux n'était pas en service, au lendemain du drame.

Protocole

Depuis les événements, il a indiqué que sa compagnie de taxi a mis un protocole en place. Les chauffeurs avisent la répartition quand ils ont terminé leur journée de travail.

Vêtu du polo marine et d'un jeans, Jean-François Roy, qui a pris plusieurs kilos depuis son premier procès, écoute sagement.

Le fils d'Hygin Veilleux, Serge Veilleux, a tenu à assister à l'audience.

Le procès doit s'étirer sur deux semaines.

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