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Sondage sur la persévérance scolaire : les jeunes sont motivés malgré la pandémie

Un classe du secondaire.

Des élèves dans une classe du secondaire avec leur enseignant.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

La Presse canadienne

Sept parents sur dix estiment que leurs enfants « sont assez » ou « très motivés » à l'école malgré la pandémie, selon un sondage Léger obtenu par La Presse canadienne.

La motivation est toutefois plus basse chez les jeunes du secondaire et ceux issus de familles dont le revenu est plus faible.

C'est l'un des constats de l'enquête menée en partenariat avec le Réseau québécois pour la réussite éducative, qui coordonne les Journées de la persévérance scolaire, du 15 au 19 février.

Pour Audrey McKinnon, directrice des Journées de la persévérance scolaire, le facteur important qui contribue à la réussite scolaire est la motivation.

Et selon ce que démontre le sondage : la motivation est là!, dit-elle.

Des élèves marchent à l'extérieur.

Des élèves sortent de l'école pour retourner chez eux.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Ce coup de sonde révèle en effet que les enfants du niveau primaire - âgés de 6 à 11 ans - sont parmi les plus motivés (77 %), selon ce qu'affirment leurs parents.

La motivation est plus basse chez les jeunes du secondaire (63 %), les jeunes de 17 et 18 ans (62 %) et ceux issus de familles dont le revenu est plus faible.

On le voit comme une information encourageante. Par contre, on remarque bien dans les chiffres que c'est plus difficile pour certains, explique Audrey McKinnon.

Un peu moins du tiers des parents interrogés révèlent que leurs enfants sont peu ou pas motivés.

Cette baisse est notamment observable chez les adolescents plus âgés et les jeunes issus de familles dont les revenus sont plus faibles.

Facteurs de motivations

Questionnés sur les raisons qui gardent leurs jeunes motivés envers leurs études, les parents sondés mentionnent la relation avec leurs amis (28 %) comme la principale source de motivation, suivi du soutien et de l’encouragement de leur famille (22 %) ainsi que de l’atteinte d’un but spécifique (19 %), comme le bulletin scolaire ou un examen d’admission, par exemple.

D'ailleurs, l'atteinte d'un but spécifique motive davantage les jeunes de 17 et 18 ans, dans une proportion de 50 %.

Avoir une vision d'avenir les aiderait à maintenir le cap, avance Mme McKinnon.

Tandis qu'un objectif spécifique motive 23 % des étudiants du secondaire âgés de 12 et 16 ans, ce chiffre chute à 7 % quand il s'agit des jeunes de 6 à 11 ans.

Des élèves avec des masques.

Même avec un masque, les gens réussissent à lire les expressions faciales des autres.

Photo : Getty Images / izusek

Les relations avec les amis semblent d'ailleurs être une source de motivation plus importante pour ces derniers (33 %) que pour les autres groupes d'âge.

Près du tiers (30 %) des gens interrogés indiquent que le manque d'interaction sociale avec des personnes hors de la bulle familiale, par exemple, affecte la motivation de leurs enfants.

Suivent les difficultés liées à l'apprentissage à distance, avec 17 % - ce chiffre grimpe à 27 % chez les 17-18 ans - et l'impact des mesures sanitaires sur le moral et la santé mentale, avec 15 %.

Les bulles classes et autres mesures pèsent plus lourd pour certains enfants. Plus de la moitié des parents (52 %) soulignent que l'un des plus grands défis de leurs enfants depuis la rentrée est celui de ne pas être en mesure de voir leurs amis.

Plus du tiers des parents (35 %) font partie des défis de l'année scolaire en cours.

Retard scolaire

Plus de la moitié des répondants (52 %) tendent à penser que la pandémie va retarder le cheminement scolaire de leurs enfants.

Les parents ayant un revenu annuel de moins de 40 000 $ ainsi que les parents ayant trois enfants et plus sont plus nombreux à être d'accord avec cet énoncé.

Et plus du tiers (34 %) des parents déclarent qu'ils ne disposent pas de toutes les ressources nécessaires pour accompagner leurs enfants dans leurs études.

Le sondage web a été mené auprès de 1566 parents d'enfants de 6 à 18 ans pouvant s'exprimer en français ou en anglais, du 18 au 31 janvier.

La marge d'erreur serait de 2,47 %, et ce, 19 fois sur 20.

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