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Des nouvelles places en CPE réclamées dans Limoilou

Des jeux dans une garderie.

Le manque de places en garderie est encore plus criant depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Félix Morrissette-Beaulieu

Pendant que Limoilou a un besoin criant de nouvelles places en centres de la petite enfance (CPE), des propositions de projets n’aboutissent pas, déplore Québec solidaire. Le député Sol Zanetti demande au ministre de la Famille d’agir plutôt que de dénoncer un système qui ne fonctionne pas.

Jeudi, Mathieu Lacombe a admis être arrivé au bout de ses capacités pour développer le réseau des CPE. Après des mois sans être capable de créer suffisamment de places afin de répondre à la demande, il croit qu’une réforme s’impose.

Une explication que le député solidaire de Jean-Lesage n’achète pas. Cette mécanique-là, c'est le ministre lui-même qui en est responsable, soulève Sol Zanetti.

L’automne dernier, le gouvernement Legault a lancé un appel de projets pour la création de 4359 nouvelles places en CPE, mais aucun projet de Limoilou n’a pu être déposé. Un projet de 52 places était pourtant mûr, souligne-t-il.

Dans les appels d'offres de création de CPE du gouvernement qui ont été faites récemment, il n’y avait pas de place pour que Limoilou dépose des projets, et ça c’est vraiment problématique, lance le député.

On n’a pas pu déposer des projets, ce n'est pas la faute à une mécanique qui tombe du ciel, c’est vraiment la responsabilité du ministre.

Une citation de :Sol Zanetti, député solidaire de Jean-Lesage
Le député de Québec solidaire (QS) Sol Zanetti

Le député de Québec solidaire (QS) Sol Zanetti

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des appels de projets revendiqués

Dans l’arrondissement de Charlesbourg, où les besoins analysés sont les mêmes selon le taux de couverture, 214 nouvelles places ont été accordées pendant ce temps.

De plus, les projets proposés dans l’ensemble de la province totalisaient quatre fois plus de places que ce qui a été octroyé par le gouvernement, selon le parti.

Notre revendication à Québec solidaire c’est d’accorder toutes les places possibles et de relancer de nouveaux appels d'offres pour les endroits comme dans Limoilou où des gens n’ont pas pu déposer de nouveaux projets, dit-il.

La demande grandit partout

Le ministère de la Famille estime que la demande est grandissante partout au Québec et particulièrement dans plusieurs secteurs de la Capitale-Nationale, dont Limoilou.

Toutefois, lors du dernier appel de projets, nous avons dû cibler les territoires avec les déficits de places les plus importants, selon les données que nous avions à ce moment. Le but ultime est de répondre aux besoins criants des familles, justifie le ministère.

Seulement pour la Capitale-Nationale, ce sont 1132 places qui ont été octroyées en octobre dernier. C’est la région qui s’est vu octroyer le plus grand nombre de places. Ça démontre que notre gouvernement est conscient de la problématique dans la région.

Une citation de :le ministère de la Famille

Lueur d’espoir vain

Le projet de CPE dans Limoilou qui n'a pas vu le jour représentait pourtant une lueur d’espoir pour des familles de ce quartier. Annabelle Pelletier, mère d’un enfant de 18 mois, cherche désespérément une place depuis des mois.

On n’a pas le choix de l'endroit où on va laisser notre enfant, il n’y a pas de possibilité, lance la mère d’Eugène.

Ce n'est pas une option de créer ou non des services de garde, c’est nécessaire pour l’ensemble de la société.

Une citation de :Annabelle Pelletier, mère de Limoilou
Annabelle Pelletier est aux côtés de son conjoint et de leur enfant.

Annabelle Pelletier et sa petite famille.

Photo : Annabelle Pelletier

La petite famille a trouvé des places en garderie, mais les locaux sont situés trop loin de leur domicile. N’ayant pas de voiture, les parents ont décidé attendre qu'une place se libère près de chez eux en CPE.

Les enfants au détriment de la carrière

Le couple de travailleurs autonomes jongle donc pour l’instant entre leur emploi à temps partiel, leurs contrats et leur vie familiale. Quand c’est moi qui travaille, c’est lui qui est avec l’enfant et quand c’est moi qui travaille, c’est lui qui est avec l'enfant, on se tape dans la main, explique-t-elle.

Mme Pelletier remarque aussi que de nombreuses femmes autour d'elle ont été obligées d’abandonner leur carrière pour s’occuper de leurs enfants.

Elle demande au gouvernement Legault d’agir et de créer des places. Si des gens s’occupent de nos enfants, on peut en faire premièrement, on peut continuer nos activités, on peut continuer à être des citoyens à part entière, mais si on n’offre pas la même chance à tout le monde, je pense qu’on se tire dans le pied en tant que société.

Sol Zanetti invite le ministre de la Famille à changer sa stratégie. Il y a des besoins criants partout, dénonce-t-il.

Nous le savons que ce n’est pas parfait et que ça ne répond pas à l’ensemble des besoins actuels, rétorque le ministère de la Famille.

Le ministre Mathieu Lacombe l’a dit clairement la semaine dernière, il faut revoir nos façons de développer. Nous travaillons sur des solutions à plus long terme pour remettre notre réseau au goût du jour, ajoute le ministère.

Avec les informations de David Rémillard

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